Quand on tape sur Google "Paul Lambert" (le nom a été changé à la demande de notre interlocuteur) , la première page de résultats affiche une liste de textes informatifs sur l'usine de biocarburants qu'il a créée en Italie . Les clients, les fournisseurs, les candidats à l'embauche et les concurrents qui cherchent à se renseigner sur cet homme d'affaires découvrent un site d'entreprise très bien fait, des articles élogieux sur ses procédés innovants, des évaluations signées par des experts en marketing et en développement durable . Or, il y a quelques mois, la situation était très différente. Sur les dix premiers résultats Google, six étaient des documents rappelant que, dans les années 1980 et 1990, l'homme était un trafiquant d'armes international , et qu'il avait été mêlé à deux scandales politico-financiers.
2 anciens assassins allemands attaquent Wikipedia en justice Ces deux assassins condamnés et qui sont à présent en liberté avaient trouvé une célébrité lugubre en tuant un acteur allemand en 1990. Ils attaquent à présent Wikipédia pour que ce dernier les oublie. Le débat va plus loin car il confronte la loi allemande au premier amendement des États-Unis sur la liberté d'expression. En effet, la loi allemande rentre en contradiction avec l'américaine car cette première autorise à supprimer le nom d'un criminel au sein des informations dès lors qu'il a payé sa dette à la société. L'avocat allemand en charge du dossier est déjà arrivé à supprimer la citation des noms dans les grands média allemands présents en ligne.
Salle comble et débat très intéressant ce matin dans l'amphithéâtre de Sciences Politiques, concernant la protection de la vie privée sur internet et le droit à l'oubli. Le débat a été introduit par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique. Selon une étude américaine parue en août 2009, 45% des employeurs scrutent internet pour trouver des informations sur les candidats à l'embauche, contre 22% en 2009.