La thèse du réchauffement.
Reconsidérer la richesse - P. Viveret. I - Croissance, progrès, développement [ vers Haut, II , III , IV , §V , VI , Bas ] {cf. §4"Croissance et développement" in "Au-delà de la rareté", de Bruno Ventelou} La fameuse croissance du produit intérieur brut qui sert de boussole à la plupart de nos responsables a en effet ceci de remarquable qu'elle se moque de la nature des activités qu'elle additionne pourvu que celles ci génèrent des flux monétaires.
Elle comptabilise positivement toutes les destructions. Faute d'évaluer la nature des richesses produites ou détruites, nous sommes condamnés à voir nos outils actuels faciliter des comportements dangereux du point de vue du bien commun (fondent le mythe des “producteurs“ et des “ponctionneurs“). Refus de considérer comme productif le travail domestique + thèse de la non productivité des services publics Nous passons d'un univers où ce qui a vraiment de la valeur n'a pas de prix, pour rentrer dans un autre où ce qui n'a pas de prix n'a pas réellement de valeur. Terres rares, rareté relative et implications géoéconomiques. Terres rares et raretés relatives L’expression « terres rares », terme scientifique désignant 17 éléments de la série des lanthanides, porte à confusion puisque certains éléments sont plus communs que des minerais courants.
Seuls le dysprosium et le terbium sont réellement rares. Il n’y a donc pas de rareté géologique à proprement parlé mais plus une rareté d’ordre économique (une demande supérieure à l’offre impacte durablement les prix à la hausse) et stratégique (utilisation finale de la ressource et stratégies associées par les acteurs étatiques, financiers et industriels).
Par ailleurs, les terres rares sont difficiles à produire et ne sont rentables que si on en trouve en grande concentration. Managing Without Growth: Slower by Design, not Disaster by Peter Victor. Revue Démocratie.