background preloader

Le Crosnier

Facebook Twitter

Une bonne nouvelle pour la théorie des Biens Communs. Le prix Nobel d’économie a été décerné le 12 octobre 2009 à Elinor Ostrom, qui travaille sur les Communs, cette forme spécifique de propriété et de gouvernance qui place les décisions collectives des « communautés » au centre du jeu socio-économique.

Une bonne nouvelle pour la théorie des Biens Communs

Cette question des Biens communs a longtemps été ignorée par la science économique, par la politique et par les mouvements sociaux, mais elle est en passe de redevenir un « outil pour penser » majeur. Le prix Nobel d’économie a été décerné le 12 octobre 2009 à Elinor Ostrom et Oliver Williamson. Leurs travaux, quoique très différents, s’écratent des travaux de modélisation économique appuyée sur le modèle néo-classique, mais portent sur un « retour au réel ». En soi, ce simple fait serait une bonne nouvelle. Ajoutons que Elinor Ostrom est aussi la première femme récompensée par un Prix Nobel d’économie... pour des travaux sur l’organisation collective de la vie. La question des « Communs » est au coeur de l’histoire du capitalisme. Les prédicateurs de la génétique extrême. Le géo-engineering, la génétique extrême, la manipulation de la matière au niveau nanométrique, les technologies informatiques et cognitivistes participent à des degrés divers à l’explosion d’un nouveau modèle de la recherche scientifique.

Les prédicateurs de la génétique extrême

A la source de cette approche, on trouve en général la volonté de définir des problèmes majeurs face auxquels les sociétés, et plus particulièrement les politiques, seraient incapables de répondre. Dès lors, les demandes de bien-être, de sécurité, d’une vie longue tranquillement installé auprès d’une corne d’abondance doivent trouver réponse non dans l’organisation du monde et la décision démocratique, ce qui pourrait peut-être conduire à un renoncement à la prédation sur la nature, mais dans les technologies de nos démiurges ; dans leur « plan B ». Sans qu’ils ne s’interrogent jamais sur les présupposés des désirs ainsi définis, qui ne reflètent au fond que la vision nombriliste de l’humanité riche et dominante.

Les nouveaux Galilée... disent-ils. La boîte de Pandore de la biologie synthétique - Les blogs du Di. Avec ce texte, Hervé Le Crosnier inaugure le blog « Puces savantes », où seront mises en question les technologies qui semblent continuellement s’imposer aux citoyens, sans que les rapports de forces qui les préparent et les transformations qu’elles impliquent dans la société soient toujours exposés ni débattus.

La boîte de Pandore de la biologie synthétique - Les blogs du Di

Le journal Science a publié, jeudi 20 mai 2010, un article d’une équipe de recherche, emmenée par Craig Venter, revendiquant la création de la première cellule dotée d’un ADN entièrement réalisé par ordinateur [1]. Pour Venter, cela représente « une étape importante scientifiquement et philosophiquement ». En réalité, l’expérience est plus modeste... mais aussi plus inquiétante. Il s’est agi de synthétiser un chromosome dont le code a été écrit par ordinateur, de le construire en s’aidant de levures, de l’introduire ensuite dans une cellule, et de le retrouver après la division de cette cellule. Car vendre est bien l’objectif de ces recherches en biologie synthétique.