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Theconversation. L’affaire Harvey Weinstein et celles qui l’ont suivie sont généralement considérées comme relevant de l’« abus de pouvoir ». Cette conception de la réalité correspond à l’argumentation développée par les grands studios américains pour refuser un code de bonne conduite : « Ce serait une mauvaise façon d’encadrer des pratiques qui restent individuelles et qui concernent tous les secteurs de l’industrie » estime Charles Rikvin, président de la Motion Pictures Association of America (MPAA), qui regroupe les six principaux studios d’Hollywood.

En ne retenant que la dimension individuelle et exceptionnelle de ces affaires, on les minimise considérablement et on s’exonère à bon compte de ce qui relève plus généralement de la domination masculine. Dans son essai « Sur la violence », Hannah Arendt a clairement distingué le pouvoir, qui est toujours collectif, de la puissance, qui est la propriété d’un individu.

Pouvoir et réseaux Le réseau serait ainsi une affaire de connivence entre hommes. « Les technologies sont modelées par le genre » Si les garçons adolescents reçoivent en moyenne leur premier ordinateur à 12 ans, les jeunes filles doivent attendre jusqu’à leur quatorzième anniversaire, voire au quinzième. Une différence qui peut expliquer l’absence de vocation chez les adolescentes pour les carrières en informatique. Christina Haralanova, doctorante à l’Université Concordia, s’est intéressée à la participation des femmes au développement du logiciel libre et à ses conséquences. « Les parents d’un garçon investissent quatre fois plus dans des gadgets informatiques que lorsqu’ils ont une fille, note Christina Haralanova. C’est une notion très importante dont il faut tenir compte pour comprendre le déséquilibre qu’on retrouve ensuite. Les années d’adolescence sont une période où on a du temps pour expérimenter des choses, notamment les loisirs basés sur les technologies.

Une période où on commence à savoir ce qu’on veut faire plus tard dans la vie aussi. Divisions sexuelles Pour le logiciel libre ! Collaboratrice. Scrupules féministes, par Mona Chollet. Difficile d’évoquer le recours à une femme de ménage sans rappeler ces statistiques : les femmes consacrent en moyenne deux heures et demie de plus par jour que les hommes aux tâches domestiques, selon un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) portant sur vingt-neuf pays. Cet écart, très variable selon les pays, diminue lorsque leur présence sur le marché du travail est plus forte. Cependant, note le rapport, « même au Danemark, pays qui affiche le temps de travail non rémunéré le plus élevé pour les hommes, ces derniers y consacrent moins de temps que les femmes en Norvège, pays où le temps de travail non rémunéré des femmes est le plus faible ».

A l’inverse, le cantonnement des femmes au travail partiel dans de nombreux pays (32 % des actives dans l’Union européenne en 2010, selon Eurostat) et le fait qu’elles soient massivement les bénéficiaires des congés parentaux longs renforcent leur assignation à l’entretien de la maison et des enfants. Et en plus, elles parlent ! « Les filles voilées parlent » ? On en voit d’ici qui, au seul énoncé de ce titre, brandissent le crucifix et agitent la gousse d’ail. Autant dire « Belzébuth parle », ou « l’Etrangleur du Yorkshire parle » ! Au cours des mois qui ont précédé le vote de la loi du 15 mars 2004 interdisant le voile à l’école (hypocritement baptisée « loi sur la laïcité à l’école »), l’hystérie médiatique autour de cette question a persuadé la population entière que ces jeunes filles qui choisissaient de ne pas montrer leurs cheveux ou leurs oreilles, sorte de démons femelles, étaient la source de tous ses maux, et constituaient le principal problème auquel le pays était confronté - « c’est à cause de vous que tout va mal en France » revient souvent parmi les invectives qu’elles rapportent.

On s’est déchiré sur le sujet, on a produit une quantité ahurissante d’arguments en faveur ou en défaveur d’une loi, mais on n’a pas jugé bon de demander leur avis aux principales intéressées. Arrière, Satan ! Anne Sinclair, retour de la femina dolorosa. On ne naît pas pouffe, on le devient. Suite (probablement) à la pétition que fait circuler la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques, les députés de la droite populaire veulent faire interdire un manuel scolaire jugé coupable de répandre une théorie plus que douteuse... La théorie des genres. Mercredi 31 août, 80 élus UMP (soit près du quart des 344 députés UMP), ont écrit au ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, pour lui demander de faire interdire un manuel scolaire. Ce manuel de SVT (Sciences et vie de la terre) publié par Hachette à l’attention des classes de première L et ES contient en effet une phrase qui, aux yeux des députés, relève de la contre-vérité: «Le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle mais ce n'est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin.

«Jusqu'à douze ans la fillette est aussi robuste que ses frères, elle manifeste les mêmes capacités intellectuelles ; il n'y a aucun domaine où il lui soit interdit de rivaliser avec eux. «La sanction renforce les identités viriles» Plus de 80% des élèves punis au collège sont des garçons. Pourquoi ? Par quel processus ?

Avec quels effets ? Sylvie Ayral a été institutrice pendant quinze ans en milieu rural, elle est aujourd’hui professeur d’espagnol dans un collège et docteur en sciences de l’éducation. Les garçons sont les plus punis ; comment les enseignants l’expliquent-ils ? J’ai beaucoup entendu cela : «C’est les gènes, les hormones.» Et les filles ? Elles ne sont pas punies pour les mêmes raisons que les garçons : c’est davantage pour des bavardages, un cahier oublié, l’usage du portable ou de l’iPod en cours. Que disent-elles du comportement des garçons ? Les filles déclarent franchement qu’elles préfèrent les garçons qui sont sanctionnés : ce sont les rebelles, les durs, ils sont virils.

La sanction serait donc «une médaille de virilité» ? Elle permet un passage symbolique, l’entrée dans le groupe des garçons dominants. Les sanctions sont demandées majoritairement par des femmes (à 74%). La thèse d’Ivan Levaï (et des autres) Voici l’histoire de la relation sexuelle consentie et non tarifée de 7 à 9 minutes de la suite du Sofitel. C’est une thèse qui me semble tout à fait tenir la route, à moi, personnellement. Surtout depuis que ce matin, sur France Inter, Monsieur Ivan Levaï a asséné un véritable coup de grâce argumentatif : un homme sans couteau ni pistolet NE PEUT PAS violer une femme.

Cette thèse contredit donc point par point la thèse d’un viol, en s’appuyant sur des arguments solides tels que : Puisque nous ne pouvons pas imaginer que cet homme commette ce dont on l’accuse ;Puisqu’il dit ne pas avoir commis ce dont on l’accuse ;Puisque même s’il avait commis ce dont on l’accuse ce ne serait pas très, très grave ;Puisqu’il a de l’argent et du pouvoir il n’a pas besoin de commettre ce dont on l’accuse ;Dernier argument en date, donc : Puisqu’il n’avait pas de couteau ou de pistolet pour forcer quiconque à commettre ce dont on l’accuse ; ALORS, il n’a PAS PU commettre ce dont on l’accuse. La femme, sorta.