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Plan de sauvetage

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Qui veut étrangler le Portugal? Le 6 avril, José Socrates a officiellement demandé l’aide de l’Union européenne. Le Premier ministre du gouvernement portugais démissionnaire n’avait plus le choix. Les pressions exercées sur son pays étaient trop fortes. Il fallait qu’il se soumette. Le suspense a finalement été de courte durée. Depuis le 31 mars, l’appel à l’aide extérieure paraissait inévitable. Ce jour-là, on avait appris que le déficit public s’était établi en 2010 à 8,6% du PIB, bien au-dessus de l’objectif officiel de 7,3%. Il n’y avait là rien de dramatique: pas de dérapage des finances de l’Etat, pas de laisser aller, simplement, avec Eurostat, une divergence d’interprétation des règles européennes qui contraignait le Portugal à réintégrer dans ses comptes les pertes d’une banque nationalisée et d’entreprises publiques de transport. publicité Le tort d'être un petit pays Manifestement, s’il n’y avait pas eu auparavant les crises grecque et irlandaise, jamais le Portugal n’aurait connu cette humiliation.

L'Europe a tout intérêt à sauver le Portugal. "A l'aide", titre aujourd'hui le quotidien lisboète Publico. Après avoir longtemps tergiversé et contraint le Premier ministre socialiste à démissionner, le Portugal a fini par céder, en se résignant à demander "l'assistance financière" de l'Europe du fait l'"aggravation dramatique" de la situation. Les taux d'intérêt exigés par les marchés financiers internationaux et les banques portugaises avaient atteint ces derniers jours des niveaux tellement prohibitifs que ceux qui seront proposés par l'Union européenne apparaitront, probablement, comme relativement raisonnables.

Le coup de grâce a été porté vendredi dernier par l'agence de notation Fitch qui avait rétrogradé la note souveraine du Portugal à BBB+, dernier palier avant la catégorie "spéculative". Au moins 75 milliards d'euros Les détails du plan de sauvetage ne seront pas connus avant la réunion des ministres des Finances de l’UE, vendredi et samedi à Budapest. Il serait alors le troisième candidat à l'aide européenne.

Les Portugais échappent au pire. Le FMI, l'Union européenne et Banque centrale européenne vont aider le Portugal. Avec pour objectif d’éviter un scénario à la grecque ou à l’irlandaise. Le ministre des Finances prévoit une reprise économique en 2013. Mais d'ici là, les Portugais vont serrer leurs ceintures de plusieurs crans. "Nous avons évité le pire. " les Portugais ont poussé un soupir de soulagement en apprenant que certaines mesures très impopulaires ne figureraient pas dans l’accord négocié entre le gouvernement et la Troïka de l’aide internationale. Parmi celles-ci figuraient en bonne place la suppression des primes de vacances et de noël. Il paraît logique que les réformes envisagées évitent de s’en prendre à ce bonus de pouvoir d'achat, ceci d’autant plus que l’impopularité de la mesure risquait d’aggraver la tension sociale.

Une ardoise lourde Il faudra pourtant payer. Les prestations sociales (indemnités chômage, de congés parentaux) vont être soumises à l’impôt. Des réformes structurelles. Leaked bailout plan. Bruxelles débloque 78 milliards pour mettre le Portugal à l'abri de la spéculation - POLITIQUE ECONOMIQUE BUDGET POLITIQUE SOCIALE.