Decembre 2011

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Karachi: Donnedieu de Vabres admet avoir imposé des informateurs. L'ex-ministre Renaud Donnedieu de Vabres, mis en examen dans l'affaire Karachi, a admis avoir imposé des informateurs, dont le Franco-Libanais Ziad Takieddine, dans la négociation de contrats d'armement avec le Pakistan et l'Arabie saoudite en 1994, selon un PV consulté aujourd'hui par l'Agence France-Presse.

Karachi: Donnedieu de Vabres admet avoir imposé des informateurs

Interrogé par les enquêteurs de la Division nationale d'investigations financières (Dnif) lors de sa garde à vue les 13 et 14 décembre, pour savoir s'il avait imposé des intermédiaires, Renaud Donnedieu de Vabres leur a répondu: "Comme intermédiaire bénéficiant de contrat, non. Comme personne utile par leurs informations, c'est tout à fait possible", selon le procès-verbal d'audition. Karachi : une étrange affaire. Édouard Balladur : Premier ministre quand fut signé le contrat de vente de sous-marins au Pakistan en septembre 1994.

Karachi : une étrange affaire

Il dément tout financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995 et les soupçons de rétrocommissions. Nicolas Bazire : proche de Nicolas Sarkozy, directeur de cabinet d'Édouard Balladur lors de la signature des contrats d'armement et directeur de sa campagne en 1995. Affaire Takieddine: des espèces pour le clan Sarkozy. Des valises d'argent liquide ont bien circulé dans l'entourage de Nicolas Sarkozy.

Affaire Takieddine: des espèces pour le clan Sarkozy

Durant la campagne présidentielle d'Édouard Balladur, puis durant les années 90, et jusqu'à une période relativement récente. Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, chargés de l'affaire Takieddine, en ont obtenu, courant décembre, plusieurs confirmations. Réinterrogée le 9 décembre dernier, Nicola Johnson, l'ex-épouse de M. Karachi : nouvelle mise en examen. Léotard pour bientôt ? et Sarkozy un jour ? Depuis que les juges Le Loire, Trévidic et Van Ruymbeke s'y sont collés les mises en examens tombent comme à Gravelotes.

Karachi : nouvelle mise en examen. Léotard pour bientôt ? et Sarkozy un jour ?

Ce sont entre autres les amis du clan Sarkozy (genre Guéant, Hortefeux, Copé et évidemment Sarkozy lui-même) Takieddine, Gaubert (très proche de Sarkozy), Bazire (très proche de Sarkozy), Donnedieu de Vabres (très proche de Sarkozy, souvenez-vous aussi dans l'affaire Bettencourt le courrier de Maistre à feu Bettencourt qui lui demandait de faire un nouveau chèque à l'UMP car le même DDV avait encaissé celui adressé à cette Union of Money Profit), voilà un nouveau venu. On a l'impression que tout cela se rapproche en cercles concentriques des trois derniers lascars de l'histoire : Léotard, sa suffisance Jevousdemandedevousarrêter et enfin Sarkozy. La fable grotesque ne semble définitivement ne plus qu'être tragique et honteuse mais fable certainement pas. Karachi : l'enquête sur Hortefeux classée. Le parquet de Paris a classé sans suite aujourd'hui l'enquête préliminaire pour violation du secret professionnel ouverte après la révélation d'une conversation téléphonique entre Brice Hortefeux et Thierry Gaubert dans le volet financier de l'affaire Karachi.

Karachi : l'enquête sur Hortefeux classée

L'infraction n'a pu être caractérisée car l'enquête n'a pas mis au jour d'élément contredisant les explications de Brice Hortefeux. L'ancien ministre de l'Intérieur avait assuré avoir eu seulement connaissance d'informations de presse sur cette enquête. Dans cette conversation du 14 septembre, l'ancien ministre prévenait M. Gaubert que son épouse "balance beaucoup" aux enquêteurs sur son rôle présumé dans un éventuel financement illégal de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.

Selon le témoignage de Mme Gaubert, son mari se serait rendu à plusieurs reprises à l'étranger pour y rapporter des sacoches pleine d'argent liquide. Me Olivier Morice - les Matins. Karachi : l'aveu qui peut impliquer Léotard. En mettant en examen Renaud Donnedieu de Vabres, la semaine dernière, pour complicité d'abus de biens sociaux, les juges de ­l'affaire Karachi ont ouvert la voie à d'éventuelles poursuites contre François Léotard.

Karachi : l'aveu qui peut impliquer Léotard

De 1993 à 1995, période visée par l'enquête, Donnedieu était en effet le conseiller de Léotard au ministère de la Défense. Or, les magistrats ont recueilli, le 13 décembre, les confidences de Dominique Castellan, ex-P-DG de la DCNI, fournisseur des fameux sous-marins Agosta au Pakistan. Mis en examen en toute discrétion (pour "abus de biens sociaux"), l'industriel a raconté avoir reçu deux appels ­téléphoniques de Donnedieu : pour "imposer" l'intermédiaire Ziad Takieddine dans la négociation du contrat ; puis pour abréger les discussions sur le montant de sa commission.

"J'ai considéré qu'il s'agissait d'un ordre", a-t-il expliqué, soulignant que la DCNI était alors contrôlée par l'État. Karachi: Hortefeux ''simple témoin'' L'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a été entendu aujourd'hui comme témoin pendant plus de deux heures par un juge en charge de l'enquête sur une éventuelle subornation de témoin dans le volet financier de l'affaire Karachi.

Karachi: Hortefeux ''simple témoin''

Arrivé peu avant 15h00, Brice Hortefeux a quitté le pôle financier du tribunal de grande instance de Paris vers 17h30, sans faire de déclaration à l'issue de son audition par le juge Roger Le Loire. Dans un communiqué publié juste après sa sortie, le député européen s'est dit "heureux d'avoir pu apporter des précisions à la justice". Selon une source proche de l'enquête, il devait notamment être interrogé sur une conversation téléphonique avec son ami Thierry Gaubert. Attentat de Karachi: le juge Bruguière blanchi. KARACHI. Le juge Bruguière dans le collimateur des familles - Société. Bientôt dix ans.

KARACHI. Le juge Bruguière dans le collimateur des familles - Société

Dix longues années à tenter de faire le deuil et à chercher à comprendre. Sandrine, Magali et les autres enfants des 11 victimes françaises de l'attentat de Karachi ne savent toujours pas qui a assassiné leurs pères, employés de la Direction des Constructions navales (DCN), au cours d'une attaque à la voiture piégée, le 8 mai 2002. La faute à qui ? Au Pakistan, qui a passé son temps à multiplier les fausses pistes et qui n'a toujours pas livré à la justice française la moindre pièce de son enquête ? A la France, qui n'a pas vraiment cherché à savoir qui étaient les commanditaires de ce bain de sang ?

Delphine Batho persiste et signe. Lors de son intervention hier à l’assemblée nationale, la députée socialiste Delphine Batho, en remettant les faits dans leur contexte et en énumérant les preuves rassemblées par la justice, a voulu démontrer que des rétrocommissions liées à des contrats d'armement avaient certainement servi à un financement politique, notamment celui de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 dont Nicolas Sarkozy était porte-parole, et par ailleurs ministre du Budget.

Delphine Batho persiste et signe

Elle a demandé sollenellement a ce que soient précisés les faits connus par le président à propos de ce financement occulte. Voici les propos qui dérangent la droite : Intervention de la députée socialiste Delphine Batho à l'assemblée nationale - Le 14.12.2011. Question au gouvernement sur l’affaire Karachi. Embedded by Embedded Video Monsieur le Premier Ministre, Hier, un ancien ministre, proche de Nicolas Sarkozy, a été placé en garde à vue pour être entendu dans l’enquête sur le financement illicite de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 en lien avec des contrats d’armement signés en 1994, puisque désormais la justice privilégie la piste politico-financière à l’origine de l’attentat de Karachi qui a coûté la vie de 14 personnes.

Question au gouvernement sur l’affaire Karachi

Dans cette affaire deux autres proches de Nicolas Sarkozy, Messieurs Thierry Gaubert et Nicolas Bazire, auquel le Président de la République a d’ailleurs renouvelé sa confiance à la télévision le 27 octobre dernier, sont mis en examen pour recel et complicité d’abus de biens sociaux. Un vent de censure souffle sur l'assemblée nationale. Nous savions le gouvernement aux abois, prêt à mentir aux français pour s'accrocher aux branches du pouvoir. Nous connaissions les députés de l'UMP, une armée de godillots en panique, à la solde de la sarkozie. Aujourd'hui, nous avons découvert un président de l'assemblée nationale censeur lorsque les questions embarrassent son camp politique. Drôle d'ambiance aujourd'hui à l'assemblée nationale ! Tout a commencé par la prise de parole de Delphine Batho lors de la séance de questions au gouvernement, cet après-midi. Affaire Karachi : Donnedieu de Vabres en garde à vue. Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le Nouveau remous dans l'affaire Karachi.

L'ancien ministre UMP Renaud Donnedieu de Vabres a été placé, mardi 13 décembre, en garde à vue dans l'enquête sur une possible corruption en marge de contrats d'armement et de la présidentielle de 1995. Il devrait être présenté aux juges le lendemain, mercredi, selon une source proche de l'enquête citée par l'AFP.

Karachi : les juges s’attaquent à Donnedieu de Vabres et se rapprochent de Balladur. D’abord affaiblir la base. Multiplier les auditions de témoins. Puis s’approcher doucement du sommet. En plaçant en garde à vue, hier matin, l’ancien ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres - «RDDV» pour les intimes -, les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, tous les deux en charge du volet financier de l’affaire Karachi, ont franchi un palier dans l’échelle des responsabilités.

Depuis septembre 2010, les magistrats traquent d’éventuelles rétrocommissions versées dans le cadre de contrats d’armement signés fin 1994 et ayant servi à financer illégalement la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995. Ils ont déjà mis en examen Ziad Takieddine, l’intermédiaire franco-libanais, pour «complicité et abus de biens sociaux». Affaire Takieddine: ce qui accuse Donnedieu de Vabres. Dans l'affaire des ventes d'armes au Pakistan et à l'Arabie saoudite, Renaud Donnedieu de Vabres est ce qu'il est convenu d'appeler un homme clé.

Factotum, petit télégraphiste, il est celui qui a tout vu et peut-être tout fait, alors qu'il n'était qu'un simple chargé de mission ministériel, entre 1993 et 1995. Il a été mis en examen, jeudi 15 décembre, pour «complicité d'abus de biens sociaux» par les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire. Il avait été interpellé et placé en garde à vue, mardi 13 décembre, par les policiers de la Division nationale des investigations financières (Dnif), puis remis en liberté après plus de 24 heures d'audition. Karachi : Villepin a rendez-vous avec Van Ruymbeke. Sur son agenda, Dominique de Villepin devra ajouter deux nouveaux rendez-vous judiciaires. Alors que l’ancien Premier ministre doit annoncer mercredi sa candidature - ou plus vraisemblablement sa non-candidature - à la présidence de la République, il pourrait être entendu comme témoin dans l’affaire Relais & Châteaux, qui voit l’un de ses proches incarcéré.

De sources judiciaires, Dominique de Villepin devrait aussi être interrogé, en janvier, par les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, chargés du volet financier de l’affaire Karachi. Cette convocation est liée en grande partie aux déclarations de l’intermédiaire Ziad Takieddine, mis en examen pour «recel et complicité d’abus de biens sociaux». Attentat de Karachi: un ancien de la DST parle. Dassault, Takieddine, Juniac, Gaubert : l'album photos du clan présidentiel en Colombie.

En Colombie, le palais caché d'un homme du Président. Nibar et Nichon, les drôles d'affaires de Thierry Gaubert et de son associé. Bercy attaque Takieddine pour fraude fiscale. Campagne de Balladur en 1995: un ancien membre du Conseil constitutionnel parle d'"entourloupe" Un ex-Sage qualifie de "belle entourloupe" la validation des comptes de campagne de Balladur. Jacques Robert : «On s’est tous dit qu’il se fichait de nous»

Karachi : le juge va entendre des témoins sans remettre l'enquête en cause. "Après l’assassinat de papa à Karachi, j’ai découvert le mensonge". Par Magali Drouet.