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Subventions a la presse

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Petite presse en ligne deviendra grande (ou pas) Alors que démarre ce matin la 3e journée de la presse en ligne, organisée par le Spiil, Aurélie Filippetti était auditionnée mercredi pour le projet de loi de finances 2013 - mission Médias, Livres et industries culturelles. Situation des aides à la presse et des distinctions budgétaires qui opposent encore la presse en ligne à la presse papier. La journée de la presse en ligne du Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (Spiil) commence tout juste ce matin et compte bien mettre sur la table l’inutilité des aides et subventions à la presse, notamment à travers un manifeste pour un nouvel écosystème de la presse numérique.

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, était quant à elle auditionnée mercredi sur le projet de loi de finances 2013 (PLF 2013) à la Commission des affaires culturelles. Petite presse en ligne dans le PLF 2013 Faire l’économie d’une remise en question du fonctionnement est sans doute plus simple pour les éditeurs de presse. Engagement en f... La presse prend cher. Quelques jours avant le site de l'Assemblée, nous publions le rapport parlementaire sur l'économie de la presse, préparé dans le cadre des débats sur la loi de finances 2013.

Rapport accablant pour la presse papier, incapable de s'adapter au numérique. Et qui révèle les montants exacts des aides reçues par les grands titres en 2011 et leur utilisation. Mercredi matin à l’Assemblée, le député Michel Françaix présentait les conclusions de ses travaux sur les médias et la situation de la presse française, dans le cadre des auditions et votes du projet de loi de finances 2013. L’occasion pour Owni de dévoiler le contenu de son rapport (dont une copie est présente en intégralité au bas de cet article). Critique à l’égard des aides, caustique sur les journaux papiers, il est aussi tourné vers l’avenir, qui pour le député se joue sur le numérique.

Obsolète Sur les trois sections de la mission, le rapport sur la presse est donc à la fois le plus dense et le plus véhément. Engagement en f... Un milliard pour la presse écrite, en France. L'actu media web - Un demi-milliard d'aides à la presse, et combien pour le numérique ? Il est toujours passionnant de se plonger dans le Budget du ministère de la culture lorsque l'on est journaliste. Non pas que le document de présentation, d'une soixantaine de pages (consultable sous ce billet) soit d'une drôlerie exagérée.

Mais parce que lorsque l'on consulte le chapitre des aides à la presse, on passe de la peur à l'effarement. Et que l'on se fait une idée précise de la vision qu'ont les groupes de presse de leur développement. Les choix, les "arbitrages" comme l'ont dit dans les cabinets, faits pour ces aides à la presse sont bien entendu le fruit de (très) nombreuses réunions et négociations entre l'Etat et les différentes familles de presse. Pendant des mois, chacun tente de tirer un maximum la couverture à lui en faisant passer ses intérêts immédiats économiques pour de grandes considérations sur le pluralisme de la presse. C'est de bonne guerre, cela s'appelle une négociation. Alors, regardons ce que cela donne. Subventions à la presse: dix ans sans contrôle strict » Article » OWNI, Digital Journalism. Le rapport évaluant l'impact des subventions accordées par le Fonds de modernisation de la presse laisse à penser que les procédures de contrôle ont été négligées, et ce depuis l'établissement de ce fonds, en 1999.

Durant les huit premières années de son existence, le fonds d’aide à la modernisation de la presse quotidienne et assimilée d’information politique et générale (FDM) a distribué ses substantielles subventions sans qu’une évaluation précise n’ait été mise en place pour contrôler la pertinence et l’efficacité de ces investissements. C’est en substance ce que conclut le Rapport de la commission de contrôle du fonds d’aide à la modernisation de la presse quotidienne. Ce rapport, évaluant 65 des 260 projets financés entre 2004 et 2007, pose en effet de nombreuses questions sur ces subventions, dont nous avons publié le détail le 9 août dernier. Pas d’objectifs précis et quantifiés pour les subventions Des entreprises de presse qui ne communiquent pas leurs chiffres.

Subventions à la presse: chère jeunesse » Article » OWNI, Digital Journalism. Le lectorat jeune est une cible primordiale et difficile à atteindre pour la presse française. Le fonds de modernisation a financé, souvent en vain, beaucoup de projets qui se sont lancés à sa reconquête. Tu fais ce que tu veux avec le journal le jeune, mais tu l'achètes. Merci. La (re)conquête du lectorat jeune fait partie des grands objectifs des titres éligibles au fonds de modernisation de la presse (FDM). Sur la période 2003-2009 qui correspond à nos documents, environ 16,5 millions d’euros auraient été dépensés à cet effet, ce qui semble cohérent avec les chiffres indiqués au cours de la réunion du comité d’orientation du FDM du 8 juin 2009 : depuis 2005, 14 millions d’euros a été consacrée à cet effet indique le compte-rendu.

Plus précisément, les projets “consistent à aider au financement d’abonnements, créer des sites Internet ou pages web dédiées aux jeunes, ou encore repenser le contenu avec la création de suppléments ou pages spéciales.” “Vive le FDM !” Les états (inutilement) généreux de la presse écrite » Article » OWNI, Digital Journalism. Deux rapports soulignent que les larges subventions accordées par l'État aux éditeurs de journaux n'ont pas été utilisées à bon escient. Deux ans après les états généraux de la presse écrite, des députés constatent que les éditeurs de journaux se sont, le plus souvent, contentés d’aller à la pêche aux subventions sans remettre en question leur fonctionnement. Le rapport et les avis qu’ils ont examiné dans le cadre de l’élaboration du budget 2011 parle de « fiasco », d’« effet d’aubaine » et parfois de « scandale ».

Le député socialiste Michel Françaix, rapporteur pour avis de la commission des affaires culturelles sur le ciblage des aides, accumule ainsi les exemples : Le phénomène n’est pas neuf : comme on a déjà eu l’occasion de le montrer ici, lorsque l’État offre de l’argent à la presse pour se « moderniser » celle-ci le consacre très majoritairement – de façon croissante – à rénover ses imprimeries. Le rapport de Michel Françaix Le rapport de Patrice Martin-Lalande Pour compléter : [Infographie] Presse : les grosses étrennes de l’État » Article » OWNI, Digital Journalism.

Rapport Cardoso : les subventions inorganisées d’une presse sous perfusion » Article » OWNI, Digital Journalism. Au vu de la désorganisation des différents systèmes de subvention de la presse et des difficultés pour contrôler leur utilisation, le rapport Cardoso sur “la gouvernance des aides publiques à la presse” présente 15 propositions pour améliorer leur efficacité. Le 8 septembre dernier, le consultant Aldo Cardoso a remis aux ministres du Budget et de la Culture son rapport sur “la gouvernance des aides publiques à la presse”.

Long d’une centaine de pages, ce rapport présente 15 propositions, applicables sur une période de 5 ans (2012 – 2016) et destinées à améliorer le contrôle, l’utilisation et l’efficacité des aides que l’État octroie à la presse. Le 23 janvier 2009, lors d’un discours détaillant les grandes mesures tirées des États Généraux de la presse écrite, Nicolas Sarkozy avait souligné la nécessité de “clarifier les objectifs, modifier la gouvernance et contrôler l’utilisation” de la vingtaine d’aides à la presse qui existent aujourd’hui en France. Un secteur en crise Et maintenant ? Aides à la presse: le rapport Cardoso en 5 tableaux. Le consultant Aldo Cardoso a remis le 8 septembre aux ministres de la communication et du budget un rapport sur le système d'aides publiques à la presse, qu'il qualifie de «système d'assistance respiratoire permanente».

En attendant un compte rendu détaillé (le document est consultable au pied de ce billet), on peut sortir quelques images stupéfiantes de l'étude. Plus d'un milliard d'euros est consacré chaque année à l'aide de la seule presse écrite. C'est un calcul que nous avions déjà fait ici mais le rapport souligne que les aides directes représentent toujours les deux tiers de cette somme, laissant ainsi les journaux à la merci de la décision d'accorder ou non une subvention ciblée. Prenant l'exemple de sept titres nationaux anonymisés, le rapport montre que pour certain titres, la rédaction ne représente qu'un cinquième du prix du journal, le reste provenant, pour plus de la moitié des coûts de production et de distribution.

Lire aussi: Le rapport Cardoso en 5 visualisations » Article » OWNI, Digital Journalism. Le rapport Cardoso compare le système de subventions de la presse comme un "système d'assistance respiratoire permanent". Voici 5 illustrations commentées qui mettent en perspective les propos du rapport. Le consultant Aldo Cardoso a remis le 8 septembre aux ministres de la communication et du budget un rapport sur le système d’aides publiques à la presse, qu’il qualifie de «système d’assistance respiratoire permanente». En attendant un compte rendu détaillé (le document est consultable au pied de ce billet), on peut sortir quelques images stupéfiantes de l’étude. Les aides à la presse ont connu une augmentation significative entre 2008 et 2009, sous l’impulsion des Etats Généraux de la Presse Ecrite notamment. Le montant de ces aides s’est donc stabilisé en 2009 autour de un milliard d’euros par an. Plus d’un milliard d’euros est consacré chaque année à l’aide de la seule presse écrite.

La direction des médias a calculé ce que coûtait, en subvention, chaque exemplaire payé. Des subventions à la presse ? Essayez plutôt ça... Vous voulez subventionner l’information, la presse et le journalisme ? Il y a une idée que je pourrais défendre. Mais ça n’est pas celle de Nicolas Sarkozy, qui vient de donner aux journaux français une subvention de 600 millions d’euros pendant trois ans -comprenant un abonnement gratuit d’un an à l’âge de 18 ans- en plus des 280 millions par an qu’ils reçoivent aujourd’hui.

Le Royaume Uni tourne autour de l’idée d’un soutien gouvernemental à la presse régionale. Et la proposition d’un renflouage de la presse par le gouvernement est en train de couver aux Etats-Unis. Alerte ! Je ne veux pas voir le gouvernement interférer avec les informations et la libre expression (donnant d’une main et reprenant de l’autre). Mais voici une subvention gouvernementale que je peux soutenir : le haut-débit et le développement technologique. Le résultat de tout cela sera une industrie de l’information en bien meilleure santé, construite sur une nouvelle plateforme pour le futur.

Lee Bollinger: Journalism Needs Government Help. Philippe Jannet (LeMonde.fr): “Une plus grande transparence serait la bienvenue” » Article » OWNI, Digital Journalism. Suite à l'enquête initiée sur OWNI et la mise en ligne des 500 documents concernant les subventions à la presse, Philippe Jannet (LeMonde.fr) a souhaité revenir plus longuement sur le sujet. Le 9 août dernier, nous avons publié un premier article sur les détails du fonds de modernisation. Nous y abordions l’attribution au Monde interactif, qui détient Lemonde.fr, d’une subvention alors même que son PDG Philippe Jannet avait déclaré ne pas en avoir reçu depuis 2002.

Ce dernier avait répondu à nos interrogations une première fois “Surpris de la transcription de [s]es propos dans [n]otre article”, Philippe Jannet nous a ensuite expliqué dans un long mail qu’il n’avait “sans doute pas été assez complet dans [s]es réponses.” Il est entre autres revenu sur le fonctionnement du fonds de modernisation, que nous aurions mal compris, favorisant une mauvaise perception par les lecteurs. Précisons que les journalistes d’OWNI qui ont traité ce dossier ne se sont pas lancés à l’aveuglette. L’État spolie les blogueurs. Je dois être naïf. Je ne suis pas l’actualité alors je tombe des nues quand, sur Twitter, François Bon attire mon attention vers un article du Monde où j’apprends que la presse en ligne va recevoir 60 millions d’Euros de subvention. Et pourquoi je ne reçois rien moi ? Pourquoi nous autres blogueurs qui écrivons presque tous les jours et donc participons bien à la presse en ligne ne recevons-nous rien ? Ok nous n’avons pas déposé de dossiers pour demander les subsides de l’État.

Mais croyez-vous que nous aurions pu déposer des milliers de dossiers ? Croyez-vous que nous répondions aux conditions d’éligibilité pour cette subvention ? Bien sûr que non. On nous menacera de nous faire taire, de nous poursuivre en diffamation dès que nous serons impertinents ou politiquement incorrects, on nous discréditera, nous accusant de pratiquer le journalisme de caniveau… tout cela justement parce que nous ne faisons pas la manche, parce que nous ne demandons rien, parce que nous somme libres. Le jour où Sarkozy a acheté la presse. - Kiosque à journaux en novembre 2008.

REUTERS/Benoit Tessier - Toute la nature de la relation de Nicolas Sarkozy aux médias était perceptible le 23 janvier 2009 lors de la présentation des mesures gouvernementales en faveur de la presse. Cette relation se résume à deux concepts: sujétion et léger mépris. Ce jour-là, sous les ors de l'Elysée, le président de la République détaillait les mesures que le gouvernement entendait tirer du fameux Livre Vert présenté quelques semaines plus tôt en clôture des Etats Généraux de la presse écrite (EGPE). S'écartant de son texte, le chef de l'Etat n'avait pu s'empêcher du jouer la provocation condescendante sur le thème, «votre indépendance, vous la mettez en berne un jour comme aujourd'hui, lorsqu'il s'agit de venir quérir des subventions».

Publicité Au delà des espérance de la presse Car pendant le déroulement des EGPE, la crise financière se développe avec brutalité. C'est le satisfecit général et mutuel. Frédéric Filloux Devenez fan sur. Subventions à la presse en ligne : une trahison pour un plat de lentilles. Thierry Crouzet en pique une grosse colère dans laquelle je sens surtout du désespoir. Les sites pure players de l’information en ligne français ont donc choisi de passer à la caisse, en se plaçant – à leur tour – sous perfusion de subventions publiques (à l’exception très notable, et que l’on n’oubliera pas de souligner ici, d’@rrêt sur images : Daniel Schneidermann : Aides d’État, non merci).

Ça pose, évidemment, un très gros problème quant à l’indépendance d’une presse française aussi largement subventionnée par l’État, qui plus est de manière particulièrement opaque dans le cas de la presse en ligne. La liste des bénéficiaires, comme le montant des subventions publiques à la presse en ligne (aux anciens guichets réservés aux sites adossés à un média présent également hors ligne, comme à ce nouveau guichet auquel ont cette fois accès les pure players eux-aussi) n’ont jamais été rendus publics !

C’est plus qu’étrange, c’est plus qu’une anomalie. C’est un scandale. Bien entendu. Les subventions à la presse en ligne - une vidéo Actu et Politique. Entre journalistes et blogueurs, la ligne j@une des subventions. Les "pure players" transparents sur leurs subventions. La nouvelle plate-forme de Rue89 profitera à la communauté du li. Suite à un débat dans l’émission Ligne jaune de Guy Birenbaum sur les subventions à la presse en ligne, à laquelle étaient notamment invités le président de Rue89 Pierre Haski et le blogueur Thierry Crouzet, ce dernier a écrit sur Twitter : « Scoop : Rue89 reversera sa subvention gouvernementale à la communauté Open Source » et a publié un post plus détaillé sur le même thème.

De quoi parle le blogueur ? Rue89 ne versera pas évidemment directement sa subvention à la communauté du logiciel libre. Mais depuis ses débuts, Rue89 travaille étroitement avec la communauté Drupal et a l’habitude de reverser certains développements. Cela signifie que nous mettons les codes informatiques de ces développements à la disposition de tous les autres utilisateurs de Drupal, librement. Il en ira de même avec la nouvelle version de la plate-forme de publication du site que nous allons développer d’ici à septembre et pour laquelle Rue89 se voit accorder une subvention. Un blogueur gagne plus qu’un journaliste. Les blogueurs en guerre contre les médias. Aides à la presse: un équilibre délicat. 20 millions d'euros d'aide pour la presse en ligne, ma. Mon Journal Offert ou quand l'Etat sponsorise la lecture de.

Mise sous tutelle de la presse en ligne ? L’Etat sauve Presstalis - Old fashion media - ElectronLibre. Pascal Riché : les aides à la presse en ligne critiquées mais as.