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Témoignages

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Une nouvelle vidéo du tsunami montre la destruction de Sanriku - Monde. Quand l’océan rejette les corps par centaines. L’océan et la boue se sont repus pendant quatre jours. La terre et l’eau recrachent maintenant les vies qu’elles ont prises avec le tsunami. Tout au long des quelque 500 kilomètres de la côte nord-orientale, c’était hier le jour des morts. Des milliers de cadavres - ces corps que le Japon, comme le reste du monde, espérait ne jamais devoir regarder en face - gisent sur les plages, au milieu des débris abandonnés par le reflux. Chaque crique cache des tas de noyés rejetés par les courants. A fleur d’eau du Pacifique, à quelques centaines de mètres du rivage, d’innombrables cadavres flottent entre des restes de barques ou de plantes, arrachés par la vague meurtrière. Les pêcheurs survivants d’Otsuchi (préfecture d’Iwate) les récupèrent dans leur filet.

Dans les six préfectures les plus touchées par le tsunami, ce sont en tout quelque 40 000 personnes dont on est sans nouvelles. Neige. Rage. «Des photos». Baiser. Copyright «la Reppubblica». Le Blog de Suppaiku, Tokyo. Leo no Tabi ~ 礼王の旅. La galère. Je pense n'apprendre rien à personne sur la situation au Japon ces derniers jours. Tout ce que je peux dire, c'est que c'est éprouvant. J'ai passé une nuit pénible à la suite du tremblement de terre de vendredi. Bloquée à Shibuya par l'arrêt total des trains pour la journée, j'ai dû me réfugier dans un manga kissa pour la nuit, où j'ai passé 5h debout à attendre une place pour dormir et avoir accès à internet. Et le matin, partie à 9h passées, je suis rentrée à la maison à 12h30, en comptant 2h d'attente à la gare d'Oji tant les trains étaient peu nombreux et bondés.

Tout cela n'aurait été qu'une mauvaise journée parmi tant d'autres si elle n'avait pas été accompagnée par des images effroyables diffusées en permanence à la télé, et par la terrible réalité d'un tsunami monstrueux dans le nord du pays. Et pour couronner le tout, bien sûr, la menace causée par les conséquences du séisme, à savoir le problème du nucléaire. Mais je n'ai pas envie. International : Japon : Voyage au cœur d'un pays dévasté. REPORTAGE - Notre envoyé spécial raconte les 26 heures de route entre Tokyo et Sendai, les villages noyés de boue et la population stoïque.

Du Japon. Le voyage de Tokyo à Sendai en train rapide Shinkansen prend d'ordinaire une heure et quarante minutes. Aujourd'hui, il faut vingt-six heures. Les trains ne circulent plus, l'autoroute est uniquement ouverte pour les urgences, et sur les petites routes qui permettent de relier Tokyo à Sendai, le sol ne cesse de frissonner. Les Japonais vivaient depuis toujours dans la crainte du «Big One», ce séisme mythique qui transformera d'abord leur pays en ruines avant de les submerger par un tsunami. L'aéroport n'est plus qu'un immense amas de gravats La ville de Fukushima, dont le nom est désormais associé à la crainte d'une catastrophe nucléaire, ressemble en ce dimanche à une ville fantôme.

Les images du village de Natori filmées par Régis Arnaud : La player a utiliser par défaut dans les articles du figaro.fr. maj1 «Un nouveau tsunami !» A Tokyo, après la grande secousse. J’étais dans mon appartement à Tokyo lorsqu’est survenue la première secousse, à trois heures moins le quart de l’après-midi.

Elle a duré anormalement longtemps et a été d’une violence inouïe (8,8 sur l’échelle de Richter), telle que je n’en ai jamais connue depuis plus de vingt ans que je suis au Japon. Tout a volé dans mon appartement, seul mon ordinateur a résisté. J’ai réussi à me cramponner au seuil d’une porte, là où c’est le plus sûr — non sans avoir au préalable sorti à toute vitesse mon kit anti-tremblement de terre qu’on peut acheter dans tous les magasins avec le casque, l’eau et la torche.

Cela m’a paru très long. A peine ce tremblement terminé, la secousse suivante, très violente également (environ 6,6), a entraîné quelques scènes de panique. Les trains, métros, shinkansen (TGV japonais) sont bloqués, le téléphone est coupé, alors que partout on entend les sirènes des pompiers et de la police. Ça y est : la nuit, longue et froide, est derrière moi.