Internet et la technique : l’univers des possibles. La neutralité d'Internet est rendue possible grâce à son réseau physique : chaque message, signal ou information est envoyé de la même façon, peu importe l'émetteur. Explication détaillée du maillage technique pour garantir cette neutralité. … ou Internet pour les nuls (moi compris). Après avoir présenté dans ses grandes lignes l’éthos qui anime les concepteurs d’Internet la semaine dernière, il s’agit désormais de comprendre comme cet éthos a débouché sur certaines caractéristiques essentielles. Ces caractéristiques techniques sont, comme on va le voir, au fondement de la malléabilité d’Internet et donc de la liberté de communication rendue possible par le « réseau des réseaux ».
Le premier choix technique essentiel consiste à organiser Internet sur une architecture relativement simple et obéissant selon le principe du « bout-à-bout » («end-to-end » en anglais) . IP et transmission des paquets Cette architecture en couches est traditionnellement représentée sous la forme d’un sablier. Ressources numériques : des trésors derrière des forteresses. Les contenus numériques payants accessibles en bibliothèque passent à côté des usages du web.
Du coup, ils ne sont pas adaptés au public, qui les délaisse. Je suis frappé par l’énergie considérable requise pour la gestion des “ressources numériques” dans les bibliothèques publiques. Attention je ne parle pas ici des bibliothèques universitaires où la problématique est différente. À l’attention des non-bibliothécaires qui lisent ce blog, il s’agit de contenus payants, payés par les bibliothécaires pour leurs usagers qui sont a minima identifiés comme adhérents de la bibliothèque. Nous pensons avec des mots : là où les bibliothécaires ont des “ressources numériques” le reste du monde a le web et des contenus… C’est bien pour ça, soit dit en passant, qu’il ne s’agit pas de “valoriser des ressources numériques” (via des brochures imprimées “attractives”) mais plutôt de répondre à tel ou tel besoin documentaire (par ex. que recommandez vous pour apprendre l’anglais ?) Vous en doutez ? Images. Big Data : Making sense at scale.
D'un récent voyage dans la Silicon Valley (merci aux amis du Orange Institute), je rentre avec une conviction : tout ce que nous connaissions du web va changer à nouveau avec le phénomène des big data. Il pose à nouveau, sur des bases différentes, presque toutes les questions liées à la transformation numérique. En 2008, l’humanité a déversé 480 milliards de Gigabytes sur Internet. En 2010, ce furent 800 milliards de Gygabytes, soit, comme l’a dit un jour Eric Schmidt, plus que la totalité de ce que l’humanité avait écrit, imprimé, gravé, filmé ou enregistré de sa naissance jusqu’en 2003.
Ces données ne sont pas toutes des oeuvres. Naviguer dans ce nouveau web demande une nouvelle science. L’actualité de la semaine nous a donné une petite illustration de ce qui se passe à grande échelle. Le web était globalement transactionnel. Le web, aujourd'hui, produit aujourd’hui des masses de données, des masses de sens, qui échappent complètement aux principaux acteurs. Les technomades vivent et lisent léger. Nous dirigeons-nous vers une technoculture du prêt, du partage, du streaming? Trop d’objets autour de nous, trop de bruit dans notre champ visuel, dans nos agrégateurs, dans nos résultats de recherche, trop de super-butinage (power-browsing), trop consommer, accumuler, remplir, excéder, évaluer, élaguer, se débarrasser, recycler-réduire-réutiliser, ouvrir la fenêtre, pas quinze fenêtres, respirer, relaxer, se vider l’esprit.
C’est le printemps et une saison nouvelle qui s’annonce aux teintes discrètes (chromophobes?) Du néominimalisme. After the bacchanal of post-modernism, the time has again come for neo-minimalism, neo-ascetism, neo-denial and sublime poverty. " (Juhani Pallasmaa, cité dans Wikipédia) ou encore: By definition, "neo-minimalists" don’t have an overabundance of things in their lives. Après avoir été pendant trois siècles la valeur suprême de la civilisation occidentale, la propriété cesse d’être à la mode.
[T]he ownership society was rotting from the inside out. Like this: The Amount of Information in the World. According to the latest accounting of how much information capacity there is in the world, the tide of information we have unleashed is rising far faster than anyone expected. The flood of information is now a long-term tsunami. Computing capacity is increasing at 58% annually, telecommunications at 28%, and storage at 23% per year. The former rate is approximately the rate of Moore’s Law, a doubling every 18 months. Communications are doubling every 34 months and storage every 40 months. Information has been expanding at this rate for the past decade.
(See my essay on the Speed of Information) These latest metrics come from a February 2011 article called The World’s Technological Capacity to Store, Communicate, and Compute Information (PDF here) by Martin Hilbert and Priscila Lopez. The full scale of how much information we make is hard to appreciate. Graphic from the Washington Post Something to conjure with: Hilber notes on his webiste that. REGARDS SUR LE NUMERIQUE: Blog - Les nouveaux habits du journalisme dans le monde du déluge des données RSLNmag est édité par Microsoft et se consacre à l’analyse et au décryptage du monde numérique..
C'est un peu un volet parallèle de notre enquête sur l'opendata : à l'heure de l'abondance des données, la manière dont se fabrique l'information évolue également forcément, pour s'adapter à ce nouveau contexte. Explications, avec une actualité, et le décryptage d'exemples venus de l'étranger. 1. L’actu du jour : un nouveau site de « datajournalisme » en France Un site de « datajournalisme » pour fêter ses trois ans. Mediapart, site d’info en ligne lancé le 16 mars 2008, a annoncé ce jeudi 10 mars, lors d’une conférence de presse, le lancement de « FrenchLeaks », un site dédié à la « diffusion de documents d’intérêt public ».
FrenchLeaksse revendique à la fois « base documentaire » - les documents en question étant « soit […] trouvés par les journalistes de Mediapart, soit […] transmis par des sources via FrenchLeaks » - et « instrument d’alerte » - pour « permet[tre] à des sources de […] transmettre, en toute sécurité et confidentialité, des documents d’intérêt public. »