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HADOPI

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Ces opposants achetés qu’Hadopi a oubliés… Courant 2010, Eric Walter a proposé à plusieurs opposants des postes, espérant calmer la campagne contre la Hadopi.

Ces opposants achetés qu’Hadopi a oubliés…

Or, depuis quelques semaines, le « M. antipiratage » de Sarkozy semble l'avoir oublié. Paul da Silva lui rafraîchit la mémoire. Hier [21 juillet 2011, NdlR] j’ai eu la chance d’être convié à la présentation du plan France Numérique 2020 au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Outre les petits fours (depuis le temps que je voulais goûter des macarons fauchon ^^) et le bon vin je retiendrai une réelle volonté d’ouverture (ne serait-ce que par ma présence et celle de représentants de sociétés d’auteurs dans la même salle) et un début de clash sur Twitter avec Éric Walter (secrétaire général de la Hadopi) auquel j’ai fini par arrêter de répondre devant la mauvaise foi de celui-ci et le débat que j’étais venu suivre qui se poursuivait en face. Se faire traiter publiquement de menteur ? Un budget sur-dimensionné pour embaucher des opposants Photos FlickR. Hadopi ? On colmate... Branle-bas de combat : tout le monde y va de sa petite rustine pour tenter de colmater la passoire TMG avant que ses fuites n'entachent trop l'image d'Hadopi.

Hadopi ? On colmate...

Pour rappel, le blogueur Bluetouff a découvert ce week-end une myriade d'informations sensibles (adresses IP, nom des œuvres surveillées, fichiers de configuration) sur un serveur de la société privée Trident Media Guard, chargée de contrôler les réseaux peer-to-peer pour le compte de l'Hadopi et prendre les pirates en flagrant délit. Le serveur en question était ouvert, accessible via un simple navigateur, sans la moindre protection informatique, alors qu'il semble véhiculer de vastes bases de données personnelles dont la CNIL s'était déjà inquiétée. La CNIL, justement, n'a pas tardé à lancer son enquête. Elle a indiqué aujourd'hui s'être rendue à Nantes, où TMG est implantée, pour jeter un œil sur les mesures et protocoles de sécurité qui encadrent le travail de la société. On se permettra de toussoter. Sur le même sujet : TMG retire sa plainte contre X. Cultivant jusqu'à présent la politique du secret, TMG doit estimer s'être fait suffisamment de publicité cette semaine.

TMG retire sa plainte contre X

D'autant que cette publicité est loin d'être à son avantage. Sur un point, la société nantaise fait donc machine arrière. Elle a indiqué à ElectronLibre avoir retiré sa plainte contre X. Déjà une manière d'assumer une " faille " dont les conséquences réelles sont encore à déterminer, mais en tout cas minimisées par TMG. Actualité publiée 19 mai 2011 :Bien involontairement, la société Trident Media Guard a attiré sur elle l'attention de la CNIL ( Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés ) et de l'Hadopi. Le week-end dernier, le blog Reflets.info a mis le doigt sur faille de sécurité dans l'un des serveurs de TMG. Face à un " risque théorique de propagation de la faille " à ses serveurs, l'Hadopi nous a expliqué avoir coupé l'interconnexion avec TMG, ce qui pour autant ne porte pas un coup d'arrêt à la riposte graduée.