Le Parti québécois retire son «carré rouge» pour rassurer l’élite dirigeante. Home » Nouvelles internationales » Amérique du Nord » Canada » Grève étudiante au Québec Par Laurent Lafrance 30 juin 2012 La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a retiré son carré rouge, symbole de la grève étudiante, qu’elle arborait depuis le début du conflit en soi-disant soutien aux étudiants. Parallèlement, tous les députés péquistes ont aussi abandonné leur carré rouge et le parti a retiré celui qui décorait son logo officiel sur sa page web. «Je ne porterai plus le carré rouge. Mais on va continuer à porter la cause étudiante sans aucune réserve, a dit mercredi la chef péquiste. Le Parti québécois, un parti nationaliste indépendantiste de droite, a profité de la fête nationale du Québec pour souligner qu’il souhaite maintenant « passer à l'utilisation de la fleur de lysée, revenir à ce qui nous rassemble, à notre projet de pays et à la campagne électorale qui viendra».
Le Canada à la chasse aux écolos. Dans sa dernière loi d'orientation budgétaire, le gouvernement fédéral canadien de Stephen Harper modifie sensiblement la législation environnementale du pays. En plus des lois sur l'énergie et la biodiversité, les ONG écologistes sont mises en coupe réglée pour ne pas freiner les grands projets industriels nationaux. En marge des manifestations des étudiants québecois contre la réforme des universités, le projet de loi de finance canadien soulève l’inquiétude parmi les militants et organisations écologistes. Présenté par le gouvernement conservateur de Stephen Harper, la “loi C-38″ (ou “Omnibus bill”) impacte directement, en plus du budget fédéral, de nombreuses lois environnementales et bouleverse la gouvernance et la représentation des citoyens dans les débats sur les ressources naturelles.
Eldorado 500 milliards de dollars canadiens d’investissement sont attendus portant sur les 500 principaux projets économiques à travers le Canada dans les dix prochaines années. Blackout Fisc. De minute en minute | Éducation. Cet article est réservé aux membres vip Pour poursuivre la lecture / mois * Taxes Incluses * Certaines conditions s'appliquent Contenu réservé VIP : Nouvelles exclusives Galeries photos Cartes interactives Vidéos exclusives Contenu des chroniqueurs Compléments d’information Vos privilèges VIP : Accès illimité à 100 % du contenu internet Application mobile pour appareils Android et iOS.
Offre valide pour 6 mois, pour les nouveaux abonnés seulement. Droits de scolarité et loi 78: les manifestants déambulent à Montréal | Philippe Teisceira-Lessard et Émilie Bilodeau | Conflit étudiant. >>> Voyez cette manifestation en images avec les yeux de notre photographe André Pichette L'invitation a été lancée par l'ensemble des associations étudiantes. La Fédération étudiante universitaire du Québec a d'ailleurs remis son trajet à la police. La manifestation qui se tient à Montréal a débuté vers 14h00 à la Place du Canada. Plus de 8000 personnes ont confirmé leur présence sur la page Facebook de l'événement, mais davantage se sont pointées.
Les organisateurs croient que plus de 100 000 personnes sont présentes à Montréal, alors que d'autres observateurs parlent plutôt de dizaines de milliers. Au même moment à Québec, les militants qui s'étaient rassemblés devant l'Assemblée nationale ont quitté pour débuter la manifestation. Une manifestation pour les élections Pour la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, la manifestation s'inscrit dans un scénario électoral. Du côté de la CLASSE, on avoue que des élections automnales ne constituent pas un scénario idéal. Les manifestants québécois de nouveau dans la rue.
Des dizaines de milliers d'étudiants et citoyens de tous bords sont descendus vendredi dans les rues de Montréal et Québec. Ils protestent contre la hausse de 82% des frais de scolarité et la loi dite "spéciale" qui limite le droit de manifester. A Montréal, la manifestation a attiré 10 à 15'000 personnes, selon des estimations de l'Agence France Presse, tandis qu'une porte-parole d'un syndicat étudiant parlait de 100'000. La foule était surtout composée de jeunes, mais aussi de familles et de retraités qui défilaient au son des casseroles. Une pancarte interpellait le Premier ministre libéral Jean Charest: "131 jours de mépris, Charest, où as-tu mis ton coeur?
" Environ 5000 manifestants étaient par ailleurs réunis à Québec. Cinquième mois de mobilisation Le conflit, qui polarise fortement la province francophone, est entré dans son cinquième mois. Afp/ptur. Frais de scolarité dans l'enseignement supérieur. Arguments et résistance internationale. Les étudiant·e·s québécois·es sont en grève contre la hausse des frais d’inscription de 1600 dollars canadien sur 5 ans. Une histoire militante déjà riche est en train de s’écrire : déjà plus de 100 jours de grève, 30 manifestations nocturnes, des milliers d’heures d’assemblée générale. Une proposition du gouvernement aux portes-paroles étudiants, le 27 avril, a été refusée par 115 associations représentant plus de 300 000 étudiant·e·s.
Depuis la démission de la ministre Line Beauchamp le 14 mai, le gouvernement passe à la répression. La nouvelle loi 78, « loi matraque », votée le vendredi 18 mai, entrave le droit de manifester, interdit les piquets de grève et ferme les campus les plus mobilisés jusqu’à mi-août. D’autres pays connaissent ou ont connu des luttes similaires récemment : en Espagne et au Mexique cette année, en Angleterre et au Chili en 2011, à New York et en Californie en 2010.
. « Il est juste d’augmenter les frais puisque ce sont les riches qui vont à l’université » 24 juin 2012: journée mondiale de soutien aux étudiants québécois. Dimanche 24 juin 2012, Journée mondiale de Résistance en solidarité aux Québécois Communiqué du Soutien mondial aux Québécois en lutte À Paris: 14h - Rendez-vous Porte Dauphine Marche jusqu’au Trocadéro 15h30 - Rassemblement au Trocadéro, Parvis des droits de l’homme 17h00 - Fin Parcours / déroulement : 24 juin 2012 - Journée mondiale de Résistance en solidarité aux Québécois "Depuis plus de 100 jours maintenant, les étudiants québecois se soulèvent contre la hausse des frais de scolarité. Malgré cette atteinte à une des libertés fondamentales, le Québec continue de se soulever tous les jours par des actions artistiques et diverses manifestations au gré d’arrestations collectives arbitraires... Ce n’est pas la seule région du monde gagnée par la révolte.
Très rapidement, un élan de solidarité s’est constitué autour de la lutte québecoise grâce aux réseaux sociaux et plus largement avec Internet. Les voix du Printemps érable. Au Québec, même les alouettes sont en colère. Un. Les mains dans les poches, l’homme fredonne en marchant L’Alouette en colère de Félix Leclerc. Une femme sort sur son perron avec sa casserole, une spatule et une cuillère dans une main, un bambin dans l’autre. Trois collégiens arborant des carrés rouges haranguent les gens qui s’avancent sur leur balcon.
Sept. Au coin de la rue, où tous se rejoignent, les clients du bar commencent à sortir avec les instruments fournis par le patron : ils improvisent avec les lampadaires, la boîte aux lettres des postes. Neuf. D’autres, assis en terrasse, subissent. Onze. Quinze. Vingt-cinq. Deux cents. Cinq cents.500 ! Nous sommes à Montréal, sur le Plateau Mont-Royal, le 26 mai 2012. Venu du Chili, le « tintamarre », comme on dit en Acadie, est devenu un phénomène. Un phénomène institutionnalisé par les médias sociaux contre la loi spéciale 78 (PDF) adoptée par le Parlement québécois en urgence pour tenter de résoudre par la force une crise qui lui échappe. Montréal Photo : Joël Plouffe, mai 2012. Mobilisation sociale et critique des médias au Québec. Un rapide survol du paysage médiatique québécois et des instruments de cette vigilance permet de comprendre cette dernière.
Concentration des médias, observations des médias Un blogueur proposait, le 9 mai, sous le titre « Pourquoi pas, enfin, une manif contre nos deux empires médiatiques ? » d’organiser une manifestation devant le siège des deux grands groupes qui se partagent les médias au Québec : Québécor et Gesca. Le premier, Québécor, que nous avons déjà largement évoqué ici détient notamment Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec [1] ainsi que la chaîne de télévision TVA, qui a la plus forte audience au Québec. Seul le quotidien Le Devoir (3,5 % du tirage québécois, 30 à 40 000 exemplaires, 349 000 lecteurs [2] demeure indépendant depuis sa naissance, en 1910. Parce qu’il n’est pas un média lui-même, le Conseil de presse du Québec joue un rôle plus important.
Vigilance (1) : éditorialistes et journalistes de terrain Vigilance (2) : médias et police Ici comme ailleurs. Québec : la démocratie en crise. Après l’échec des négociations, la crise sociale s’enlise et s’envenime au Québec. Selon Christian Nadeau, professeur à l’Université de Montréal, le conflit dépasse le champ universitaire : il met en jeu un véritable choix de société et bouleverse en profondeur la vie politique québécoise. Les mesures d’exception promulguées par le gouvernement révèlent les pressions qui pèsent aujourd’hui sur la social-démocratie et la nécessité de la défendre.
Christian Nadeau rappelle ce que le mouvement social actuel au Québec doit à la lutte des étudiants, dont il ne faut pas perdre de vue les objectifs précis. Les étudiants québécois sont entrés en grève à la fin du mois de février pour protester contre une hausse sans précédent des frais de scolarité (une augmentation de 75% sur 5 ans). Christian Nadeau , professeur au département de philosophie de l’Université de Montréal, revient sur l’origine de ce conflit et analyse ses conséquences sur la vie politique québécoise.
Manifestation sur deux roues. Carrés rouges, vos papiers! Sont-ils réels, ces contrôles d’identité dans le métro pour les porteurs de carrés rouges, dont on entend parler depuis le début du Grand Prix de Montréal? Ceux qui affichent être contre la hausse des frais de scolarité se font-ils désormais fouiller, inviter au poste de police le plus près, comme on le raconte sur les réseaux sociaux depuis plusieurs heures? Samedi, deux journalistes du Devoir ont entrepris de tirer l’affaire au clair en épinglant sur leur poitrine des carrés rouges avant de s’engouffrer dans la gueule du métro. Résultat? Interpellation rapide, détention pour fin d’enquête. «On fait juste ça, du profilage criminel», a indiqué de suite un des agents du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) lors de la fouille de nos journalistes.
Samedi, 13h50: Sous le plein soleil, les journalistes Raphaël Dallaire Ferland et Catherine Lalonde se retrouvent Place Émilie-Gamelin. Dans le métro, avant d’accéder au quai, Raphaël se fait interpeller. Attente. Canada : nouvelles manifestations en marge du Grand Prix de F1 - Canada. Le Grand Prix du Canada de Formule 1 s'est bien déroulé dimanche 10 juin, malgré les menaces de coups d'éclat qui planaient à cause du conflit étudiant que connaît le Québec depuis la mi-février. Mais des échauffourées ont eu lieu samedi et dimanche soir. Les manifestants ont pris la rue et se sont retrouvés au milieu de personnes venues pour les festivités du Grand Prix et pour divers festivals. Avec notre correspondante à Montréal, Marie-Laure Josselin Finalement, Lewis Hamilton (McLaren-Mercedes) a roulé jusqu’à la victoire sans problème pour ce Grand Prix de Formule 1. Mais c’est en marge du Grand Prix que ce sont déroulées les actions. L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (la CLASSE), l’association étudiante la plus radicale et la plus importante, y voit là du « profilage politique ».
Dimanche soir, la tension était encore forte. GP du Canada: au moins 25 manifestants arrêtés à Montréal. Au moins 25 personnes ont été arrêtées samedi soir à Montréal à l'issue d'une marche de quelque 500 manifestants qui protestaient contre la hausse des frais de scolarité, et, par extension, contre le Grand Prix de F1, en cours dans la ville québécoise. La police de Montréal qui a fourni ce bilan provisoire à 23h00 locales, a souligné qu'il s'agissait d'arrestations ciblées, que ses opérations étaient en cours et que de nouvelles arrestations pourraient survenir.
En fait, des groupes de manifestants cherchaient à se mêler à la foule en fête évoluant autour de stands de F1 et remplissant les terrasses de cafés dans deux rues rendues piétonnes pour l'occasion. Certains de ces groupes étaient repoussés fermement par la police anti-émeute armée de matraques, qui a eu recours au moins une fois à des gaz lacrymogènes. Le début de cette 47e marche nocturne quotidienne s'est déroulé pacifiquement, au milieu d'un concert de casseroles, certains marcheurs portant des masques de carnaval.
Grand Prix du Canada: manifestation à vélo dans les rues de Montréal. Entre cinq et six cents manifestants à vélo ont parcouru dimanche en milieu de journée le centre de Montréal pour dénoncer la hausse des frais de scolarité annoncée par le gouvernement québécois, mais aussi la tenue du Grand Prix de Formule 1 et le pouvoir en général. Loin du circuit où, au même moment, vrombissaient les bolides du Grand Prix du Canada, les cyclistes ont roulé joyeusement à travers des rues presque vides, accompagnés de coups de sifflets, de cornes de brume et de casseroles, que certains avaient fixés à leur monture, et salués par les passants et les klaxons des automobilistes. "La crise étudiante est devenue une crise sociale avec plein de causes qui étaient cachées jusqu'à présent par la tradition de non-confrontation propre au Québec", expliquait tout en pédalant un jeune barbu, Sébastien Grenier, "étudiant en histoire à l'Université du Québec et travailleur à temps plein".
"Nous manifestons pour nous réapproprier l'espace public.