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Imaginaire géographique

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Obgeographiques. Derrière les cartes - Les territoires ou les espaces géographiques sont perçus et vécus. Les cartes qui en sont les retransciptions graphiques le sont aussi par conséquence. Elles ne sont pas anodines, elles ont un sens voulu ou non, qui n'est pas toujour. [BILLET] Concevoir une carte c’est rendre visible l’invisible – Carnet (neo)cartographique. Comme la banane, la conception cartographique peut s’attaquer par les deux bouts. D’un côté, c’est une question qui déclenche le processus de fabrication de la carte.

Pour y répondre, il faudra sélectionner une (ou plusieurs) information géographique, la traiter, l’analyser et in fine la représenter selon les règles de la sémiologie graphique. Ce processus heuristique, scientifique, à pour but de mettre en image des réalités objectives, de rendre explicite les données géographiques de la façon la plus neutre qui soit (cet objectif n’étant jamais complètement atteint). C’est la carte pour « faire vivre les statistiques » de Roger Brunet. De l’autre côté, c’est un savoir, une idée, une intention qui déclenche le processus de construction cartographique. L’objectif visé ici est de retranscrire graphiquement une conviction sous une forme (carto)graphique de la manière à délivrer un message de la façon la plus claire qui soit. VOIR TOUJOURS PLUS HAUT - LA TERRE VUE DU CIEL - Repères numériques. La lévitation, c’est en premier lieu se libérer de la pesanteur et donc la possibilité de changer de point de vue en prenant de la hauteur.

Le fait de prendre de la hauteur change complètement la vision que nous avons des choses : elles sont plus petites, elles sont diluées dans l’espace à perte de vue. C’est ce qui est déjà en jeu dans la cartographie. La carte est ce qui nous permet de visualiser un espace physique connu ou inconnu. Elle est une manière abstraite d’appréhender le monde et suppose que nous l’ayons déjà arpenté pour pouvoir le représenter. Elle est une vue de haut, une transposition aplanie de l’espace parcouru réellement. Elle n’est jamais neutre, elle présente des informations (politiques, démographiques, économiques,…) et dit davantage de notre manière de comprendre un espace que de l’espace lui-même. Maîtriser la cartographie, c’est en quelque sorte maîtriser le monde. Dans War Zone, Nicolas Maigret présente une vidéo qui montre la trajectoire de projectiles.

Imaginaire spatial. La notion d’imaginaire réfère explicitement à celle d’image, c’est à dire à quelque chose qui se réfère de façon analogique au réel sans en être jamais un double parfaitement fidèle. C’est la nature du lien que l’on conçoit entre le réel et l’image qui conditionne le contenu de la notion d’imaginaire. Si l’on croit que l’image est ou peut être un reflet du réel, la singularité et la pertinence de la notion d’imaginaire est discutée, voire niée. Une conception hyper-positiviste (positivisme) de la science, telle qu’elle a prévalu en géographie jusqu’au « milieu » du XXe siècle par exemple, postule que les images produites (cartes et photographies par exemple) donnent à voir le réel tel qu’il est.

L’ensemble des images produites et leur cohérence propre ne constitue pas un champ doté d’une autonomie telle qu’il mérite d’être individualisé dans la notion d’imaginaire, absente du coup du discours géographique classique. Voir aussi : représentation Bibliographie : Bibliographie imaginaire spatial. L’Imaginaire géographique. Essai de géographie littéraire La Cliothèque. Lionel Dupuy est professeur d’histoire-géographie dans un collège. Il a soutenu une thèse en géographie en 2009, sous la direction de Vincent Berdoulay et Jean-Yves Puyo, qui avait pour titre Géographie et imaginaire géographique dans Les Voyages extraordinaires de Jules Verne : Le Superbe Orénoque (1898). Ce travail de recherches avait conduit l’auteur à labourer les terres d’une géographie encore un peu expérimentale en France, celle de la géographie littéraire telle qu’a pu en dessiner les contours Michel Collot[1] en 2011.

L’originalité de l’ouvrage de Lionel Dupuy, dans cette perspective de géographie littéraire, vient d’une coloration apportée à son travail et qui résulte du certificat universitaire qui l’a formé et qu’il co-dirige aujourd’hui au sein de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Je veux parler du Certificat International d’Écologie Humaine. . [2] Marc Brosseau, Des romans géographes, Paris : L’Harmattan, 1996. L'imaginaire spatial. Plaidoyer pour la géographie des représentations. L 'imaginaire spatial. ser à la symbolique des lieux à la manière de G. Bachelard, à leurs aspects mythiques comme A. Cauquelin, à leurs connotations subjectives à la façon de P. Sansot. Topophilies, topophobies, lieux aimés ou haïs, dirait Yi Fu Tuan, l'espace n'est rien pris en lui-même, il renvoie à la conscience, à l'idéologie de celui qui le vit pour devenir lieu existentiel. Nous préférons ce terme, chargé par les géographes humanistes du pouvoir de signifier, à celui plus géométrique d'espace (qui est un principe universel comme le temps) ou plus institutionnel de territoire.

Selon Entrikin3, le lieu « is not a collection of empirically observable objects and events, but rather is the repository of meaning ». L'homme est acteur géographique, le lieu est son espace de vie ; toutes les relations s'y mêlent dans un écheveau de liens véhiculant nos sentiments personnels, nos mémoires collectives et nos symboles.

Le déplacement imaginaire. L’imaginaire géographique. Compte rendu du Café Géographique du 26 mai 2015 (Paris, Café de Flore) Intervenant : Pierre Jourde, écrivain, universitaire, polémiste Modérateur : Daniel Oster. Universitaire, romancier, poète, polémiste, auteur d’un blog sur le site de L’Obs, Pierre Jourde accorde à la géographie, ou plus exactement à l’imaginaire géographique, une place importante dans son œuvre, ainsi qu’en témoignent plusieurs titres de ses ouvrages (par exemple Géographie de Vialatte, de l’Auvergne à la Rhénanie, Champion, 2000). Pierre Jourde (photo JP Muller/AFP) 1-Pierre Jourde, quelle est l’origine de votre fascination pour la géographie et particulièrement pour les cartes ? Cette fascination a d’abord été celle de l’enfant rêvant devant des cartes, les cartes des Atlas périmés où s’étalaient les vastes surfaces roses des Empires coloniaux.

Une carte, ce sont des lignes et des formes qui interrogent sur les limites, les structures, les liens entre les lieux. 2-Comment cartographier l’imaginaire géographique ? Imaginaire géographique et géographie littéraire. Vient de paraître : L'imaginaire géographique. Essai de géographie littéraire Plus d'informations (présentation, sommaire, préface) : présentation - commande (France) - commande (France et étranger) Les commandes peuvent être adressées directement aux Presses de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour : brigitte.cupertino@univ-pau.fr et caroline.de-charette@univ-pau.fr Une version résumée et simplifiée de mon essai peut être lue ici Principales publications antérieures : De l'imaginaire géographique aux géographies de l'imaginaire.

L'imaginaire géographique. Jules Verne, la géographie et l'imaginaire. Géographies. Conférences filmées : José Domingues de Almeida (rencontres 2015 : "Considérations sur le tournant spatial en littérature") : lien Marc Brosseau (rencontres 2013 : "Géographie et littérature : acquis et ouvertures") : lien Joan-Tort Donada (rencontres 2011 : "Mémoire et Géographie") : lien Principaux comptes rendus d'ouvrages : Contacts / informations : lionel.dupuy@univ-pau.fr.