
Ubu
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Im Takt dresse un pont prometteur entre l'afropop désossée de Vampire Weekend, le groove ecstasiée de !!!, le math-rock visionnaire de Foals, le punk funk illuminé de LCD Soundsystem et l'electro post-rave de Fuck Buttons. Mais cette avalanche de références n'est qu'un moyen dérisoire de se retrouver dans ses morceaux aux mille et une entrées et autant de double-fonds. Économe de moyens (une batterie, deux claviers, deux guitares), le trio brestois est maximaliste dans ses intentions -– et les concrétise de la plus belle manière : sans laisser aucun répit à l'auditeur, qui ne peut que succomber à ces titres instrumentaux robotiques et nerveux. <p style="text-align:right;color:#A8A8A8"></p>
Im Takt
"Une démarche prenant le contre-pied de l'attendu, de l'entendu, pour proposer un langage neuf, rejeton bâtard du dadaïsme et de la no-wave débranchée." Mein Sohn William hurle, maltraite sa guitare à grands coups d'archet, triture quelques machines, dédouble sa voix trafiquée, ses rythmes et ses accords dans un tourbillon post-folk et noise acoustique. Derrière ce patronyme germanique et une telle muraille sonore, les entrelacs bruitistes et les dissonances pleines de promesses, se cache un Rennais et se détachent surtout de véritables mélodies empreintes de théâtralité dérangée. Et, surtout, une démarche prenant le contre-pied de l'attendu, de l'entendu, pour proposer un langage neuf, rejeton bâtard du dadaïsme et de la no-wave débranchée. <p style="text-align:right;color:#A8A8A8"></p>
Mein Sohn William
Jesus Christ Fashion Barbe
Comme Gablé, ce trio vient de Caen et partage avec LA révélation 2009 un certain sens de l'absurde - jugez de ce nom ! Mais ne vous arrêtez pas à ce patronyme surréaliste. Loin du second degré rédhibitoire, Jesus Christ Fashion Barbe possède une tripotée de chansons importantes. Et déploie une pop vive et nerveuse, pas loin du Wedding Present (le hit Pimp) ou de Sebadoh (cette coolitude apparente)."Le duo a des idées qui “fuzz”, “surf” sur une vague mélodique et bruyante, et donne un coup de fouet au rock garage et à la pop sixties." Non. Ce n’est pas sur le seuil d’une cabane au Canada que ces deux garçons ont débuté cette aventure. Mais au cœur de la Bretagne, il y a maintenant deux ans. Pourtant, c’est bien outre-Atlantique, et outre-Manche, que 50 Miles From Vancouver puise son inspiration. Avec Jesus & Mary Chain en parrain consacré, Beach Fossils et Best Coast comme compagnons de jeu contemporain, le duo a des idées qui “fuzz”, “surf” sur une vague mélodique et bruyante, et donne un coup de fouet au rock garage et à la pop sixties.
Fifty Miles From Vancouver
Shiko Shiko
Wonderboy
Après avoir écumé les bars parisiens pendant quelques années, ce jeune Rennais amoureux d’un rock sixties dépenaillé et affranchi est de retour dans sa cité natale. Une guitare rêche, un harmonica et une boîte à rythmes sont les seuls accessoires nécessaires pour donner vie à ses compositions personnelles, mélange minimaliste de bricolages électriques et de fulgurances bluesy, à mi-chemin des œuvres du jeune Beck et de The Black Keys. Après avoir enregistré l’an dernier à domicile un premier album original, il s’est payé le luxe de revisiter intégralement, avec un respect teinté d’insolence, le classique des Rolling Stones, Aftermath. Depuis peu, il a appelé en renfort deux amis pour donner des concerts sans fioriture, ni temps mort.Splash Wave
JUVENILES
Dites le fort : ils sont jeunes, ils sont fiers ! Et ils ont de quoi, les bougres. À Rennes, un membre de The Wankin’ Noodles (cf. Trans Musicales 2008 et 2009) s’acoquine avec deux ex-Russian Sextoys et en quelques semaines, le trio affole la Toile.11
Empruntant leur patronyme animalier à un titre de Joanna Newsom, ce singe et cet ours ne sont pas tout à fait des inconnus dans le paysage musical rennais puisque deux de ses membres se sont déjà signalés au sein de Moana. S’abreuvant aux mêmes sources néo-psychédéliques que Dan Deacon ou Animal Collective, le quatuor confectionne des chansons colorées et festives, où se mélangent harmonieusement mélodies étonnantes, basses surpuissantes et synthés virevoltants. Les cinq titres de son premier EP (Press Start, 2011) oscillent ainsi entre l’allégresse et la mélancolie et témoignent d’un bel esprit à la fois créatif et ludique.
MONKEY & BEAR
Le regard résolument tourné vers l’autre côté de l’Atlantique, ce quatuor nantais, qui compte dans ses rangs le batteur de Minitel Rose et le bassiste d’Elephanz, ne dissimule pas un amour immodéré pour la musique californienne, en témoignent les compositions disséminées sur les deux EP publiés par le label FVTVR (Walker’sLamentet Miami, 2010). Ambiances soul, atmosphères parfois psychédéliques et chœurs mixtes évoquant les plus belles heures de la music sont autant d’influences parfaitement digérées par cette formation aux chansons accrocheuses, qui aime jouer sur les contrastes pour mieux créer un effet de surprise. <p style="text-align:right;color:#A8A8A8"></p>

