
Fukushima
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Fukushima a rendu la forêt radioactive
Le gouvernement japonais a annoncé vendredi l’arrêt progressif de la production nucléaire d’ici 18 ans, dix-huit mois après l’accident de Fukushima qui a provoqué une catastrophe sans précédent dans le monde depuis Tchernobyl il y a 25 ans. Le Japon devient ainsi le troisième pays, après l’Allemagne et la Suisse à annoncer une sortie du nucléaire. La sortie du nucléaire civil a été mise en place en Autriche (1978), Suède (1980), Italie (1987), Belgique (1999 . En l’état actuel des textes la première phase de sortie est programmée pour 2015), Allemagne (qui a commencé en 2000 et confirmé en 2011) et Suisse (2011). Le 13 juin 2011, 25 millions d’Italiens (94% des votants) ont dit “non” à la relance du nucléaire, voulue par Silvio Berlusconi.
Le Japon décide que le nucléaire n'est pas une énergie d'avenir
La dangereuse imposture nucléaire
L'information commence à émerger : dans la centrale nucléaire de Fukushima, la piscine du réacteur 4, remplie de centaines de tonnes de combustible très radioactif, perchée à 30 mètres, au-dessus d'un bâtiment en ruine, munie d'un circuit de refroidissement de fortune, menace l'humanité d'une catastrophe pire encore que celle de Tchernobyl. Une catastrophe qui s'ajoute à celle de mars 2011 à Fukushima : 3 réacteurs percés qui déversent leur contenu mortel dans l'air, dans l'océan et dans la terre. Les ingénieurs du nucléaire ne savent pas quoi faire face à tous ces problèmes. Ils ont déclamé que la sécurité, dans le nucléaire, était, est et sera totale, que, lorsqu'une catastrophe majeure a lieu, personne n'a de solution à proposer . Telle est l'effroyable vérité que révèle Fukushima. Tchernobyl avait été mis au compte de l'incompétence technique des Soviétiques.Mutations chez les papillons de Fukushima : quelles conclusions en tirer ?
Question : Que penser de la méthodologie adoptée et du sérieux de l’étude ? Michel Fernex : Cette étude consacrée à un papillon bleu commun au Japon montre que les retombées radioactives de Fukushima altèrent le génome de cette espèce animale [ 1 ]. C’est un excellent travail de recherche conduit sur le terrain et au laboratoire par sept universitaires. Les photos illustrent bien les altérations congénitales qui étaient déjà présentes deux mois après les explosions chez les papillons femelles, et qu’on retrouve amplifiées dans les deux générations qui ont suivi. On était en droit d’attendre une telle qualité et une telle rapidité de la part des universitaires japonais.L'étude
Méthodologie et grandes lignes de l’étude : Une variété de papillons bleus, au cycle de vie d’un mois, a été retenue pour cette étude. En mai 2011, des papillons adultes ont été capturés dans la région de Fukushima. Dans les sept localités les plus proches de la centrale, leur taux d’anormalité atteignait 12,4 % (ailes plus petites notamment). À 1700 km de là, ces papillons ont été croisés avec des papillons sains.Retenir les leçons de Fukushima
Fukushima réacteur 4, un danger au delà de tout ce qu'on a connu
International : «Fukushima a bouleversé notre rapport au nucléaire»
Tokyo Soil Samples Would Be Considered Nuclear Waste In The US | Fairewinds Associates, Inc
Conjoncture : Le Japon face au casse-tête de l'énergie nucléaire
Un an après l'accident de Fukushima, le gouvernement veut relancer ses centrales arrêtées. Le public rechigne. Depuis le tsunami du 11 mars et la catastrophe nucléaire de Fukushima , les réacteurs atomiques nippons se sont arrêtés, les uns après les autres, afin d'être auscultés. Aujourd'hui, sur les cinquante-quatre chaudières qui fournissaient 28% de l'électricité à l'Archipel, seules deux fonctionnent. Et elles devraient, elles aussi, s'arrêter en avril pour subir des tests de sécurité. Les rues de Tokyo brillent pourtant de tous leurs néons, et la vie de la mégapole de 35 millions d'âmes vit au rythme habituel de ses milliers de trains quotidiens.Les premiers débris de Fukushima arrivent en Alaska
Annonciateur d’un possible déferlement de déchets sur les côtes américaines, les premiers débris du tsunami qui a frappé le Japon le 11 mars 2011 ont atteint les côtes de l’Alaska. De simples ballon de football et de volley ont touché l’île de Middleton à l’ouest des côtes de l’Alaska. Les inscriptions sur les ballons ont confirmé qu’ils provenaient d’une école de la préfecture de Fukushima et qui a été, selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) américain, sinistrée par le tsunami il y a un an. Cela aurait pu être simplement anecdotique si ces oiseaux de mauvais augures n’étaient pas suivis par d’autres débris beaucoup plus importants, provenant eux aussi de la zone sinistrée du réacteur nucléaire , mais bénéficiant d’une flottaison moindre et donc sont plus lent.Fukushima, jusque sur les côtes américaines...
Plus d'une douzaine de thons rouges présentant des niveaux de radiations anormalement élevés ont été pêchés l'an dernier au large de San Diego (Californie) L’Oncle Sam paie décidément lui aussi les conséquences du plus grave accident atomique de l’histoire depuis celui de Tchernobyl en 1986. Alors que les autorités américaines et canadiennes sont déjà à pied d’oeuvre pour faire face à un gigantesque afflux de déchets charriés par le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars 2011, on vient d’apprendre, plus d’un an après ce dramatique enchaînement directement à l’origine de la catastrophe nucléaire de Fukushima , des spécimens de thons rouges présentant d’importants niveaux de radiations ont été pêchés près des côtes américaines. Une information pour le moins inquiétante et qui démontre si besoin était que l’impact écologique de l’accident sera, sinon impossible, en tout cas très difficile à évaluer.La Commission indépendante d’experts nucléaires a rendue hier son rapport d’enquête sur Fukushima. Cette commission, chargée par le parlement japonais de déterminer les circonstances de la catastrophe nucléaire qui a commencée le 11 mars 2011, a publié un rapport accablant de 641 pages. Elle est composée de dix experts, sismologue, avocats, médecins, journaliste scientifique, professeurs désignés par les parlementaires. Photo xtcbz (Flickr) Une enquête menée sans compromis La commission a mené un travail de recherche approfondie, avec des entretiens auprès de 1 176 personnes, pendant plus de 900 heures lors des 6 derniers mois…

