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Scolarité

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Homophobiescolaire (1) Homophobie à l’école. Le 16 juin dernier un collectif d’associations (Sida-Info-Service, Aides, Ligue des Droits de l’Homme, SOS-Homophobie, Act-Up) organisait un colloque sur « l’homophobie à l’école ».

Homophobie à l’école

Le CRAP-Cahiers Pédagogiques était invité à participer à une table ronde en compagnie de sociologues et de chercheurs en sciences de l’éducation. La demande des gays et des lesbiennes est forte et les témoignages accablants. Pourquoi l’école, censée assurer l’intégrité de tous les élèves et personnels, laisse-t-elle se développer en son sein de véritables situations de harcèlement, de maltraitance ? Pourquoi ce lieu, supposé former au vivre-ensemble, est-il synonyme de souffrance, d’invisibilité pour les jeunes homosexuel (le) s ? Pourquoi l’insulte homophobe mêlée au sexisme est-elle souveraine sur les cours de récréation, sans déclencher de véritable travail éducatif ? Tout est encore à faire. L'homophobie en milieu scolaire. 'homophobie en milieu scolaire L’homophobie commence parfois par des insultes à l’école primaire, pas toujours bien comprises par ceux qui les utilisent.

L'homophobie en milieu scolaire

Forcément, c’est un peu flou. Le pire vient souvent au collège, parce que c’est le moment où il ne faut surtout pas être différent des autres. N’importe quel écart à la norme — dans le look, le comportement, les manières, l’attitude en classe — fait vite passer pour "pédé", "gouine" etc. En général, ça s’arrange au lycée, enfin pas toujours : ça dépend des lieux, des circonstances… Et si les élèves sont redoutables, les adultes ne sont pas forcément sans reproches : il y a ceux qui se voilent la face sur le harcèlement ou les violences, ceux pour qui le sujet est tabou ou embarrassant, ceux qui sont carrément homophobes (sauf qu’ils le cachent, la plupart du temps).

Les LGBT qui font leur coming-out adolescents ont plus de chances d’avoir une bonne estime d'eux-mêmes une fois adultes. «Est-ce que les bénéfices de révéler son identité à l’école sont plus importants que les risques croissants de persécution pour les adolescents LGBT?»

Les LGBT qui font leur coming-out adolescents ont plus de chances d’avoir une bonne estime d'eux-mêmes une fois adultes

Voilà la question à laquelle Stephen T. Russell, professeur en développement humain et en études familiales à l’Université d’Arizona, cité par MTV, a voulu répondre. Avec d'autres chercheurs de l’Université, il a mené une étude visant à évaluer si les étudiants qui font leur coming-out au lycée s’en tirent mieux une fois adultes que ceux qui n’ont pas rendu publique leur identité sexuelle. Réponse: oui. Journée nationale de lutte contre l’homophobie : la situation en milieu scolaire. CC/Flickr/Paula Aujourd’hui, c’est la journée internationale de lutte contre l’homophobie.

Journée nationale de lutte contre l’homophobie : la situation en milieu scolaire

C’est pour cela que j’ai eu envie de traiter d’un sujet un peu différent de d’habitude. En effet, la lutte contre l’indiférence, voire l’agressivité, est encore (très) loin d’être terminée, et le milieu scolaire le prouve bien. « Sale trans, si je te croise je te bute » « Ton frangin est un PD, on aurait du le tuer à la naissance ». Ces phrases, apparemment venues d’un autre âge, ne sont pas tirées d’un sombre ouvrage de science fiction mais bel et bien de l’alarmant rapport annuel de SOS Homophobie. Avec en moyenne six témoignages par jour, SOS Homophobie recense quotidiennement des actes homophobes considérés comme banals, majoritairement en provenance d’internet, des lieux publics et du cercle familial et/ou de l’entourage. Pour les jeunes homosexuels, le quotidien est difficile. . « Alexis est élève en terminale. Un court-métrage qui dérange. «Ça fait pas un peu trop gay?» : la campagne contre l’homophobie à la fac.

Recevez nos newsletters : Le ministère de l’’Enseignement supérieur vient de lancer une nouvelle campagne de communication pour lutter contre l’homophobie, qui cible particulièrement les insultes et violences verbales homophobes.

«Ça fait pas un peu trop gay?» : la campagne contre l’homophobie à la fac

«Elle fait un peu gouine, non?» , «Ah bon, il est gay lui? Ca se voit pas.» et autres phrases, écrites en blanc sur fond noir, autour de la photo d’une jeune femme ou d’un jeune homme qui regardent droit devant eux. C’est la forme de la nouvelle campagne nationale d’affichage «Lutter contre l’homophobie: le combat de toutes et de tous», du ministère de l’Enseignement supérieur, contre les comportements homophobes. Le dernier rapport de l’association SOS Homophobie, cité par Les Echos Start, rappelle que «53 % des victimes d’intolérances liées à leur orientation sexuelle sont âgées de moins de 18 ans» et que «les agressions à caractère homophobe sont majoritairement commises par des élèves ou des étudiants du même établissement qu’elles (66 %)».