Environnement : Le frelon asiatique : un insecte classé nuisible. Les ministres de l'Agriculture et de l'Écologie ont annoncé mercredi le classement du frelon asiatique comme espèce nuisible. Il est accusé de participer à la destruction des abeilles. Le frelon asiatique va être classé comme «espèce exotique envahissante et nuisible», ont annoncé mercredi les ministères de l'Agriculture et de l'Écologie.
Vespa velutina installé aujourd'hui dans une cinquantaine de départements, est accusé de participer à la destruction des colonies d'abeilles. «Devant l'importance et l'urgence de la situation» les deux ministres ont mis en œuvre une procédure accélérée pour assurer un classement «comme espèce exotique envahissante et comme espèce nuisible d'ici à la fin de l'année 2012», ont annoncé les ministères. «C'est une très bonne nouvelle, nous l'attendions depuis longtemps», souligne Olivier Belval, président de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf).
Un insecte bien installé en France » Une femme meurt après une piqûre de frelon asiatique. Mort d’une orque: un avant-goût de l’avenir? Larmes de sangPhoto: Carol Ann Bassett La semaine dernière, dans la petite ville de La Pedrera en Uruguay, une orque morte s’est échouée sur la plage. Cet événement étant inhabituel, les défenseurs de la vie marine se sont penchés sur le cas. Il se trouve que c’est la troisième orque qui finit sur la côte dans cette zone en peu de temps et apparemment, ce n’est pas le fruit du hasard. Comme au Pérou, où des centaines de dauphins se sont récemment échoués, l’Uruguay va bientôt extraire du pétrole.
Un port de haute mer devrait être construit dans cette zone. Toutefois, ce périmètre est classé réserve de biosphère internationale et inscrit au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO. En étudiant l’orque, le biologiste spécialiste des baleines Rodrigo Garcia Pingaro, Directeur de l’ONG Conservation des Cétacés (OCC), a découvert que du sang sortait de l’œil et de l’évent du dauphin. L'orque et La Pedrera en arrière-planPhoto: Carol Ann Bassett. Chasseurs : accord pour les tirs de nuit. Les dirigeants de la fédération départementale des chasseurs de l’Aude et les représentants de l’État sont apparemment tombés d’accord sur la mise en place de tirs de nuit pour tuer le gros gibier (les renards notamment et les sangliers surtout, à l’origine de gros dégâts, que rembourse la Fédération quand ils sont causés aux cultures). "Nous allons mettre rapidement en place, à l’attention des lieutenants de louvèterie, un programme de formation au tir de nuit posté pour commencer.
On ne peut pas armer n’importe qui pour ce genre d’opérations, surtout en zone péri-urbaine", précise Jean-Luc Dairien, représentant de l’État, en tant que Directeur départemental des territoires de la mer (DDTM). "C’est une avancée et on s’en félicite", admet Yves Bastié, le président de la Fédération départementale des chasseurs de l’Aude. Reste quelques petits détails à régler, comme les tirs de nuit en zone rurale. ALERTE SANITAIRE – Au Pérou, un mal mystérieux tue par centaines dauphins et pélicans. Entre janvier et avril, près de 900 dauphins se sont échoués sur les côtes péruviennes. Drapeaux rouges sur les plages, appels à ne pas consommer de poisson cru : les autorités sanitaires péruviennes tirent la sonnette d'alarme après la mort mystérieuse de centaines de dauphins et de pélicans. En moins de deux semaines 1 500 pélicans ont été retrouvés morts sur près de 200 km de côtes péruviennes.
Entre janvier et avril, près de 900 dauphins se sont échoués morts sur le littoral nord du pays. Pour le directeur de l'ONG Mundo Azul, le biologiste allemand Stefan Austermühle, la mort massive des pélicans et des dauphins "représente un risque pour la santé humaine en raison de la possible mutation d'un virus". Diverses hypothèses sont avancées pour expliquer le phénomène. D'autres sources incriminent également "la pêche excessive" de certaines espèces, en particulier l'anchois, dont se nourrissent les pélicans, et qui constitue un secteur économique majeur du Pérou.
En Australie, les requins trop près des plages seront tués. Les requins qui s'approchent trop près des plages de la côte occidentale de l'Australie seront capturés et tués, selon un nouveau programme des autorités locales qui fait suite à plusieurs attaques mortelles au cours de l'année écoulée. Le premier ministre de l'Etat d'Australie occidentale, Colin Barnett, a dévoilé jeudi 27 septembre un programme de 6,85 millions de dollars australiens, soit 5,53 millions d'euros, visant à agir avant une attaque éventuelle. Ce programme "proactif" permettra d'agir dès qu'un requin est repéré près du rivage, au lieu d'attendre une attaque, a expliqué le ministre de la pêche, Norman Moore.
Le dispositif a été adopté après que cinq personnes sont mortes dans des attaques de requin sur la côte occidentale, au cours des douze derniers mois. "Auparavant, les ordres étaient donnés en réponse à une attaque, mais maintenant une action proactive sera mise en œuvre si un grand requin blanc présente une menace imminente pour les gens", a déclaré Norman Moore. Aux Etats-Unis, les chauves-souris continuent de mourir. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Catherine Vincent Cela ne résout pas leur problème, mais au moins sait-on avec certitude de quoi elles meurent. Craig Willis, biologiste à l'université canadienne de Winnipeg (Manitoba), a inoculé à des chauves-souris le champignon Geomyces destructans : le suspect numéro un dans le " syndrome du nez blanc " (SNB), mystérieuse maladie qui décime depuis quelques années les chiroptères cavernicoles d'Amérique du nord. Les résultats, publiés mardi 10 avril dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), sont sans ambiguïté : placées en hibernation, les chauves-souris infectées développent en tous points les symptômes du SNB, y compris lorsque la souche fongique inoculée provient du Vieux Continent.
Ce qui confirmerait l'origine européenne de cet agent pathogène – même si celui-ci, pour des raisons mal comprises, ne semble pas affecter les espèces qui en sont porteuses de ce côté-ci de l'Atlantique. Que faire alors ?