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Décrochage scolaire

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80-decembre-2012.pdf (Objet application/pdf) A Pierrefitte, prévenir le décrochage en collège. Comment à partir d’un dispositif d’accueil d’élèves temporairement exclus est née une réflexion plus large sur la prévention du décrochage et l’amélioration des relations des élèves avec leur établissement ?

A Pierrefitte, prévenir le décrochage en collège

Depuis 3 ans, le collège Gustave Courbet de Pierrefitte (93) est l’établissement référent du Fil continu, un dispositif d’accueil d’élèves exclus temporairement ou définitivement du collège ou des collèges voisins Pablo Neruda et Lucie Aubrac. Le dispositif a été conçu en partenariat avec une association, l’AFPAD, la mairie et des intervenants du programme de réussite éducative. Les élèves sont accueillis tous les jours sur le temps scolaire, avec l’accord des parents. Ils suivent des activités de travail scolaire le matin et des ateliers sur la citoyenneté l’après-midi. Le temps du déjeuner est une occasion de rencontres et d’échanges avec des adultes (enseignants, représentants d’institutions). Cette expérience, Thierry Chenaud, CPE à Gustave Courbet, l’a suivi de près.

Les écoles de la seconde chance contre le décrochage. 15 novembre 2002 : à l'initiative de la Chambre de commerce et d'industrie de Seine Saint-Denis une première Ecole de la seconde chance s'ouvre dans le 93.

Les écoles de la seconde chance contre le décrochage

Aujourd'hui, les écoles ont essaimé dans toutes les régions et tentent de remettre à flot environ 7 000 jeunes chaque année. Ce Samu de la formation s'est construit une culture éducative qui juge sévèrement l'Education nationale. Une raison de plus pour aller y voir... Un projet qui réunit entreprises et élus Invité par l'Observatoire des zones prioritaires (OZP), Georges Guilbert pilote les destinées des 4 écoles de Seine Saint-Denis et est l'inventeur de la formule.

Aujourd'hui le réseau des écoles de la seconde chance (E2C) compte 97 sites dans la moitié des départements français. Une école pour les plus démunis "Plus nos jeunes ont galéré, plus c'est facile", explique G Guilbert. Les jeunes sont en alternance avec des entreprises partenaires (pas moins de 3000 en Seine Saint Denis !). Décrochage : C. Blaya : "Il n’existe pas un seul type de décrocheur" Tout a-t-il été essayé en terme de décrochage ?

Décrochage : C. Blaya : "Il n’existe pas un seul type de décrocheur"

"La responsabilité du décrochage scolaire est souvent attribuée à des problèmes de déficience parentale. Parfois également elle se naturalise dans un vision du jeune paresseux... Ces deux visions sont pour nous autant de simplismes qui dédouanent le milieu scolaire de toute influence dans la construction de ce décrochage", écrit Catherine Blaya, professeur à l'Université de Bourgogne et co-fondatrice de l'Observatoire européen de la violence scolaire. Alors encore un livre qui accuse l'école ? L'ouvrage de Catherine Blaya, "Décrochages scolaires" au pluriel, est bien plus fin et précis que cela. Le décrochage c'est notre affaire. Décrochage : Philippe Goémé brandit l'arme de la bienveillance. Chaque année 120 000 à 150 000 jeunes quittent l'Ecole sans avoir de formation reconnue.

Décrochage : Philippe Goémé brandit l'arme de la bienveillance

Ces "décrocheurs" sont un immense gâchis pour la société et un défi à la refondation de l'Ecole. Philippe Goémé pilote une structure parisienne pour décrocheurs depuis 10 ans. Il livre dans un ouvrage ses réflexions sur ce qui 'marche" avec les décrocheurs. Il propose des pistes de travail qui sont valables pour tous les enseignants. Vous enseignez actuellement au Pole innovant lycéen de Paris, une structure qui accueille des décrocheurs. Comment lutter contre le décrochage ? Le redoublement n’améliore pas la performance des élèves, en général. Après un premier article sur les inégalités du système d’éducation français et un deuxième sur les rythmes scolaires au primaire, il me semblait important d’aborder le sujet du redoublement.

Le redoublement n’améliore pas la performance des élèves, en général

Ce thème est en effet étroitement lié aux deux précédents : les élèves qui redoublent sont ainsi bien souvent ceux dont les parents sont issus de milieux défavorisés et les rythmes scolaires trop condensés ne permettent pas vraiment de faire face à la difficulté scolaire. À cela s’ajoute que le redoublement est considéré en France, mais aussi dans un certain nombre de pays européens, comme la pratique la plus à même de remédier aux problèmes scolaires.

DEPP-NI-2012-15-sortants-non-diplomes-faible-niveau_227205.pdf (Objet application/pdf) L'Expresso du 24 septembre 2012. JL Auduc : Décrochage scolaire : Ne pas oublier le genre. Jean-Louis Auduc intervient dans le débat sur le décrochage en montrant une singularité : les inégalités selon le genre.

JL Auduc : Décrochage scolaire : Ne pas oublier le genre

Le décrochage phénomène masculin ? Il semble y avoir, notamment en Ile de France une mobilisation autour du décrochage scolaire qui ne diminue pas dans notre pays depuis une quinzaine d’années et reste autour de 150000 jeunes concernés. Agir contre cette plaie implique d’en faire un diagnostic sérieux. Je suis très surpris dans les plus récents écrits, colloques, interventions sur la question de ne pas voir repris le diagnostic porté par l’OCDE en 2010 sur la France qui parlait d’une « triple fracture : sociale, ethnique et sexuée ».

Le troisième élément, la fracture sexuée, relevé par l’OCDE mérite un développement concernant le décrochage scolaire. Prendre conscience de l’échec scolaire masculin précoce est un véritable enjeu de société.