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Bertrand Calenge

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Bertrand Calenge a été directeur ou directeur adjoint de quelques bibliothèques centrales de prêt (Cantal, Martinique, Saône-et-Loire) avant de travailler au ministère de la Culture.

Il a été chargé de la création de l'Institut de formation des bibliothécaires (aujourd'hui fusionné avec l'Enssib) puis a été rédacteur en chef du Bulletin des bibliothèques de France.

Conservateur général, il devient responsable de la communication interne et de l’évaluation à la bibliothèque municipale de Lyon de 2002 à 2010, et assure l'intérim de la direction au départ de Patrick Bazin (de juillet 2010 à juin 2011). Il est à partir de 2012 directeur des études de l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques (Enssib)2, et prend sa retraite en 2015.

Ses travaux ont en particulier porté sur la notion de politique documentaire, à travers la publication d'ouvrages dédiés à la question et l'animation du groupe de recherche Poldoc de l'Enssib.

En décembre 2015, Bertrand Calenge annonce sa retraite professionnelle du monde des bibliothèques. Il meurt peu après le 3 janvier 20166.

Promenades dans les bibliothèques au XXIe siècle. Bertrand Calenge. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Bertrand Calenge

Bertrand Calenge est un bibliothécaire français, qui a notamment diffusé la notion de « politique documentaire » dans les bibliothèques françaises. Parcours[modifier | modifier le code] Statuts, fonctions et organigrammes. Deux ans après la publication des statuts des personnels des bibliothèques, des questions se posent toujours sur la nouvelle hiérarchie de corps et de grades des bibliothèques, hiérarchie qui a commencé d'influencer l'organisation même du travail dans les établissements.

Statuts, fonctions et organigrammes

Toutes les conséquences de ces dispositions statutaires n'ont pas été tirées, alors que les mesures d'application sont prises pour la deuxième année consécutive. Il est facile de constater qu'un déficit d'explication existe au sein des établissements au risque de provoquer incompréhension et frustration parmi les personnels.

Au-delà de l'appréciation que l'on peut porter sur les statuts, il convient donc d'essayer de montrer qu'ils modifient le paysage des métiers dans les bibliothèques, en envisageant tout d'abord la situation des personnels de l'Etat pour la comparer à celle induite par les statuts territoriaux. Le nouveau visage des collections. Réfléchir aux collections en 2010 ne peut évidemment pas se faire en ignorant la réalité du numérique, à la fois parce qu’une part croissante des contenus s’y déplace, et parce que les usages informatifs d’internet connaissent un intérêt croissant.

Le nouveau visage des collections

Au vu de ce constat élémentaire, des esprits se voulant logiques anticipent la fin prochaine des collections matérielles et leur substitution par une gigantesque bibliothèque numérique mondiale. N’ayant pas de talents d’anticipation, je me contenterai de réfléchir à la réalité actuelle des collections – dans les bibliothèques publiques au moins – et à l’évolution du positionnement des bibliothécaires vis-à-vis de celles-ci. À quoi servent les collections ? Un constat En revanche, c’est dans l’articulation entre pratiques/postures et types de documents appropriés qu’une évolution très forte apparaît. Alors, quelles collections avec cette nouvelle donne ? Le virage ? Contenus des bibliothèques numériques et bibliothéconomie. Pour ses 35es journées d’études tenues les 6 et 7 mai 2000, le CEBRAL (Cercle d’étude des bibliothèques des régions Aquitaine-Languedoc) avait choisi le Carré d’Art à Nîmes, et le thème bien à la mode des bibliothèques numériques (« L’émergence et le développement des bibliothèques numériques : vers une nouvelle bibliothéconomie?

Contenus des bibliothèques numériques et bibliothéconomie

»). On aurait pu craindre d’assister au ressassement habituel des utopies lyriques sur les vertus supposées du tout-numérique, ou à l’étalage abscons de complexes technologies : il n’en fut rien, grâce à la qualité des intervenants, et à leur souci de s’attacher aux conséquences bibliothéconomiques de leurs analyses et pratiques. Recherche et documentation. Les quelques années écoulées ont fréquemment mis l'accent sur l'accueil d'une population étudiante en accroissement constant.

Recherche et documentation

En s'interrogeant cette année sur les rapports complexes entre recherche et documentation, l'Association des directeurs de la documentation et des bibliothèques universitaires (ADBU) proposait dans sa journée d'étude annuelle un coup de projecteurs bienvenu pour éclairer un monde où mutations et permanences s'enchevêtrent. Accueillie dans le Casino de Dunkerque le 17 septembre, l'ADBU a voulu donner également la parole à des chercheurs comme à des bibliothécaires, tentant de marier les besoins et exigences de deux discours souvent guidés par des préoccupations différentes.

Les bM à la recherche de leurs usagers. Le constat d’une stagnation, voire d’une baisse des inscrits dans les bibliothèques municipales (18,22 % de la population desservie en 1999 contre 18,44 % en 1998 au niveau national) peut faire lancer un cri d’alarme : les BM auraient atteint leur seuil d’incompétence… Examinons les faits d’abord au niveau des statistiques 1 : le taux d’inscrits est rapporté au nombre d’habitants de la commune-siège.

Les bM à la recherche de leurs usagers

Or, d’une part l’échantillon statistique de référence change d’une année sur l’autre (139 bibliothèques de plus entre 1998 et 1999), d’autre part le nombre de bibliothèques intercommunales s’accroît (de 60 en 1998 à 170 en 1999), augmentant de fait la population des communes-sièges desservies. Emprunteurs et usagers Mais, soit : admettons sinon la baisse, du moins la stagnation récente des inscrits, alors qu’on connaît depuis vingt ans une véritable floraison de bibliothèques.

Mais que compte-t-on (pour reprendre la célèbre question d’Anne-Marie Bertrand) ? Le guichet du Savoir® En quelques années, le discours sur l’accès au savoir documenté a connu un glissement : il y a dix ans, on évoquait volontiers l’accès aux catalogues en ligne, et les millions de notices qu’on pouvait y trouver.

Le guichet du Savoir®

Aujourd’hui, on parlera plutôt de contenus en ligne. Ce glissement questionne les bibliothèques à un double titre : proposent-elles seulement des documents secondaires (les notices) et des contenants (les documents primaires), ou sont-elles capables de se positionner par rapport à des contenus, donc à entrer dans les documents eux-mêmes ? Technologies de l'information dans les universités. C’est aux portes de Paris, dans l’université de Marne-la-Vallée, que s’est déroulé du 14 au 16 septembre 2000, le 30 e congrès de l’Association des directeurs et des personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation (ADBU).

Technologies de l'information dans les universités

La journée d’étude organisée à cette occasion portait sur les changements apportés par les technologies de l’information dans les universités et leurs services de documentation. Une question d’organisation Les technologies de l’information, ce n’est pas simplement un meilleur stockage des données, une accessibilité accrue à celles-ci, et une accélération des échanges. Les indicateurs de performance. L'expansion et la diversification des services offerts, comme l'accroissement des moyens dans un contexte économique difficile, rendent indispensable l'évaluation de l'efficacité des bibliothèques comme celle du rapport coût/efficacité.

Les indicateurs de performance

Quels tableaux de bord ? Derrière la construction nommée « tableau de bord » se profile l’idée de la connaissance décisive.

Quels tableaux de bord ?

Connaissance décisive, car le tableau de bord est censé présenter de façon cohérente et pondérée les différents indicateurs permettant au décideur d’agir au mieux, en toute connaissance de cause. Voilà une dimension prégnante, tant dans le langage commun que dans celui des gestionnaires. Le tableau de bord, dans sa dimension métaphorique, évoque le conducteur automobile qui, doté des cadrans lui indiquant vitesse, niveaux de carburant et autres fluides, et d’un GPS perfectionné, sait qu’il dispose en un regard de l’essentiel des outils utiles pour lui faire atteindre sa destination. Dans une dimension plus managériale, le tableau de bord permet à l’entrepreneur de connaître l’état de ses stocks, de ses ventes, de sa production et productivité, de ses ressources financières, etc., données encore indispensables pour faire prospérer autant que possible son entreprise.

Février 2008. Un outil de gestion des collections. La réflexion actuelle sur la gestion des collections encourage à l'élaboration de plans de développement de collections. En marge et en continuité d'un ouvrage récent 1, l'auteur propose ici le premier volet d'une approche concrète d'outils simples de gestion des collections, utilisables par tous les types de bibliothèque. Un second volet, consacré à la formalisation de l'espace disponible et renouvelé, complétera la réflexion dans une prochaine livraison du BBF. Définir une politique d'acquisitions est un acte difficile, qui renvoie à de multiples points de vue : la qualité des documents sélectionnés, les procédures d'acquisition proprement dites, et la formalisation d'un plan de développement des collections.

C'est sur ce dernier point que nous voudrions nous attarder en réfléchissant aux outils nécessaires à la maîtrise d'un tel plan. Le contenu et le contenant Le contenant, quant à lui, se disperse en multiples unités matérielles. Bibliothèques et art contemporain. En prélude au congrès de l’Association des bibliothécaires français (ABF) à Montpellier, Nîmes accueillait une journée d’étude consacrée à « Art et bibliothèques », journée proposée par la sous-section ABF des bibliothèques d’art. Lieu prédestiné pour accueillir un tel sujet, le Carré d’art s’ouvrait aux débats, avant d’offrir aux Nîmois quelques jours plus tard un ensemble de manifestations ayant justement pour thème « Carré livres d’art (istes) ». Quelques bibliothèques À travers le témoignage venu d’établissements variés, la matinée fut consacrée à déterminer la place de l’art dans les collections.

Cette thématique se révéla immédiatement complexe. Jean-François Foucaud, directeur du département Littérature et Art à la Bibliothèque nationale de France (BnF), démontra l’ambiguïté du concept dans une bibliothèque à vocation encyclopédique. Quand peut-on établir qu'une bibliothèque dispose d'une politique documentaire ? S’il est un terme largement répandu aujourd’hui dans les bibliothèques françaises, c’est bien celui de politique documentaire. L’émergence du phénomène est récente et mérite qu’on se penche sur lui : il y a une douzaine d’années, presque personne n’évoquait cette perspective… La profusion des chartes et autres plans de développement publiés durant ces dernières années pourrait faire penser que l’ensemble des bibliothèques s’est immergé dans une relation nouvelle aux collections, et au développement de celles-ci.

Certes, l’État et parfois les collectivités locales ont encouragé ce développement par l’utilisation de la « politique documentaire » comme critère d’appréciation estimé pertinent pour juger de l’action d’une bibliothèque : chartes d’objectifs pour la Bibliothèque nationale de France ou la Bibliothèque publique d’information, contrats quadriennaux pour les universités, condition – formelle – d’accès aux subventions du Centre national du livre, etc.

Une définition inachevée. Les bibliothèques universitaires entrent dans le XXI e siècle. La rituelle réunion des directeurs de bibliothèques universitaires et d’établissements de l’enseignement supérieur, organisée par la Sous-direction des bibliothèques et de la documentation (SDBD), s’est tenue les 11 et 12 janvier derniers à Paris, dans les locaux du ministère de la Recherche, devant une assistance très nombreuse et attentive. Divers points relatifs à la gestion des établissements ont été passés en revue. Signalons pour mémoire la difficile question de la gestion des personnels, avec notamment les dossiers chauds de l’introduction du nouveau statut d’assistant de bibliothèque et de la résorption des emplois précaires, ou celui – non moins brûlant mais géré dans un attentisme prudent – de la réduction du temps de travail, sans omettre l’exposé du programme de formation continue (8,25 MF consacrés à ce programme en 2001 par la SDBD).

Les moyens en péril C’est donc côté fonctionnement que l’inquiétude est à l’ordre du jour. À la recherche de l'interdisciplinarité. « Dans notre représentation implicite de la science, les connaissances s’empilent à l’infini sur d’autres connaissances (…) C’est un peu comme une galaxie en expansion, dont le volume gonfle mais dont les parcelles s’écartent les unes des autres. Il y a bientôt tant à savoir dans chaque discipline particulière que le temps manque pour découvrir la discipline des autres. On n’est plus seulement économiste, chimiste, biologiste ou physicien.

À l’intérieur de disciplines aussi vastes, il faut aussi être spécialiste de ceci ou de cela. Et si l’enjeu de l’époque n’était plus l’expansion des connaissances, mais leur remembrement et leur assimilation ? »Pierre Calame, « Plaidoyer pour une redistribution des savoirs » 1. À quoi former les bibliothécaires, et comment ? La collection entre offre et demande ? « On ne parvient pas (…) à comprendre une mélodie si l’on considère au départ chacune de ses notes en soi telle qu’elle existe indépendamment de ses rapports avec les autres. (…) Il faut fonder sa réflexion sur la structure de l’ensemble pour comprendre la forme de ses différentes parties. » Norbert Elias, La société des individus, Fayard, 1991.

Un débat passionné agite régulièrement les bibliothécaires, notamment ceux qui exercent en bibliothèque publique, autour des principes qui motivent les acquisitions : faut-il suivre les demandes exprimées par les usagers, ou au contraire affirmer avec force des choix culturels et éducatifs ? Il est intéressant de remarquer que cette question est particulièrement brûlante dans les pays qui, comme la France, ont d’abord conçu leurs bibliothèques comme des lieux de dépôts accumulés, sources d’une offre fondée sur le stock, et où l’abondance d’acquisitions onéreuses reste un phénomène récent. Un débat manichéen. Peut-on définir la bibliothéconomie ?

La bibliothéconomie a connu sa grande époque théorique entre la fin du XIXe siècle et les années 30, avec notamment, et de manières à la fois très différentes et très proches, Melvil Dewey, Eugène Morel ou S. R. Ranganathan.