Vidéosurveillance

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Comment Lyon veut faire de la vidéosurveillance "éthique" Qui contrôle ceux qui nous surveillent ?

Comment Lyon veut faire de la vidéosurveillance "éthique"

Lyon a été l’une des premières villes à mettre en place un « collège d’éthique » chargé de vérifier que la vidéosurveillance en place ne soit pas « attentatoire aux libertés » en application d’une « charte d’éthique de la vidéoprotection » (nouveau terme consacré). Un dispositif non-contraignant « fondé sur la confiance ». Année après année, le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, étend la couverture de la ville en caméras de vidéosurveillance. Actuellement, 261 caméras occupent 10% du territoire. Fin 2013, 54 caméras s’ajouteront, faisant de Lyon l’une des villes les plus vidéo-équipées. Les Pays-Bas mettent leurs frontières sous vidéosurveillance. S’il y a un business, aux Pays-Bas, qui ne connaît pas la crise malgré les coupes budgétaires, c’est celui de la peur.

Les Pays-Bas mettent leurs frontières sous vidéosurveillance

Yeşim Candan, spécialiste de la diversité culturelle, décrit dans son livre "Pays-Bas, réveillez-vous" un pays dont la vie sociale est paralysée par cette peur de l’autre. Un climat social dont le gouvernement chrétien-libéral, appuyé au parlement par le populiste Geert Wilders, joue en virtuose. Des assauts répétés contre l’espace Schengen Après le durcissement des conditions d’immigration, les citoyens délateurs et les listes noires de la police, voici à présent le projet @MIGO-BORAS.

Le nom sonne comme celui d’un réseau d’espionnage dans un film de série B. Le lobby caché des caméras. Acteur du lobby de la vidéosurveillance, l'Association nationale de la vidéoprotection milite pour une "bonne utilisation" des caméras.

Le lobby caché des caméras

Financée en partie par les industriels, elle a du mal à prouver l'efficacité des dispositifs en place. Dominique Legrand, fondateur de l'AN2V. Paris, février 2012. En 2012 l’Association nationale de la vidéoprotection (AN2V) ne devrait pas chômer. L’État soutient massivement le déploiement des systèmes de vidéosurveillance sur la voie publique. La vidéo "intelligente" is watching you. Jeudi dernier, le maire de Nice, Christian Estrosi, a annoncé la mise en place de la "vidéosurveillance intelligente" (sic).

La vidéo "intelligente" is watching you

Cette technique est le dernier cri en matière de vidéosurveillance, celle censée convaincre définitivement les sceptiques et reléguer au placard de la préhistoire les systèmes actuels, y compris les batteries d’opérateurs qui scrutent les écrans. Elle consiste à rajouter une couche de logiciel qui va analyser grâce à des algorithmes les images ou le son pour faire de la "détection automatique d’anormalité", la DDA comme disent les spécialistes. Une alarme se déclenche alors, pour prévenir l’opérateur derrière ses écrans, par exemple. Vidéosurveillance à acceptation variable. Une large majorité de Français serait favorable à la présence de caméras de vidéosurveillance dans les lieux publics.

Vidéosurveillance à acceptation variable

La réalité est plus subtile nous explique Murielle Ory, qui prépare une thèse sur l'acceptation sociale de la vidéosurveillance. Interview. La chose serait entendue, à grands coups de sondage : les Français dans leur grande majorité, sont favorables à la vidéosurveillance sur la voie publique. Pour Murielle Ory, doctorante en sociologie sur l’acceptabilité sociale de la vidéosurveillance à l’université de Strasbourg, la réalité est beaucoup plus complexe. La Cnil court après les caméras.

La CNIL compte les caméras de vidéosurveillance et ses maigres économies.

La Cnil court après les caméras

Pas de quoi surveiller les surveillants et l’œil de leurs caméras, de plus en plus nombreuses. Constat désolé et alarmant à déchiffrer dans son dernier rapport annuel. Comme l’an passé, la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) souligne dans son dernier rapport annuel (publié le 16 novembre) [pdf] son manque criant de moyens. Vidéosurveillance : ce que révèle la Cour des comptes. De nombreux systèmes de "vidéoprotection" ont été autorisés... en violation de la loi, mais avec l'aval des préfets.

Vidéosurveillance : ce que révèle la Cour des comptes

Florilège des critiques que l'institution de la rue Cambon vient de rendre publiques. Claude Guéant est un fin communiquant : ses remontrances à l’encontre de la Cour des comptes, lancées alors même que les journalistes n’avaient pas encore lu le rapport de la Cour sur le coût et l’efficacité de la politique de sécurité initié par Nicolas Sarkozy en 2002, ont été tout autant, sinon bien plus médiatisées que les problèmes soulevés par les magistrats.

La lecture du chapitre consacré à la vidéosurveillance devrait être rendu obligatoire à tout maire désireux d’équiper sa ville de caméras. La vidéosurveillance laissée en jachère. Tel un enfant qui réclame et obtient de ses parents un hamster, sans en prendre soin, l'État français encourage et subventionne l'achat de caméras de vidéosurveillance par les communes.

La vidéosurveillance laissée en jachère

Et derrière, c'est la débrouille qui domine. Un bon pourcentage du parc n’est pas connecté à un écran faute de moyens, sans compter les problèmes techniques, la mauvaise qualité des enregistrements. Vidéosurveillance: L'exemple britannique ne sert pas Nicolas Sarkozy. Nicolas Sarkozy a raison: si il y a bien un domaine dans lequel la France a du retard vis-à-vis du Royaume-Uni, c'est bien dans le domaine de la vidéosurveillance.

Vidéosurveillance: L'exemple britannique ne sert pas Nicolas Sarkozy

En France, selon des chiffres publiés par le ministère de l'Intérieur en 2009, il y aurait 340.000 caméras "autorisées", et non 60.000 comme le chef de l'Etat l'a dit jeudi soir. Cela ne change rien, notre pays a encore un écart important avec ce qui se pratique outre-Manche. Le Royaume-Uni compterait 4,2 millions de dispositifs de vidéosurveillance. Le dispositif offre ainsi un important maillage: Londres a plus de 500.000 caméras et on compterait une caméra pour 14 habitants dans le pays. Vidéosurveillons avec de coûteuses caméras en panne. L’actualité permet fort commodément de rapprocher dans une collision colorée deux éléments de ce paysage politique franchouille que le monde ne nous envie pas ; à ma droite, la vidéo-surveillance, alpha et oméga de la politique sécuritaire actuelle.

Vidéosurveillons avec de coûteuses caméras en panne

À ma gauche, la Cour des Comptes, et sa progéniture régionale, qui s’empresse de faire moult rapports dont l’utilité à caler les grosses armoires ministérielles n’est plus à démontrer… On savait déjà que les caméras de vidéo-surveillance avaient cet effet facilement quantifiable de ne rien changer à l’insécurité. Leur présence transforme plus souvent qu’à son tour une victime en star d’internet. A Boulogne Billancourt, la vidéosurveillance ne sert… à rien - BUG BROTHER - Blog LeMonde.fr. Dans Paroles aux Français, répondant notamment à une pharmacienne de Nice qui avait été cambriolée quatre fois, Nicolas Sarkozy a de nouveau promu le recours aux caméras de vidéosurveillance, en se référant au modèle britannique.

Problème : non seulement la Grande Bretagne a précisément décidé d'enterrer la société de surveillance, mais les caméras de vidéosurveillance de Nice, l'une des plus vidéosurveillées en France, viennent précisément de démontrer leur inefficacité... Un rapport de la chambre régionale des comptes d’Ile-de-France vient par ailleurs de pointer du doigt la gabegie financière et politique du recours à la vidéosurveillance : non contente de ne pas réparer les caméras qui ne marchent pas, la mairie de Boulogne-Billancourt est infoutue d'expliquer à quoi celles qui marchent servent exactement. En 2004, Rémi Lescoeur, conseiller municipal Verts de Boulogne-Billancourt, ironisait sur le projet de vidéosurveillance de la ville : Vidéosurveillance: la cam très rentable de l'Ile-de-France.

L'histoire a commencé en 1993, à Levallois-Perret, cette petite ville moyenne que dirigeait déjà un certain Patrick «I fucked BB» Balkany. Les premières caméras de surveillance, à l'ère néolithique de l'informatique. Depuis, c'est le tsunami. Pas un coin de la région parisienne qui ne soit épié. Selon le ministère de l'Intérieur, en 2006, 1.142 communes franciliennes étaient déjà équipées. Sécurité urbaine: fausses caméras, fausse bonne idée » Article » OWNI, Digital Journalism. Commerces surtout mais aussi communes, administrations, écoles ont recours aux fausses caméras de surveillance. Leur usage pose des questions juridiques et, plus généralement, celle du recours à l'outil dans le cadre de la lutte contre l'insécurité.

Pour quelques dizaines d’euros, M. Casim, élu municipal d’un tranquille village de l’Ain, a fait vidéosurveiller, pardon vidéoprotéger les poubelles de tri sélectif, sujettes à des actes d’incivilité. “Le subterfuge marche, se réjouit-il, les gens pensent qu’elles sont vraies et nous sommes maintenant tranquilles.”

Car bien entendu, notre économe édile n’a pas investi dans de vrais équipements. La vidéosurveillance : Un consensus sécuritaire ? « Piratage(s) Quand on utilise les mots de l’adversaire, son univers mental, c’est que la situation politique semble compromise. La gauche de gouvernement dérive depuis trois décennies vers le champ idéologique de la droite. En matière de "sécurité", le parti socialiste rentre docilement dans le rang, celui du paradigme imposé par les réactionnaires.

Il consiste à imposer la résignation même si les conditions sont infâmes, "car on ne peut faire autrement". Et si la vidéosurveillance servait d’abord à faire de la politique ? Les études scientifiques s'accumulent, prouvant à la fois le peu d'efficacité et le coût exorbitant de la vidéosurveillance. Et pourtant les communes continuent à s'équiper de plus en plus. Comportement irrationnel des élus ? Du point de vue de la performance du dispositif, c'est évident. Mais si cela se développe à ce point, l'effet de mode et les attitudes conformistes ne suffisent pas à l'expliquer.

Un rapport prouve l’inefficacité de la vidéosurveillance - BUG BROTHER - Blog LeMonde.fr. La Grande-Bretagne enterre la société de surveillance - BUG BROT. Confirmation de l'impasse qu'est la vidéosurveillance : le cas de la ville de Lyon. Présomption de vidéoculpabilité - BUG BROTHER - Blog LeMonde.fr. Souriez, les internautes vous observent. Vidéosurveillance : la ville de Toulouse a organisé un vrai débat. Le gouvernement veut obliger les mairies à installer des caméras. Le maire de Villeurbanne refuse la "videosurveillance imposée" |


  1. a_msika Mar 16 2011
    Non impossible, la recherche dans Pearltrees permet de chercher des "dossiers" sur des sujets, pas un type de média spécifiquement.