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Euthanasie dans la campagne présidentielle française

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Euthanasie : la gauche se renie. François Hollande a de nouveau soulevé de multiples oppositions, en proposant de façon détournée la légalisation de l'euthanasie. Alliance Vita a ainsi lancé une opération Carton Rouge à l'encontre de cette proposition. Le collectif Plus Digne la Vie (dont je suis membre), aussi aconfessionnel qu'apolitique, a lancé un "Appel pour la dignité de la personne, l'égalité et la solidarité en fin de vie ». Au terme des discussions sur sa rédaction, Emmanuel Hirsch m'a proposé de développer dans un texte séparé la position plus personnelle que j'avançais.

La voici. La proposition n°21 de François Hollande visant à accorder à un malade en fin de vie "une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité", a manifestement pour objectif de constituer un marqueur idéologique, un signal à son électorat. Ceci est d'autant plus évident que sa formulation, d'une confusion toute électoraliste, la rend à la fois sans intérêt et dépourvue de portée pratique. Et pourtant. L’assistance médicale pour mourir : une imposture ! | Parti Chrétien-Démocrate – Finistère. Galerie Les jeunes du PCD dénoncent, évidemment, la proposition de loi du sénateur socialiste Roland Courteau, légalisant l’euthanasie sous l’expression « assistance médicale pour mourir ». Cette proposition vient s’ajouter aux nombreuses autres déposées par les parlementaires socialistes depuis une quinzaine d’années alors même qu’en 2005, la loi Leonetti pour le développement des soins palliatifs était adoptée.

Cette initiative est un pas de plus vers la pente glissante d’un droit au suicide assisté et à celui d’un meurtre dépénalisé. Selon Hubert Veauvy, délégué national des jeunes du PCD en charge des études « avec cette proposition, les socialistes veulent nous pousser vers les sables mouvants du libertarisme où l’on veut nous faire croire que la liberté, c’est de faire ce que l’on veut, à n’importe quel prix ». Comment pourrait-on instaurer une relation de confiance avec eux lorsque la mission même de la médecine est dévoyée ?

Like this: J'aime chargement… L’euthanasie s’invite dans la présidentielle. François Hollande relance le débat sur l'euthanasie - Société. Article mis à jour le 3 février 2012 "Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. " Telle est la proposition n°21, dévoilée par François Hollande jeudi 26 janvier, lors de la présentation du programme du Parti Socialiste pour l'élection présidentielle. Le candidat a choisi de s'exprimer en termes feutrés. Le mot "euthanasie" n'est pas prononcé, et l'expression "assistance médicalisée" laisse libre cours à l'interprétation.

En janvier 2011, lors du rejet par le Sénat d'un projet de loi légalisant l'euthanasie, François Hollande avait déclaré qu'il soutenait ce projet : "Il faut évoluer. >> Lire notre interview complète de Régis Aubry Pétition aux candidats Le conseil de l'Europe proscrit l'euthanasie. «Un droit sur la fin de vie comme il y a un droit sur l’IVG» Marisol Touraine, députée socialiste d’Indre-et-Loire, dont elle est présidente du conseil général, est en charge des questions sociales et de santé dans l’équipe de campagne de François Hollande. Mariage gay, possibilité ouverte d’aide à mourir, recherche autorisée sur les cellules souches… Peut-on parler de changement de valeurs sur ces questions avec le candidat socialiste? Ce sont des évolutions significatives, qui, pour certaines, figuraient dans le programme du Parti socialiste. Cela marque un vrai changement.

L’enjeu est de prendre en considération l’évolution de la société, et de ne pas considérer qu’il y aurait une sorte de droit immuable. Donc, ce n’est pas la revanche des valeurs de gauche contre des valeurs de droite ? Il ne s’agit pas de revanche politique, mais de mouvement, de progrès social. C’est-à-dire ? Il ne s’agit pas de prôner l’aide active à mourir pour tout le monde. En somme, il s’agit de s’adapter plutôt que mettre en avant certaines valeurs ? Ce sont les deux. Des chrétiens refusent un affrontement gauche droite sur l'euthanasie - Religion. Euthanasie : Hollande fait un pas supplémentaire. Euthanasie : faut-il modifier la loi ? Trois questions à Jean-Marie Le Guen. Doctissimo : Pensez-vous que la prise en charge actuelle de la souffrance extrême est suffisamment efficace ? Jean-Marie Le Guen : A l’évidence, le débat sur la fin de vie n’est pas clos dans notre société. Le Professeur Aubry, Président de l’Observatoire national de la fin de vie appelle, lui-même, à des Etats généraux sur cette question.

Certains cas tragiques, et des témoignages de proches, nous ont tous ému. Le cadre actuel – la loi Léonetti – est insatisfaisant et insuffisant. Le dispositif actuel - le "laisser mourir" - est hypocrite. S’il évite, en théorie, l’acharnement thérapeutique, il amène généralement le patient à mourir inconscient, certes sans douleur mais de faim et de soif !! Je sais que de nombreux professionnels sont donc d’ores et déjà amenés, en leur âme et conscience, à aller au-delà de ce qui est prévu. La non reconnaissance de ces pratiques ne permet pas de garantir qu’elles s’exercent dans des conditions éthiques, techniques et juridiquement encadrées.