Banques: il n’est pas besoin de les couper en deux. Michel Barnier, commissaire européen au marché intérieur, a créé la surprise le 22 novembre en annonçant devant le Parlement européen la création d’un groupe de travail chargé de réfléchir à une éventuelle séparation des activités de banque de détail et de banque d’investissement.
L’idée n’est pas neuve, mais elle ne semblait pas jusqu’à présent faire partie des hypothèses de travail de la Commission. En France, on se montre très réservé sur le sujet. Prendre les banques universelles pour cible, n’est-ce pas s’attaquer à des établissements comme BNP Paribas, le Crédit Agricole, BPCE ou la Société générale qui sont en mesure de venir concurrencer les banques anglo-saxonnes? Publicité D’autant, nous fait-on remarquer, que la plupart des banques par lesquelles le scandale est arrivé au cours des dernières années n’étaient pas des banques universelles. Le vrai sujet, affirment certains experts, ce serait la taille. Etats-Unis, Royaume-Uni, des exemples? Alors se présente l’exemple anglais. Régulation bancaire : s'inspirer du Glass-Steagall Act de 1933.
Trois ans après la faillite de la banque Lehman Brothers le 15 septembre 2008, aucune mesure significative n'a été prise pour réguler le système financier ou pour démettre de leurs fonctions les personnes à l'origine de cette déconfiture.
La mesure phare de l'administration Obama, le Dodd-Frank Wall Street Reform Act du 21 juillet 2010, a été largement amendée, et soumise à un nombre si important de décrets d'application que beaucoup l'estiment inopérante. Trois ans se sont ainsi déjà écoulés depuis la chute des marchés sans que les mentalités évoluent. Il n'est pas pour autant trop tard pour changer les choses. Rappelons-nous qu'après le krach du jeudi 24 octobre 1929 les banques avaient déjà réussi à s'opposer aux réformes pendant un temps. Ce principe simple a été introduit en Europe après la fin de la guerre. La priorité est aujourd'hui de leur interdire de cumuler toutes les activités. Il est urgent d'agir et d'assainir notre système financier. Too big to fail, le film. J’ai récemment visionné le film-documentaire « Too big to fail » de Curtis Hanson et tiré du livre de Andrew Ross Sorkin.
Voici mes commentaires. Par Le Minarchiste, depuis Montréal, Québec Le générique du début commence bien mal, c’est-à-dire en indiquant à tort que la dérèglementation du système bancaire (sic) est à la source de la crise financière. Comme je l’expliquais ici, au moment de la crise, l’industrie financière n’avait jamais été autant règlementée. La seule exception est le Glass-Steagall Act, qui empêchait les banques commerciales de fusionner avec des banques d’investissement, qui fut éliminé en 1999.
Premièrement, même avant l’abolition de cette loi, les banques d’investissement étaient déjà autorisées à commercer et à détenir les actifs financiers au centre de la crise financière tels que les titres basés sur des prêts hypothécaires (RMBS, CMBS), les Credit Default Swaps (CDS) et les Collateral Debt Obligations (CDO). Conclusion : Quelles sont ses causes alors? —-Sur le web. Des banques pour quoi faire ? (suite et fin provisoire) - [Un peu d'économie] Pour certains économistes, l’abandon en 1999 aux États-Unis du [marron]Glass-Steagall Act[/marron] [ 1 ] est une des causes de la crise bancaire de 2008.
Ils sont rejoints par des personnalités jouant un rôle important dans le monde de la banque. Ainsi, le Gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King , juge « indispensable » une nouvelle division entre les activités bancaires pour les particuliers et le négoce spéculatif, et Paul Volcker , l’ancien président de la Réserve fédérale et conseiller du président Barack Obama, déclare « Les banques sont vouées à servir le public, et elles doivent se focaliser sur ces activités » .
Pour la séparation banque d’investissement / banque de détail Cette argumentation peut être présentée de manière un peu plus développée en résumant de l’intervention de Jean-Paul Pollin [ 3 ] dans le cadre de la Journée d’étude de l’OFCE : La crise financière, ses causes, son déroulement, ses conséquences. Quelles leçons ? 1. 2. A quoi vont servir les banques d'investissement ? Certains ont envisagé la disparition des banques d'investissement après la crise.
Toutes les activités, qu'il s'agisse de détenir des actifs financés par de la dette ou de vendre aux investisseurs des actifs avec des leviers d'endettement importants, sont compromises. Mais l'intervention des banques d'investissement sera encore nécessaire dans de nombreuses situations. Laissons à part l'activité de banque d'affaires conseil en fusions-acquisitions, qui reste florissante, puisque la crise provoque dans tous les secteurs un mouvement de consolidation, avec des entreprises en difficulté, d'autres « cash-rich », des cours boursiers anormalement bas... L'activité de M&A reste donc forte.
En ce qui concerne les activités de banque de financement et d'investissement, on peut penser que celles qui utilisaient le levier d'endettement vont rester durablement déprimées.