Crise de la dette: retour à la case départ. - George Papandréou s'adresse au peuple grec REUTERS - «Une folie politique et une idiotie économique.»
Markus Ferber, le spécialiste des questions européennes de la CSU, la branche bavaroise de la CDU de Mme Merkel, exprimait clairement dimanche 1er novembre la fureur allemande après l'annonce d’un référendum par le premier ministre grec George Papandréou. Fureur de voir réduit en fumée l’accord de sauvetage conclu la semaine passée à l’arraché à Bruxelles. Un éventuel «non» du peuple grec, en janvier, remet en question tout le dispositif européen de défense des pays sur-endettés, la Grèce mais aussi le Portugal, l’Espagne et l’Italie.
«Folie politique»? Publicité «Idiotie économique»? Marchés et dirigeants européens ont-ils raison de tomber à bras raccourcis sur le premier ministre grec? Reste bien sûr que le délai, trois mois c’est impossible, il faut faire voter en deux semaines. Sur la Grèce, l’objectif d’un retour à un endettement à 120% du PIB est salutaire. Eric Le Boucher.
Origines de la crise (fin) : CDO et p’tites pépées… (ou comment développer un système financier planétaire hyper casse-gueule qui affame la moitié de la planète, déstabilise l’économie du reste du monde et enrichit une poignée de tarés en costard-cravate adeptes des martini-gin et des clubs de streching…) Si vous voulez connaître les derniers détails du raz-de-marée parti en 2007 depuis le pays des adeptes des dindes géantes de Thanks-Giving, raz-de-marée qui s’est pointé en 2008 en Europe (pour être vaguement colmaté à coups de renflouement des banques) et qui s’est de nouveau répandu en 2011, c’est maintenant qu’il faut rester vigilant.
Tout réside dans la bonne compréhension des épisodes précédents : c’est à partir de tout cet enchaînement historique (décrit dans les épisodes ouane, tou, fri, faure) qu’on peut arriver à capter comment, à la charnière du XXème et du XXIème siècle, le système s’emballe encore un peu plus pour donner l’hérésie actuelle. . « On est les maîtres du mooooooonde ! » Devine qui vient dîner dans mon hedge-fund ?
« 75 milliards de recettes fiscales » perdues depuis 2007… en comptant large. “Depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, 75 milliards de recettes fiscales ont été perdus, en raison d’allègements en faveur des grandes entreprises et des ménages les plus favorisés.”
Le candidat socialiste répondait aux journalistes de Libération dans une longue interview, lundi 7 novembre. Interrogé sur le plan d'austérité prévu par le gouvernement, François Hollande estime qu'"il eût été légitime de récupérer une partie de ces sommes accordées sans résultat tangible sur l'économie réelle". Ces sommes, ce sont, selon le député corrézien, 75 milliards d'euros de recettes fiscales "perdus" depuis 2007. Ce chiffrage est-il correct ? Pléthore de chiffres différents 75 milliards de cadeaux fiscaux. D’où le PS tire-t-il cette estimation de “75 milliards” de cadeaux fiscaux sur le quinquennat, soit 15 milliards par an en moyenne ? Depuis, le chiffrage a pu varier.
Des explications ténues du PS Mais la crise a beaucoup bousculé de certitudes de 2007. Nos calculs confirment ceux du PS.