Québec veut interdire le port de signes religieux à ses employés. «Ce qui nous divise, ce ne sont pas les pratiques religieuses des uns et des autres, c'est l'impression de privilège, d'inégalité, l'impression que nous ne sommes pas tous égaux, qu'il n'y a pas de balises», a affirmé mardi le ministre des Institutions démocratiques, Bernard Drainville, en dévoilant les intentions de Québec.
Certaines feront vite consensus: par exemple, enchâsser dans la Charte des droits et libertés l'égalité entre les hommes et les femmes ainsi que la neutralité religieuse de l'État, tout en respectant le patrimoine historique. Promettant plus «d'harmonie et de cohésion dans la société», Québec propose un parcours sinueux, une politique aux nombreuses exceptions, sans dispositif pour en assurer l'application.
Charte: nécessaires balises et incohérences flagrantes. Le ministre responsable des Institutions démocratiques, Bernard Drainville (crédit photo: Jacques Boissinot/Presse canadienne) Les fuites dans les médias avaient été si nombreuses dans les dernières semaines que le ministre Bernard Drainville avait peu de nouveautés à dévoiler concernant sa proposition de «charte des valeurs québécoises» (qui ne touche pas des valeurs strictement québécoises, ce qui m’incite à parler de laïcité, un terme qui aurait toujours dû être utilisé).
Bernard Drainville a toutefois confirmé une chose importante: ce sera une charte de la laïcité à deux vitesses. Avec des balises nécessaires, mais minées par de nombreuses incohérences. Le projet de charte montre également à quel point le gouvernement aurait pu facilement s’entendre politiquement avec d’autres formations à l’Assemblée nationale et ainsi faire adopter plusieurs propositions rapidement, sans trop de houle. Bien d’accord. Si les balises sont claires pour tous, le malaise va diminuer.
Charte des valeurs: Internet s’enflamme. MONTRÉAL – Tandis que partis politiques, organisations et autres groupes communautaires ou juridiques se prononçaient mardi sur le projet de charte des valeurs québécoises présenté par le ministre Bernard Drainville, la population n’était pas en reste.
Les réseaux sociaux débordaient d’opinions, d’avis et de commentaires en tous genres sur ce fameux document attendu depuis plusieurs semaines. Si le Parti québécois (PQ) suscitait déjà le débat sur Internet, et ce bien avant l’élection des troupes de Pauline Marois le 4 septembre 2012, les messages d’appui ou d’opposition au projet de charte péquiste se sont multipliés sur les réseaux sociaux, mardi après-midi. Sans véritable surprise, les partisans et les opposants se situent sensiblement de part et d’autre des lignes de fracture traditionnelle dans l’opinion publique vis-à-vis du PQ. «Vous pouviez être en désaccord avec la vision de Lévesque, mais vous ne pouviez pas nier que l’homme était un démocrate.
La charte des valeurs québécoises reçoit un accueil plutôt mitigé. MONTRÉAL - La charte des valeurs québécoises reçoit un accueil pour le moins mitigé, particulièrement en ce qui a trait à l'interdiction de porter des signes religieux ostentatoires dans les différentes instances de l'État.
Le coprésident de la commission Bouchard-Taylor, Charles Taylor, croit que le gouvernement du Québec ratisse trop large dans sa définition de la neutralité de l'État, alors que son collègue Gérard Bouchard et lui-même avaient plutôt suggéré que cette neutralité se manifeste dans les politiques de l'État et non dans ce que portent ses employés. Il ajoute que le fait d'interdire le port de signes religieux envoie un très mauvais message. «On dit à tout le monde: si vous appartenez à une des religions pour lesquelles un article vestimentaire est essentiel, ne venez pas ici parce que vous serez traités comme des citoyens de second ordre», lance M. Taylor. «Au nom de l'égalité, on punit les femmes qui sont croyantes, particulièrement celles qui portent le hijab, dit-elle.
À considérer avant de prendre connaissance de la #ChartevaleursQc. Petite entrée dans le blogue avant le dépôt demain de la « Charte des Valeurs Québécoises »… Des pistes de réflexion en fait.
Car il demeure des questions qui, dans ce débat, n’ont que peu été évoquées. J’en discuterai donc ici. Tout discours-débat sur la charte des valeurs ou de la laïcité au Québec en est un sur l’adhésion ou non de la province à la politique du multiculturalisme canadien. Les deux thèmes sont indissociables. Le procès d’intention. Dans une chronique de (mauvaise) humeur, Vincent Marissal y va ce matin d’une charge contre la première ministre, l’accusant de pratiquer la politique de la division et d’agir comme Stephen Harper!
Juste ça… Ce qui irrite surtout le chroniqueur émérite de La Presse, c’est le fait que Mme Marois n’ait pas accordé d’entrevue à son journal: « Ce n’est toutefois pas dans La Presse que vous aurez lu la classique interview-bilan avec la première ministre, qui a donné des entrevues presque partout, mais pas à votre quotidien préféré. » Je vous mets au défi de me trouver la dernière occasion au cours de laquelle Stephen Harper a donné « des entrevues presque partout. » Essayez de vous souvenir de la dernière entrevue du chef conservateur à TVA, à la SRC, au Devoir ou même dans La Presse. Je vous souhaite bonne chance. Ensuite, Mme Marois donne régulièrement des points de presse, lors desquelles elle répond aux questions des correspondants de La Presse à Québec. M. The PQ’s not racist – just running scared. I’m so relieved today.
The Parti Québécois government has finally decided to protect my national identity by acting against this unspeakable threat to our values: daycare workers wearing hijabs! Why a secular charter is good for Quebec. Following up on an electoral promise, the Quebec government recently announced its intention to adopt a charter which would prohibit the wearing of obvious religious symbols in the public service.
This is very good news. We wait eagerly for the government to clarify its intentions. But with what we know already, we can be optimistic that it will effectively solve a whole class of social problems related to religious accommodation. Charte: Drainville cherche à mobiliser. Le ministre Bernard Drainville exhorte les Québécois à «se mettre sur le téléphone» et à appeler leurs élus pour faire passer sa Charte des valeurs québécoises.
Il confirme ainsi que le gouvernement Marois cherche, en fait, à mobiliser la population autour d'un thème qui pourrait le porter jusqu'aux élections d'ici quelques mois. Une campagne de publicité de 2 millions $ confirme cette impression. En position minoritaire, le Parti québécois sait que ses 5 propositions n'ont aucune chance de se matérialiser, à moins d'un appui populaire sans équivoque. Déjà, les premières réactions sont plutôt mauvaises, notamment chez les candidats à la mairie de Montréal, et nous n'en étions mardi qu'au dévoilement des grandes orientations en matière de neutralité religieuse et d'encadrement des accommodements. Élizabeth II est un symbole religieux ostentatoire. Charte des valeurs québécoises - Brûler pour ne pas s’éteindre. Voilà, c’est reparti.
Le Québec s’engage dans une nouvelle crise autour des signes ou des comportements religieux et, encore une fois, les médias jouent un rôle dans l’affaire surchargée de tensions. Le gouvernement péquiste a laissé filtrer qu’il voulait faire adopter cet automne une charte des valeurs québécoises en lieu et place de la charte de la laïcité promise et attendue. Les points de vue des commentateurs professionnels sur les questions constitutionnelles, légales, politiques, morales ou stratégiques ne manquent déjà pas dans ce dossier délicat. . « Il y a un emballement généralisé pour la thématique très controversée, note la professeure de communication Colette Brin, de l’Université Laval. Charte: «une neutralité truquée», dit Charles Taylor. «Le gouvernement sera très ouvert au patrimonial pour les Québécois, mais très fermé pour les autres religions.
C'est extrêmement injuste. C'est une neutralité truquée. C'est du deux poids, deux mesures», s'exclame le philosophe. «C'est une vision ethnocentrique de la religion.
Mairie de Montréal : unanimité contre la charte des valeurs. Denis Coderre est celui qui est allé le plus loin en promettant de demander un «statut particulier» sur tout le territoire de la ville, qui toucherait autant l'administration municipale que les hôpitaux et les institutions d'enseignement. Dans un salon de thé du Petit Maghreb, rue Jean-Talon, il a qualifié la proposition du gouvernement Marois de «totalement inacceptable». «Mon vieux pif politique me dit que ça sent la diversion et la division, peut-être pour d'autres fins politiques, a-t-il déclaré. Il y a là un gouvernement minoritaire qui s'en va en élections.
C'est «divisif», ce n'est pas cohérent, ça n'a pas de bon sens. Tories gear up for constitutional fight as parties unite against PQ’s charter. The Conservative government is girding for a constitutional battle with the separatist Parti Québécois government, vowing to launch a Charter challenge of Quebec’s plans to ban religious symbols in the province’s civil service.
Ottawa remained relatively quiet as the Marois government floated details of its proposal in recent weeks, but the Conservative government and the major federal opposition parties quickly blasted the proposal for a Charter of Quebec Values after its formal release on Tuesday. The united front on the federal stage stands to play in the hands of the PQ, which has insisted that its proposal to impose a secular public service is part of a uniquely Québécois model of integrating immigrants, at odds with the multicultural model in the rest of Canada. The federal parties took their stands despite the risk the PQ proposal will be popular in parts of Quebec where they will try to win or hold on to their seats in the next election. In Saskatoon, Mr. Mr. Caucus du NPD: pas de changement de stratégie. Les députés du Nouveau Parti démocratique sont réunis en caucus à Saskatoon jusqu'à mercredi pour préparer la rentrée parlementaire, mais aussi fourbir leurs armes en vue du prochain scrutin fédéral.
Et même si les coups de sonde lancés à travers le pays sont grandement favorables au chef libéral Justin Trudeau, les néo-démocrates assurent ne pas s'en faire pour autant. «On a plus que deux ans jusqu'aux prochaines élections. Le même travail ardu qui m'a vu parcourir, sillonner le Québec avec Jack Layton pendant cinq ans, avec (un) message positif et (un) message d'espoir, est exactement le travail que nous allons faire d'ici aux prochaines élections», a insité Thomas Mulcair en point de presse.
Le chef néo-démocrate répète qu'il avait prédit la lune de miel des Canadiens pour Justin Trudeau. Pas question de remettre en question son plan pour si peu, en quelque sorte. Statement by Elizabeth May on Quebec’s Values Charter Bill – elizabethmaymp.ca – September 11. Le gouvernement Harper et le NPD accueillent mal la charte des valeurs. Le gouvernement Harper avertit qu’il pourrait traîner Québec devant les tribunaux si sa Charte des valeurs ne respecte pas les libertés fondamentales protégées par la Charte canadienne des droits. Car Ottawa accueille plutôt mal le projet de charte des valeurs québécoises dévoilée mardi par le gouvernement de Pauline Marois.
C’est aussi le cas du Nouveau Parti démocratique (NPD). Les ministres Denis Lebel et Jason Kenney ont fait une brève sortie, pour dire que si la proposition devient loi, elle sera passée au peigne fin. « Si une charte est acceptée et passée à l’Assemblée nationale, nous demanderons au ministère de la Justice d’en faire l’examen et si elle viole les protections constitutionnelles auxquelles ont droit tous les Canadiens, nous défendrons ces droits », a fait valoir le ministre Lebel, lieutenant politique de Stephen Harper au Québec.
Le Bloc n'appuie pas la Charte. En entrevue à La Presse, le chef bloquiste Daniel Paillé a salué mardi la prise de position du gouvernement Marois, de même que les débats et la réflexion que le processus annoncé permettra d'avoir. Mais il n'est pas allé jusqu'à appuyer le contenu des mesures proposées, en particulier l'interdiction du port de signes religieux ostentatoires par tous les employés de l'État. Le leader souverainiste a rappelé que dans son mémoire présenté à la Commission Bouchard-Taylor en 2007, le Bloc québécois avait prôné une interdiction du port de ces symboles religieux uniquement pour les employés de l'État qui sont en position d'autorité, et non pas pour l'ensemble des fonctionnaires. « En 2007, c'était fondé.
Ce l'est encore. Trop «compliqué» et «inapplicable» dit la CAQ. Sans surprise, les partis d'opposition ont accueilli, mardi, le projet de charte des valeurs québécoises du ministre Bernard Drainville avec une brique et un fanal. La Coalition avenir Québec a dénoncé le projet du PQ qui est «radical», «trop compliqué» et risque d'être «inapplicable». Elle a déploré le flou qui subsistera sur l'interdiction des signes religieux, si un éventuel projet de loi devait être adopté tel quel. La députée Nathalie Roy a fait une démonstration éloquente, en conférence de presse, en brandissant trois croix chrétiennes - une petite, une moyenne, une grande.
«Alors, qu'est-ce qu'on fait? Ça, c'est permis [...] ça, c'est ostentatoire? La proposition du PQ menace les droits et les libertés individuelles. Option nationale juge prématurée la mise en place de la Charte des valeurs québécoises. MONTRÉAL, le 10 sept. 2013 /CNW Telbec/ - La chef par intérim d'Option nationale, Nathaly Dufour, et le président du parti, Miguel Tremblay, se sont exprimés plus tôt aujourd'hui au sujet du projet de Charte des valeurs québécoises présenté par le gouvernement québécois.
Selon Mme Dufour, le Parti québécois mène, encore une fois, le mauvais combat. « Que l'on soit d'accord ou non avec les mesures proposées par cette charte, la question que l'on doit se poser est la suivante : pourquoi dépenser temps, argent et énergie - tout en faisant souffler un vent de controverse sur le Québec - afin de mettre en place une loi qui sera inévitablement contestée devant les tribunaux en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés?» Option nationale croit fermement que la cohésion et la cohérence, et non la division, sont des facteurs déterminants dans l'avancement de la cause indépendantiste. L'avenir du Québec sera déterminé par les Québécois eux-mêmes. La Charte des valeurs québécoises Présentation de la charte des valeurs québécoises.
Les employés de l'État ne pourront porter de signes religieux ostentatoires. Le gouvernement Marois va de l'avant avec sa proposition de charte qui interdit à tout employé de l'État de porter des signes religieux ostentatoires lors de ses heures de travail. Les propositions du ministre Bernard Drainville, déposées mardi matin, vont dans le même sens que les innombrables fuites qui ont coulé dans les médias ces dernières semaines. Bernard Drainville a présenté cinq propositions. Charte des valeurs québécoises - Séparation oui, neutralité, non. Connexion Lucia Ferretti - Historienne, Université du Québec à Trois-Rivières 10 septembre 2013 Politique / QuébecCharte des valeurs québécoises - Séparation oui, neutralité, non. La charte des valeurs, entre méfiance et acceptation.
Tous les droits de l'homme sont universels, indissociables, interdépendants et intimement liés. Charte des « valeurs québécoises » : Première réaction de la FFQ. Charte des valeurs: soupir de soulagement à la CSPO. Le ministre des Institutions démocratiques, Bernard Drainville, doit présenter cet avant-midi les intentions du gouvernement « en matière d'encadrement des accommodements religieux et d'affirmation de certaines valeurs québécoises ».
Fin des congés pour motifs religieux. Cet article est réservé aux membres vip. Laïcité - La position de la FAE décriée. Connexion. Charte des valeurs: publication d'un manifeste des «inclusifs» Manifeste pour un Québec inclusif.