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Journalisme et internet

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CONTENU LIBRE. [blog] Géolocalisation et journalisme  Deux choses que je voulais partager avec vous. • La première concerne les articles en ligne écrits par des journalistes. J’utilise de plus en plus d’applications me permettant d’accéder aux données géolocalisées autour de moi. C’est particulièrement pratique quand on voyage dans un endroit qu’on ne connait pas bien. Vous ne le savez peut-être pas, mais de nombreux articles Wikipedia sont déjà géolocalisés (bâtiments, lieux historiques, etc). On y accède facilement grâce à un smartphone doté d’une application dédiée. La géolocalisation est devenue une technologie grand public, une façon de plus en plus populaire d’appréhender son environnement (notamment pour les touristes). Et là je me dis que les journalistes ou les médias en ligne nous rendraient service en géolocalisant certains de leurs articles. Imaginez une seconde qu’on puisse se déplacer dans Paris ou ailleurs et accéder directement aux articles correspondants au lieu qu’on visite.

My two cents. “Les pure players doivent prendre plus de risques” Innover. En cette rentrée 2011, c'est le maître mot d'Arnaud Mercier, chercheur et animateur de ObsWeb. Innover dans la forme en utilisant le potentiel du multimédia, dans le fond en s'ouvrant à la curation, pour s'affranchir des anciennes contraintes.

Retour sur la rentrée des médias en ligne avec Arnaud Mercier, chercheur et professeur en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paul Verlaine de Metz. Il anime également le projet Obsweb, un observatoire du webjournalisme. Qu’est ce qu’il manque selon vous aux médias en ligne pour être réellement innovants? Il existe peu de titres qui, soit pour des raisons financières, soit pour des motifs de paresse intellectuelle ou de priorités stratégiques, ont décidé de prendre à bras le corps la question de l’Internet pour en faire quelque chose de réellement innovant. Comment percevez-vous cette rentrée 2011 pour les pure players?

Je ne comprends pas bien cette idée de rentrée. Elles sont majeures! Les médias en ligne à l’âge de raison. Pour cette rentrée, Rue89, Slate.fr ou Mediapart espèrent capitaliser sur la présidentielle, tandis que les petits nouveaux préparent leur arrivée dans la cour des grands. 2012, scénario catastrophe pour les sites d’information en ligne non adossés à un titre papier, appelés pure players ?

Ce n’est pas ce qui se profile à l’orée de la saison médiatique 2011-2012. Et l’arrivée de petits nouveaux – d’une version française du Huffington Post à un site hybride 100% Lagardère – semble confirmer qu’il y a encore de la place pour l’information en ligne. Pour la présidentielle, les anciens capitalisent sur leurs acquis Continuité, développement et innovation : tels sont les maîtres mots employés par les acteurs de l’information en ligne pour qualifier la saison qui s’annonce.

En dehors de Rue89, dont la nouvelle maquette sortira courant octobre 2011, pas de grands changements à l’horizon pour l’information sur Internet. Slate.fr continue son développement sans accélération incontrôlée. La chaîne alimentaire des médias. L'univers des médias est une industrie compétitive, l'information en est au coeur. Le parallèle entre chaîne alimentaire et circuit de l'information est des plus pertinent pour comprendre cette jungle.

Article initialement publié sur The Meta-Activism Project, repéré par OWNI.eu et traduit par Marie Telling. Sauf mention contraire, tous les liens de cet article sont en anglais. Peu de dichotomies ont survécu au printemps arabe dans le monde des médias. Celle entre producteurs et consommateurs est déjà morte. Les blogs ont commencé la bataille il y a quelques années quand ceux qui étaient alors des lecteurs ont commencé à produire leur propre contenu. La dichotomie entre anciens et nouveaux médias devient de plus en plus trouble. Elles ne considèrent pas les médias sociaux comme des phénomènes marginaux mais comme des sources à part entière. Comment comprendre l’environnement médiatique du 21e siècle si celui-ci ne s’envisage pas en termes de dichotomie ? Encadrer les réseaux sociaux: pourquoi les médias se trompent. Après l'apparition de règles d'utilisation des réseaux sociaux à l'AFP et chez France Télévisions, Morgane Tual s'interroge sur la relation que les journalistes entretiennent avec Twitter et Facebook.

Journalistes souvent, internautes toujours. Ça y est. Avec l’affaire DSK, les médias français ont pris conscience de l’existence des réseaux sociaux. Ou tout du moins, de leur importance. Comme les hommes politiques, qui semblent avoir découvert il y a peu Internet, il est désormais temps de “régulariser”, de “charter”, bref, de censurer. De quoi souffre la presse aujourd’hui ? Que veut faire la presse aujourd’hui ? Pour la transparence, l’indépendance d’esprit et le reste, on repassera. Rafraîchir l’image de la presse Pourtant, la liberté de ton que les journalistes ont trouvée sur Twitter est, je pense, une énorme opportunité pour rafraîchir l’image de la presse en France.

En critiquant Libé, ses journalistes lui ont rendu service Autre question : qu’a-t-on le droit de dire ou non ? Qui a peur du grand méchant Twitter? Les réseaux en général et Twitter en particulier, font encore peur à bon nombre de journalistes. Pourquoi ? Parce qu'il faut accepter de s'y mettre (un peu) en danger. Twitter ou ne pas twitter, telle est désormais la question dans bon nombre de rédactions. Et l’on réclame des chartes, des guides, bref, tout un arsenal car, au fond, beaucoup de journalistes ont la trouille du numérique, des réseaux sociaux en général et de Twitter en particulier.

Pourquoi ? Sur Twitter, le journaliste est à poil devant ses lecteurs Twitter n’est pas un outil corporate destiné à faire la publicité du média pour lequel on travaille, ce n’est pas une page Facebook gérée par un community manager ou un jeune journaliste un peu geek (souvent en CDD)… Non, sur Twitter, le journaliste est tout seul. Bref, sur Twitter, les journalistes sont devant leurs lecteurs. Partout dans le monde, Twitter questionne le journalisme Twitter casse les codes du respect dû aux anciens Sur Twitter, les erreurs sont plus vite repérées. Non, Google n’est pas responsable de la standardisation journalistique. Clones journalistiques ? Dans un article intéressant, mais assez démago, Owni pose la question suivante : les journalistes écrivent-ils pour Google ?

Le vil moteur est supposé pervertir les journalistes qui s’intéressent plus à l’efficacité SEO de leur prose qu’à la satisfaction de leurs lecteurs. C’est partiellement vrai, mais la responsabilité en incombe aux journalistes, pas à Google. D’abord il convient de rappeler une évidence économique : le but de Google est de faire des profits, or pour se faire, l’entreprise a opté dès l’origine pour la satisfaction du client, plus que les autres. Google dont j’observe avec une certaine inquiétude par ailleurs le développement tentaculaire, n’en est pas moins méritant sur son core-business : il a réussi car c’est le plus efficace, celui qui rend globalement le meilleur service aux internautes.

“L’écriture web” n’est pas destinée à Google, mais bien au récepteur final : le lecteur internaute. Titres 20 minutes Cyrille Frank aka Cyceron. Journalisme: écrire pour Google, est-ce se prostituer? Une polémique récurrente vient balayer les rives du monde journalistique: est-ce une hérésie d’optimiser ses titres pour les moteurs de recherche? Récemment, Jeff Mignon est revenu sur le sujet à la suite d’un article de CNet. On a avait déjà lu ici ou là quelques considérations sur la dérive supposée de la titraille. La polémique est aussi vaine que stérile. Le fait de devoir assurer un référencement convenable à ses articles est une nécessité pour les sites d’information qui drainent 40 à 60 % de leur fréquentation des moteurs de recherche.

La chose n’est pas nouvelle dans le monde des médias. Les contraintes « imposées » aujourd’hui par les moteurs de recherche correspondent seulement à la nécessité d’être vu au sein d’un flot d’information considérable traitant du même sujet ou de thèmes connexes. Difficile de ne pas être d’accord avec Emmanuel, quand il écrit: Le vrai danger réside dans la pression qui peut s’exercer sur certains auteurs, éditeurs ou rédacteurs en chef.