Ecoutes sauvages

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Bernard Squarcini mis en cause dans un livre d'enquête. Sous le titre lapidaire L'Espion du président, un livre d'enquête, publié jeudi 19 janvier, assène de nouvelles accusations contre la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et son patron, Bernard Squarcini.

Bernard Squarcini mis en cause dans un livre d'enquête

Les journalistes Olivia Recasens, Christophe Labbé et Didier Hassoux – les deux premiers du Point, le troisième du Canard enchaîné – y dépeignent le contre-espionnage français comme un "instrument politique" au service de Nicolas Sarkozy, et sous la houlette de l'ancien secrétaire de l'Elysée et actuel ministre de l'intérieur Claude Guéant. Estimant avoir été espionné illégalement par ces services, le site d'information en ligne Mediapart (lien payant) cite des passages de l'enquête, et notamment le témoignage du policier Joël Bouchité. Pour l'ex-patron des RG, à la DCRI, "on fait des écoutes" comme on "mange des croissants" L'ancien – et controversé – patron des renseignements généraux (RG) Yves Bertrand affirme, vendredi 20 janvier, dans un entretien à Mediapart, que Bernard Squarcini est "devenu l'homme du président" Sarkozy, son "espion" à la tête de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur).

Pour l'ex-patron des RG, à la DCRI, "on fait des écoutes" comme on "mange des croissants"

Yves Bertrand a été directeur des RG de 1992 à 2004, où il a notamment eu M. Squarcini comme adjoint. Ce dernier "s'est entiché de M. Sarkozy comme n'importe quel fonctionnaire l'aurait fait dans un système autoritaire", dit-il, l'accusant d'avoir "fait des coups tordus chaque fois qu'il y avait à le faire", sans les citer et sans preuve toutefois. Un livre au vitriol accuse le N°1 du renseignement d'être "instrumentalisé" par l'Elysée - A la Une. Un livre consacré au puissant patron du renseignement intérieur français, Bernard Squarcini, l'accuse d'être "instrumentalisé" par l'Elysée, ce qu'il a contesté en affirmant n'être "l'espion de personne".

Un livre au vitriol accuse le N°1 du renseignement d'être "instrumentalisé" par l'Elysée - A la Une

Dans "L'espion du président" (Editions Robert Laffont), à paraître jeudi, les journalistes Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé dressent un portrait au vitriol du numéro un de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), un proche de Nicolas Sarkozy, à partir de témoignages le plus souvent anonymes. Ils lui reprochent d'avoir créé à la DCRI un groupe "d'opérations spéciales" capable de "rentrer n'importe où". "Je ne suis l'espion de personne", a réagi M. Les révélations de «L’espion du président»: Mediapart espionné sur ordre de l'Elysée - Commentaires. L’ancien patron des RG révèle l’existence d’un système d’écoutes sauvages - Page 3.