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Dépendance au portable

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Internet, smartphones... les nouvelles technologies nous rendent-elles dingues? Peut-on, oui ou non, parler d’addiction aux technologies numériques ?

Internet, smartphones... les nouvelles technologies nous rendent-elles dingues?

La question a été posée jeudi 21 février lors d’une audition à l’Assemblée nationale (“Le risque numérique : en prendre conscience pour mieux le maîtriser ?”). Parmi les sujets abordés, le problème de l’addiction, et pour en débattre, deux experts : Marc Valleur, directeur de l’hôpital Marmottan, un centre de soin spécialisé dans les pratiques addictives, et Olivier Oullier, professeur de psychologie cognitive à l’université d’Aix-Marseille.

D’emblée, ils ont tenu à rappeler une distinction fondamentale : il ne faut pas confondre simple dépendance et addiction clinique. “On est tous dépendants de plein de choses, explique le docteur Marc Valleur. Pour autant personne ne vient voir un psychiatre pour arrêter de regarder la télé. Si vous ne pouvez pas vous endormir loin de votre portable ou si vous checkez vos mentions sur Twitter toutes les dix minutes, rassurez-vous. L'addiction aux nouvelles technologies bientôt un problème de santé publique. Une étude réalisée par l'Université de Cambridge (Royaume Uni) a démontré que plus d'un tiers des personnes se sentent "dépassées" par la technologie.

L'addiction aux nouvelles technologies bientôt un problème de santé publique

Les chercheurs établissent un lien entre ce sentiment et l'addiction aux smartphones. Si plus d'un tiers des personnes interrogées se sent "dépassé" par la technologie, le chiffre est encore plus élevé pour les enfants : 43%. A peu près autant de répondants ont indiqué tenter de limiter leur utilisation des médias sociaux. Pour les chercheurs, les parents comme les enfants, doivent trouver un moyen de limiter l'impact des nouvelles technologies sur leurs vies. Un processus semblable à un régime. L’addiction au téléphone portable, un phénomène planétaire - France. Il y a des chiffres qui parlent.

L’addiction au téléphone portable, un phénomène planétaire - France

Et des comparaisons qui permettent d’en saisir, un peu, l’ampleur. Actuellement, sur les 6,8 milliards de Terriens, 5,1 milliards possèdent au moins un téléphone portable. C’est plus que de personnes qui possèdent une brosse à dents... Au-delà de l’aspect ludique de la comparaison des chiffres, la généralisation de l’utilisation des téléphones portables, et notamment des smartphones, a profondément bouleversé les comportements sociaux. L’étude mise en images et en ligne par Hight Tech Web (à visionner ci-dessous) nous apprend ainsi que 60% des utilisateurs de téléphone portable dorment avec leur terminal, et que 15% d’entre eux auraient même interrompu des ébats amoureux pour répondre au téléphone. Les Anglo-Saxons ont même forgé un néologisme pour qualifier les comportements asociaux liés à l’usage des téléphones intelligents : le « phubbing » (contraction de « phone » et « snubbing », pour « snober », en français).

Comportements addictifs. 1 - La nomophobie, la peur d'être séparé de son mobile. Chez certaines personnes, ne pas avoir accès à son mobile peut créer des situations d'angoisse forte : cette pathologie doit être traitée par un psychologue.

1 - La nomophobie, la peur d'être séparé de son mobile

Le téléphone portable est, aujourd'hui, l'un des outils des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) les plus utilisé au monde. Saviez-vous que le nombre de mobiles dépassait le nombre d'habitants dans le monde ? Il y a plus de 7 milliards de lignes mobiles sur les 5 continents ! Si l'évolution de l'utilisation n'est pas identique pour tous les pays, cela se vérifie dans le cas de la France : en 2012, les lignes de téléphonie mobile ont atteint 62 280 000 utilisateurs, sur les 65 millions d'habitants que compte la France.

Peut-on parler d’addiction aux nouvelles technologies. L’initiative de la « journée sans Facebook » est un indice, parmi d’autres, d’une préoccupation grandissante autour des effets de l’usage abondant de certains services ou outils numériques.

Bonjour, Cet article est très intéressant dans la mesure où le titre "journée sans Facebook" résonne en chacun de nous. Il nous renvoie à une prise de conscience de notre utilisation. Reconnaissance du problème et auto-discipline pour y remédier afin de pouvoir se reconnecter à notre vie intérieure... Est ce que nous pourrions envisager de nous donner de la valeur sans avoir à passer systématiquement par la validation d'autrui? Merci pour ce partage d'article. Cordialement, Emilie B – brissaud_groupeb_psy

Le succès actuel de la notion de « binge watching » qui indexe la visualisation de séries télévisées sur la consommation excessive et répétée d’alcool en est un autre signe.

Peut-on parler d’addiction aux nouvelles technologies

La terminologie psychopathologique de l’addiction est aujourd'hui dans toutes les bouches : dans une enquête récente, nos interviewés se disent volontiers « addict » (à leur téléphone, à Facebook, à Twitter, aux séries TV…), de nombreux articles de presse fleurissent sur le sujet, des robinsonnades qui vantent les mérites de quelques mois « sans » ( internet, mobile, …) paraissent dans plusieurs pays (dont « J’ai débranché, Comment revivre sans Internet après une overdose », de Thierry Crouzet), et des études quantitatives mesurent désormais combien de français se déclarent « dépendants ». Agir contre soi Méthodologie :