Conférence interactive "L'individualisation des parcours scolaires, de la maternelle à l'université" - 17 octobre 2012. Ife.ens-lyon.fr/vst/DA-Veille/41-janvier-2009.pdf. Individualiser versus personnaliser. La multiplication de propos sur la montée de l’individualisme dans les sociétés occidentales a réussi à créer un phénomène étonnant : on ne parle plus (ou de moins en moins, hormis comme prétexte) de groupe humain, de réseau, de personnalité (je caricature… bien sûr).
Au contraire individualisme et compétition sont désormais tellement communs qu’ils font en quelque sorte partie d’un patrimoine commun, d’une culture en quelque sorte, qui se développe progressivement, à tel point que des comportements ordinaires de la vie quotidienne mettent en scène des rivalités entre des individus qui in fine empêche chaque personne de se développer. L’idéologie de la compétition et de la réussite individuelle (même dans les collectifs) poursuit son développement malgré les dénégations de certains (cf. les réponses des nageurs des relais après avoir gagné un titre, propos de joueurs de sports collectifs qui se rebellent contre l’autorité…).
E-learning : doit-on vraiment individualiser la formation ? Question provocatrice s’il en est lorsque l’on évolue dans le monde de la formation en ligne non ?
Car aujourd’hui, il y a bien une quête de la personnalisation des apprentissages et des parcours. Que ce soit via le paramétrage des plateformes de management des apprentissages (LMS) ou dans la forme de la formation (Serious Game), l’apprenant se voit occuper une place centrale vers lequel convergent des savoirs qui lui seraient adaptés personnellement. Si je ne remets pas en cause cette remise de l’apprenant au cœur des dispositifs, j’ai rencontré dernièrement des articles qui m’incitent à me poser la question de la personnalisation.