ADN
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Souvent parée de toutes les vertus, l’ADN n’est pas la “ reine des preuves ” : erreurs de manipulation, d’analyse ou de conservation, “ faux positifs “… les annales policières et judiciaires ont d’ors et déjà répertorié plusieurs cas de personnes, accusées et incarcérées, à tort, parce que leur ADN les désignait comme suspectes (voir Quand les “experts” se trompent ). Plusieurs scientifiques tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme : les taux d’erreurs seraient bien trop importants. En juin 2010, plusieurs utilisateurs de 23andme, l’une des entreprises proposant de décoder son propre ADN (voir L’avènement de la génomique personnelle ), découvrirent , stupéfaits, qu’ils n’avaient pas le même ADN que leurs enfants, frères, soeurs, parents, ou bien qu’ils étaient noirs, ou asiatiques (alors qu’ils étaient blancs)…
François Vaillant, ancien frère dominicain et cofondateur des déboulonneurs, cultive le paradoxe. Aujourd’hui, il a rendez-vous devant la cour d’appel de Rouen. Et comme lors de sa précédente comparution en décembre 2009, il y sera question de la place – " de l’omniprésence " – de la réclame dans nos sociétés occidentales. Avec, en plus, une nouvelle bataille à livrer contre " la société du fichage généralisé ". L’homme, haute stature et cheveux blancs, est poursuivi pour avoir refuser un prélèvement ADN à la suite d’une première condamnation pour barbouillage de panneaux publicitaires à Rouen. "Je ne suis pas un délinquant"
Le 26 mars, Xavier Renou, ancien administrateur de Sortir du nucléaire et fondateur des Désobéissants , se présente à la brigade de gendarmerie d’Orry-la-Ville (Oise). Condamné à trois mois de prison avec sursis pour avoir peinturluré l’ancien ministre Hubert Védrine en 2007, il doit fournir son ADN, et ainsi alimenter le Fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg). Le militant éconduit les gendarmes : “J’ai expliqué à l’officier que je considère la loi comme liberticide, et que ne connaissant pas les évolutions à venir de notre démocratie, je ne tiens pas à donner mon ADN.