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Inde : les musulmans et les chrétiens dans le viseur des ultranationalistes hindous. Inde : Un couple lapidé par des proches pour son mariage inter-castes. Ces faits sont les derniers en date des « crimes d’honneur » qui touchent l'Inde.

Inde : Un couple lapidé par des proches pour son mariage inter-castes

Un jeune couple a été lapidé ce mercredi dans l’État du Karnataka, dans le sud du pays. Les proches de la femme étaient opposées à son mariage avec un homme d’une caste considérée comme inférieure, a expliqué la police locale. Le couple de 29 ans s’était marié il y a trois ans. La jeune femme venait d’une caste dite « haute » tandis que son époux était issu de la communauté dalit (autrefois appelés « intouchables »). Celle-ci est considérée comme le bas de l’échelle sociale dans le rigide système de castes indien. Les deux avaient fui leur village natal et s’étaient installés dans une ville, où ils ont eu deux enfants.

D’après des statistiques des Nations unies, sur les 5.000 « crimes d’honneur » survenant chaque année dans le monde, près de 1.000 se produisent en Inde. En Inde, la ville d'Allahabad débaptisée par les nationalistes hindous. C'est un pas de plus dans la stratégie d'effacement de l'histoire musulmane de l'Inde.

En Inde, la ville d'Allahabad débaptisée par les nationalistes hindous

Mardi, Yogi Adityanath, le ministre en chef de l'Uttar Pradesh, le plus grand Etat de l'Inde, a annoncé que la grande ville d'Allahabad allait abandonner le nom qu'elle porte depuis cinq cents ans pour devenir «Prayagraj». Et ce avant le grand pélerinage hindou de la «Jarre sacrée», la Kumbh Mela, qui s'y tiendra en janvier. Le gouvernement de l'Uttar Pradesh, 200 millions d'habitants dont près de 20% de musulmans, justifie cette décision par «une correction d’une erreur faite par Akbar», qui aurait rebaptisé l'ancienne Prayag ou Prayagraj à la fin du XVIe siècle «Allahabad». L'ironie est que cet empereur moghol aurait en fait nommé cette place stratégique à la confluence du Gange et de la Yamuna, deux fleuves himalayens, «Illahi-bas», soit «au-dessus de tous les dieux» en persan. Dérive autoritaire A lire aussi Les hindous ultras enragent contre le Taj Mahal Laurence Defranoux.

Religion et politique dans l’Inde de Narendra Modi. Le débat théorique sur la nation qui a opposé, en Europe, la définition universaliste française, fondée sur la volonté durable des individus de vivre ensemble, à l’interprétation allemande, bien plus sensible au déterminisme culturel, linguistique, voire ethnique, a eu une profonde résonnance en Inde.

Religion et politique dans l’Inde de Narendra Modi

La vision du Parti du Congrès et de Jawaharlal Nehru s’est inscrite dans l’approche universaliste. Elle postulait que la nation indienne résultait du consentement des individus, quelles que soient leur ethnie, leur croyance, leur langue, leur caste ou leur tribu. Inde-Pakistan : un conflit religieux ? - Vidéo Spécialités. Le 14 août 1947, l’empire colonial britannique de l’Inde accède à l’indépendance.

Inde-Pakistan : un conflit religieux ? - Vidéo Spécialités

Il est scindé en deux pays distincts : d’une part, le Pakistan qui a vocation à regrouper la population musulmane, avec un territoire consistant en deux blocs : l’un à l’ouest, l’autre à l’est ; et d’autre part l’Inde, à majorité hindoue. 1947 : la partition de l'Empire britannique des Indes Ces deux pays comptent chacun d’importantes minorités religieuses, en particulier une forte minorité hindoue au Pakistan, et une forte minorité musulmane en Inde. D’autres minorités religieuses sont cependant présentes : sikhs, bouddhistes, chrétiens… La partition en deux États ne se fait donc pas sans heurts, même si du côté indien on met en avant l'idée de sécularisme : un système de régulation des relations entre l’État et les religions qui s’apparente à une sorte de « laïcité » à l'indienne. Avant même la partition, on assiste à de grands déplacements de population. Inde : quand l'extrême droite hindoue réécrit les manuels d'histoire.

La laïcité indienne en danger - Reporters. Publié le : 17/01/2020 - 17:03 Le 11 décembre 2019, le Parlement indien a adopté une nouvelle loi sur la citoyenneté.

La laïcité indienne en danger - Reporters

Dénommée "Citizenship Amendment Act", elle permet aux réfugiés ayant fui le Pakistan, le Bangladesh et l'Afghanistan d’obtenir plus rapidement la nationalité indienne, à condition qu'ils ne soient pas musulmans. Une mesure contraire au principe de laïcité inscrit dans la Constitution du pays depuis 1947, et interprétée par beaucoup comme un pas de plus vers l'application de l'idéologie nationaliste hindoue radicale du Premier ministre, Narendra Modi. L’Inde est secouée depuis un mois par d'importantes manifestations aux quatre coins du pays, pour protester contre l'adoption de la nouvelle loi sur la citoyenneté, qui exclut les musulmans.

D’abord impulsée par les étudiants et les musulmans, qui représentent le deuxième groupe religieux en Inde avec 200 millions de pratiquants, la contestation rassemble désormais au-delà des clivages politiques traditionnels. INDE : LES RELIGIONS.