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2010

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En Grèce, trois morts en marge des manifestations. Grèce: petite manifestation à Paris. Quelques centaines de manifestants se sont rassemblés en fin d'après-midi à Paris devant le bureau de la Commission européenne, à l'initiative d'Attac France, pour exprimer leur solidarité avec le peuple grec. Cette manifestation, soutenue par différentes associations et partis de gauche (NPA, Parti de gauche, Parti Communiste), a réuni 500 personnes selon les organisateurs. "Nous ne payerons pas leur crise et nous demandons un vrai plan de solidarité pour la Grèce", a proclamé Aurélie Trouvé, présidente d'Attac. Un mot d'ordre repris par les autres orateurs, qui se sont succédé à la tribune. "On se sent tous des travailleurs grecs et pour nous les institutions européennes ne sont pas seulement complices mais aussi responsables de cette crise", a de son côté déclaré Olivier Besancenot, porte-parole du NPA.

"Cette crise était prévisible et ce sont aujourd'hui les peuples qui vont payer l'addition" s'est indigné Pierre Laurent pour le Parti communiste français. Grèce: récit de la manifestation qui a fait trois morts. «La Grèce est au bord du gouffre.» C’est par ses mots que le président grec, Carolos Papoulias, a conclu la journée d’hier, où la grève générale contre le plan d’austérité a fini par dégénérer en violences, causant la mort de trois personnes. Tout s’est passé très vite. Aux alentours de 13 heures, alors que les 50 000 manifestants étaient sur le point de se disperser, quelques dizaines d’émeutiers se déchaînent place Syntagma, devant le Parlement, dans le centre d’Athènes, et dans les rues adjacentes.

Violents, bien équipés et organisés, majoritairement jeunes, ces «anarchistes», comme les appellent les Grecs, s’attaquent aux devantures des magasins et des banques et aux forces antiémeute (à pied et à moto). A Athènes, Christos explique qu’après les Molotov, il a vu des «jeunes, cagoulés, jeter de l’essence qui s’est enflammée, ce qui a provoqué l’incendie». Un camion de pompiers, une voiture de police et divers véhicules privés feront aussi les frais de la violence des émeutiers. Grèves et manifestations en Grèce contre les mesures d'austérité. Plusieurs milliers de fonctionnaires ont manifesté mercredi dans les grandes villes de Grèce, lors d'une journée de grève contre les mesures d'austérité décidées par le gouvernement socialiste en réponse à la crise financière. Environ 5.000 membres de l'Adedy, le principal syndicat de la fonction publique, qui compte près de 300.000 adhérents, ont manifesté en fin de matinée au centre d'Athènes et environ 3.000 à Salonique, la grande ville du nord.

Les fonctionnaires protestent contre le gel prévu des salaires, la baisse annoncée de 10% des primes, la diminution de 30% des heures supplémentaires et l'arrêt total des embauches en 2010, sauf dans les secteurs de la santé, de l'éducation et de la sécurité: mesures réitérées mardi soir par le ministre des Finances Georges Papaconstantinou. «La ploutocratie doit payer pour la crise» «On ne doit pas payer la crise!»

Papandréou appelle à «donner l'exemple» Grève nationale le 24 février Il qualifie cette modification de «ligne rouge». (Source AFP) MANIFESTATION EN GRÈCE - Trois morts dans l'incendie volontaire d'une banque à Athènes. La grève générale en Grèce contre le plan d'austérité draconien a dégénéré en violences qui ont fait au moins trois morts mercredi. Les incidents ont éclaté en marge d'une manifestation qui a rassemblé quelque 30.000 personnes à Athènes selon la police, plus selon les organisateurs. Des groupes de jeunes s'en sont pris aux forces de l'ordre, à des magasins et à des banques du centre-ville. Un immeuble abritant une agence bancaire a été incendié à coups de cocktails Molotov, coinçant une vingtaine de personnes à l'intérieur.

Au moins trois personnes, deux femmes et un homme, ont péri dans les flammes, selon la police, qui a immédiatement été placée en état d'alerte. Deux autres bâtiments administratifs du centre d'Athènes ont également été incendiés. REGARDEZ - Les images des affrontements à Athènes, mercredi, diffusées par Sky News : Ce sont des groupuscules extrémistes qui seraient à l'origine de ces violences et non des manifestants. ÉCOUTEZ son témoignage : Conjoncture : La Grèce descend à nouveau dans la rue. Des policiers grecs des forces anti-émeutes ont chargé jeudi soir des centaines de jeunes devant le parlement à Athènes.

En fin d'après-midi, les députés grecs ont adopté le plan de rigueur à la majorité absolue. Après la mort de trois personnes dans l'incendie d'une banque, en marge des défilés mercredi à Athènes, la manifestation organisée jeudi a été marquée par de nouveaux affrontements entre les policiers grecs des forces anti-émeutes et une centaines de jeunes devant le parlement à Athènes. La police a chargé les manifestants alors que ces derniers leurs jetaient des pierres. Cette montée de tension est intervenue à l'issue de deux manifestations qui ont rassemblé dans le calme plus de 10.000 personnes dans le centre d'Athènes. Dans l'après-midi, les députés grecs ont voté le programme d'austérité réclamé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI) en échange du plan d'aide de 110 milliards d'euros sur trois ans. «Pas de défaut de paiement» «Au bord du gouffre»