Montage représentant une main sortant d’un écran d’ordinateur (Don Hankins/Flickr/CC). « Keylogger » : le gros mot est lâché. Les logiciels espions font leur entrée officielle dans l’arsenal que la police peut utiliser pour mener des opérations de surveillance, dans le cadre d’enquêtes visant les terroristes présumés ou les personnes suspectées de crimes en bande organisée. La loi Loppsi 2 sur la sécurité, promulguée en mars 2011, restait dans le flou sur les moyens exacts donnés à la police pour surveiller communications et données numériques. Les circulaires diffusées par le ministère de la Justice fin août sont plus précises : elles expliquent aux procureurs et policiers comment ils doivent concilier les interceptions téléphoniques et électroniques standards avec les nouvelles « mesures de captations informatiques » prévues dans le texte. Loppsi : la police va bien utiliser ses super logiciels espions

Loppsi : la police va bien utiliser ses super logiciels espions

Government plans increased email and social network surveillance | World news Government plans increased email and social network surveillance | World news The law would allow police and security services to monitor emails and social media messaging services. Photograph: OJO Images/Rex Features Ministers are to introduce a new law allowing police and security services to extend their monitoring of the public's email and social media communications, the Home Office has confirmed. It is expected that the new system will allow security officials to scrutinise who is talking to whom and exactly when the conversations are taking place, but not the content of messages. Labour tried to introduce a similar system using a central database tracking all phone, text, email and internet use but that was ditched in 2009. It followed concerns raised by internet service providers and mobile phone operators over the project's feasibility, and anxieties over who would foot the bill.
Censorship is inseparable from surveillance | Technology There was a time when you could censor without spying. When Britain banned the publication of James Joyce's Ulysses in the 1920s and 1930s, the ban took the form on a prohibition on the sale of copies of the books. Theoretically, this entailed opening some imported parcels, and it certainly imposed a constraint on publishers and booksellers. It was undoubtedly awful. But we've got it worse today. Jump forward 80 years. Censorship is inseparable from surveillance | Technology
Protester sues police over surveillance database | UK news An 87-year-old man is launching a landmark lawsuit against police chiefs who labelled him a "domestic extremist" and secretly recorded his political activities in minute detail. Lawyers for John Catt are due to open the legal action at the high court on Thursday against a clandestine police unit that has been at the centre of controversy over its undercover infiltration of political groups. Catt, who has no criminal record, was "shocked and terrified" when he discovered that police had kept a detailed record of his presence at more than 55 demonstrations over a four-year period. Protester sues police over surveillance database | UK news

Fichez les tous !

Ce mercredi, dans une relative discrétion, l'Assemblée nationale a adopté un texte permettant de ficher la quasi totalité de la population française. Dénommé "Fichier des gens honnêtes", il contiendra les données privées de 60 millions de personnes. Un tel fichier a déjà existé dans l'histoire. En 1940. Il a été détruit à la Libération en raison des risques majeurs qu'il représentait pour les libertés publiques. L’Assemblée nationale a adopté ce 1er février 2012 le texte prévoyant le fichage des empreintes digitales et des photographies numérisées de 60 millions de “gens honnêtes“, pour reprendre l’expression du rapporteur (UMP) de la loi au Sénat, François Pillet, qui avait qualifié la proposition de “véritable bombe à retardement“. Fichez les tous !
Le vrai danger, ce n’est pas Orwell, c’est Kafka C'est un enregistrement "terrifiant, d'après l'Express, qui se l'est procuré et qui l'a mis en ligne. La réunion où Matthieu Tenenbaum fut convoqué dans le bureau de Christian Husson, directeur juridique de Renault, pour se voir accuser, à tort, d'espionnage, est révélateur de la paranoïa qui a gagné un certain nombre de responsables, tant publics que privés, ces dernières années. On avait déjà eu un bon exemple de cette paranoïa avec l'enregistrement, lui aussi mis en ligne par L'Express, d'une autre réunion où trois responsables de Renault demandaient instamment à celui qui avait accusé les trois cadres d'espionnage de bien vouloir leur fournir les preuves de ses accusations, qui se sont avérées inexistantes. Entre temps, les trois cadres avaient été virés, et jetés à la vindicte médiatique. Le vrai danger, ce n’est pas Orwell, c’est Kafka
Le Parlement veut ficher les honnêtes gens Le projet de ficher 60 millions de "gens honnêtes" oppose sénateurs et députés. Depuis le 12 janvier dernier, ces derniers veulent en faire un fichier policier aux possibilités infinies. Un rien inquiétantes.

Le Parlement veut ficher les honnêtes gens

Un gros requin de l’intrusion En partenariat avec WikiLeaks, OWNI révèle le fonctionnement de FinFisher, l'une de ces redoutables armes d'espionnage utilisées par les États. Description technique, mode d'emploi détaillé et résultats... inquiétants. L’opération SpyFiles initiée par WikiLeaks, et dont OWNI est partenaire, permet de révéler les noms des entreprises qui fournissent des chevaux de Troie aux services de police et de renseignement. C’est-à-dire ces systèmes introduits sur des disques durs, des fichiers, sur des messagerie et capables – pour les plus redoutables – d’espionner l’utilisateur en temps réel. Un gros requin de l’intrusion
Les services de renseignement seront-ils épargnés par la rigueur budgétaire ? Comme l'an dernier (+14%), la DGSE - les renseignements extérieurs - est l'un des rares organismes de défense dont les crédits sont en forte hausse, suivie de loin par la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), dont les crédits augmentent de 3,7%. Ancienne sécurité militaire, la DPSD est spécialisée dans le contre-espionnage et la sécurité des personnels et installations relevant de la défense nationale. Priorité est donnée aux services de renseignement depuis la publication du Livre blanc de 2008, qui fixe les grandes lignes de la politique de défense. Les autorisations d'engagement de la DGSE s'élèvent ainsi à 592,8 millions d'euros pour 2012, contre 543,3 millions l'année précédente, selon un rapport de la Commission des Affaires étrangère et de la Défense du Sénat. Celles de la DPSD s'élèvent à 97,4 millions d'euros, contre 93,9 en 2011. Les services de renseignement seront-ils épargnés par la rigueur budgétaire ?
loppsi

En partenariat avec WikiLeaks, OWNI révèle l'existence d'un nouveau marché des interceptions massives, permettant d'écouter toutes les télécommunications à l'échelle d'une nation. Ses acteurs vendent leurs produits en Europe, aux États-Unis et à des dictatures. WikiLeaks rend public aujourd’hui près de 1 100 documents internes, plaquettes commerciales et modes d’emploi des produits commercialisés par les industriels des systèmes de surveillance et d’interception des télécommunications. La surveillance massive d’Internet révélée

La surveillance massive d’Internet révélée

Pendant plusieurs années, la société française Amesys a permis à la dictature du colonel Kadhafi d'espionner les communications Internet de ses opposants installés en Libye. Mais aussi de personnalités vivant en Europe ou aux États-Unis. Ils sont poètes, journalistes, écrivains, historiens, intellectuels, et ont entre 50 et 70 ans. La plupart occupait un rôle clé dans les réseaux de l’opposition libyenne. Mouchard sans frontière
Depuis le mois de septembre dernier, OWNI, en partenariat avec WikiLeaks et cinq autres médias, a mis à jour les activités et les technologies des sociétés – souvent proches des services de renseignement et des institutions militaires – à l’origine de ce nouveau marché de l’interception massive. Pour une part très significative, ces industriels discrets sont implantés dans des démocraties occidentales. Ils fournissent en matériels d’écoutes et d’interception de masse leur propre gouvernement mais aussi de nombreuses dictatures. Ces matériels appartiennent à cinq grandes catégories : les systèmes de surveillance d’Internet (Internet monitoring), les outils de pénétration ou chevaux de Troie (Trojan),

La carte d’un monde espionné

Déterminé à punir tous les casseurs du Royaume-Uni, le gouvernement britannique pourrait profiter de l'aubaine pour imposer des mesures particulièrement coercitives vis-à-vis des télécommunications. Mardi 16 août, deux jeunes Anglais de 20 et 22 ans ont été condamnés à quatre ans de prison. Leur crime ? Avoir appelé à l’émeute sur Facebook en créant des événements dédiés – comme d’autres l’ont fait avant eux en Tunisie ou en Libye (à la grande satisfaction des dirigeants britanniques). Coincés par une police locale qui a renforcé sa présence sur le site de Mark Zuckerberg, les deux proto-coupables (ils ont été condamnés sur la base de leurs intentions) peuvent compter sur le soutien de plusieurs ONG et avocats, qui dénoncent des “sanctions disproportionnées”. Facebook et Blackberry tout contre les émeutiers
Morpho, n° 1 mondial de l’empreinte digitale N° 1 mondial de l’empreinte digitale, la société française Morpho peine à commercialiser ses papiers d'identité sécurisés dans les pays développés. “Leader mondial sur le marché de la sécurité“, Morpho (ex-Sagem Sécurité, filiale du groupe Safran), n°4 mondial des cartes à puces, avec un chiffre d’affaires de plus de 1 milliard d’euros, et 6300 employés, se targue d’être le n° 1 mondial de l’empreinte digitale : Morpho se classe notamment au premier rang mondial pour les applications relatives à l’identité civile (émission et gestion de documents d’identité sécurisés par la biométrie), les solutions d’identification criminelle (AFIS, de l’anglais Automated Fingerprint Identification Systems, ou système automatisé d’identification par empreintes digitales).
Fichons bien, fichons français ! L'identification par empreinte digitale est un marché en plein boom. Ses leaders mondiaux sont français... mais ne vendent guère en France. Le gouvernement a donc décidé de sévir. La proposition de loi sur la protection de l’identité, qui va créer un fichier de 45 millions de “gens honnêtes” et de leurs empreintes digitales (voir Vers un fichage généralisé des “gens honnêtes”) ne vise pas qu’à lutter contre l’usurpation d’identité, comme le reconnaît son auteur, le sénateur Jean-René Lecerf : Les entreprises françaises sont en pointe mais elles ne vendent rien en France, ce qui les pénalise à l’exportation par rapport aux concurrents américains.
Vers un fichage généralisé des “gens honnêtes”
Les réseaux sociaux au service de la société de surveillance
Patrol watches Texas-Mexico border - from pub in Australia | World news
La France, championne d’Europe de la surveillance des télécommunications
Des sprays à ADN dans les rues d’Amsterdam
Tribune Libération (janvier 2011) : Ficher, filmer, enfermer, vers une société de surveillance ? - Fondation Copernic
Managers, espionnez vos salariés depuis votre smartphone
Plus la délinquance baisse, plus la violence augmente » Article » OWNI, Digital Journalism
La frénésie sécuritaire est une “stratégie suicidaire” » Article » OWNI, Digital Journalism
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