Stéréotypes et réussite scolaire. Les stéréotype de genre en éducation semblent de toutes les époques.
Nous les avons même parfois entendus avant notre première rentrée scolaire : « les garçons sont meilleurs que les filles en maths » et « les filles sont meilleures en français que les garçons ». Ces idées, qui perdurent de génération en génération, sont-elles fondées? La professeure Isabelle Plante de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) s’est penchée sur la question. Pour la rentrée, le RIRE vous présente un article dans lequel la chercheuse présente les principales conclusions de son étude ainsi que des pistes d’intervention pour réduire l’impact négatif des ces stéréotypes sur la réussite scolaire des filles et des garçons.
Comprendre et surmonter les stéréotypes en mathématiques et en français par Isabelle Plante, professeure du département d’éducation et formation spécialisées de l’Université du Québec à Montréal Olivier étudie sans enthousiasme en vue de son examen de français. Articles de la chercheuse. Choc des générations. Des professeurs du cégep Saint-Hyacinthe en colère ont pondu un brûlot, ces derniers jours, dans lequel ils s'élèvent contre le maternage des cégépiens, l'encadrement excessif auquel ils disent être obligés de se livrer.
Dans leur «Manifeste pour un Québec éduqué», ils dénoncent les «pédadingos» qui croient qu'en «allant reconduire les étudiants à la porte de leurs cours, en les tenant par la main, en les mouchant et en écoutant leurs jérémiades», on augmentera leurs chances de réussite. Disons-le d'emblée, les auteurs ratent complètement la cible. Feignant de s'attaquer à la réforme et au «nivellement par le bas» qui en résulte, ils se livrent en fait à une charge à fond de train contre la génération Y, pour qui ils ne semblent avoir que mépris.
Incompatibles, l'anglais intensif et la réussite des élèves? «D'après notre analyse des résultats, plusieurs élèves étaient en situation d'échec ou en voie de l'être.
Pour consacrer plus d'heures à l'apprentissage de l'anglais, ils doivent voir les autres matières en moins de temps, ce qui exige plus d'efforts», justifie le porte-parole de la Commission scolaire de Laval, Jean-Pierre Archambault. «Un élève en difficulté au primaire le sera aussi au secondaire», ce qui peut mettre en péril l'obtention de son diplôme, prend-il soin de préciser. Or, «à la commission scolaire, on a des cibles à atteindre pour faire réussir nos élèves.
Dossier : Québec : Un modèle pour l'école française ? Le système éducatif canadien. Luc Chatel effectue à partir de demain, vendredi, une visite officielle de trois jours au Canada.
Le ministre de l'Education rencontrera son homologue au sein du gouvernement du Québec, Line Beauchamp, ainsi que des étudiants français en mobilité au Canada. Thèmes des entretiens : les apprentissages fondamentaux, la sécurité à l'école, et la politique en faveur de la jeunesse. Le système éducatif canadien fait en effet partie des plus performants de la planète et apparaissait au 6ème rang de la dernière enquête Pisa. Au cœur de cette réussite, des écoles autonomes dans un système très décentralisé. Les établissements y multiplient les expérimentations, comme le tout informatique, pour lutter contre le décrochage, diminuer l'échec scolaire, mais aussi combattre la violence.
Dans ce domaine, les Québécois privilégient des programmes d'action visant à modifier le comportement des parents, des enfants et des professeurs. Québec : Quel impact pour le Renouveau pédagogique ? Chercheur et auteur d'un rapport sur les dernières politiques éducatives au Québec, Gilles Roy répond à nos questions sur l'impact du "Renouveau pédagogique".
Pour lui, " le fait que le Québec réunit certaines conditions propices à l’instruction générale contribue à sa réussite". Les résultats de Pisa montrent un succès réel du système éducatif canadien en général et québécois en particulier. Peut-on en rappeler quelques données ? Les données de Pisa 2009 viennent effectivement conforter les bons résultats déjà documentés dans les vagues précédentes de PISA. On observe ainsi que le Canada se retrouve dans le peloton de tête en lecture (Canada = 524; moyenne de l’OCDE = 496), et qu’il affiche des scores nettement supérieurs à la moyenne internationale en mathématiques (Canada = 527; moyenne de l’OCDE = 497) et en sciences (Canada = 529; moyenne de l’OCDE = 501).
Dans quelle mesure la réforme pédagogique joue-t-elle dans ce résultat ? Québec-Canada: Expérience concluante à Verdun. S'il y a une polyvalente où l'utilisation des technologies pour lutter contre le décrochage scolaire des garçons commence à porter ses fruits, c'est bien l'École secondaire Monseigneur-Richard, dans l'arrondissement Verdun.
Il y a quelques mois, l'établissement a amorcé la troisième année de son programme «Garçons branchés», qui vise à lutter contre le décrochage scolaire chez les gars. En 2008, un élève sur deux inscrit dans cette polyvalente ne terminait pas ses études secondaires. Pour renverser la tendance, l'école Monseigneur-Richard a créé un groupe exclusivement réservé aux garçons et les a tous équipés d'ordinateurs portables reliés à un réseau Internet sans fil. Formation_ens.pdf (Objet application/pdf)