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Sarkozy, l'islam et le défoulement permanent. Nicolas Sarkozy a perdu la main auprès des autorités religieuses du pays.

Sarkozy, l'islam et le défoulement permanent

Sarkoshow, deuxième : un débat-fiction scénarisé par TF1. … En parfaite connaissance de cause Le bandeau d’accompagnement de l’émission Médiasphère qui, diffusée par LCI, recevait le 11 février la directrice de l’information de TF1 Catherine Nayl, résonne comme un aveu : une opération séduction.

Sarkoshow, deuxième : un débat-fiction scénarisé par TF1

Deux opérations séduction en vérité : celle de TF1 et celle de Nicolas Sarkozy. Comment la première (qui seule nous intéresse ici) s’est-elle prêtée à la seconde ? D’abord en parfaite connaissance de cause, comme le soulignait le titre donné par LCI, à un entretien avec François Bachy, diffusé quelques heures avant le début de l’émission : « Nicolas Sarkozy à la reconquête de l’opinion ». Et TF1 a contribué à rendre les cerveaux disponibles à la communication élyséenne : c’est ce que reconnaît implicitement François Bachy, quand il évoque les objectifs de Nicolas Sarkozy, avec si peu de distance qu’il laisse penser qu’il les soutient.

Sarkozy Show: les dix ficelles de la com' élyséenne. Une réunion de famille devient vite, très vite, ennuyeuse dès lors qu'une seule personne monopolise la conversation.

Sarkozy Show: les dix ficelles de la com' élyséenne

Quand en plus, la recette est connue et préparée à l'avance, le diner est sans saveur. L'intervention de Nicolas Sarkozy, hier soir, dans l'émission "Paroles de Français", quasi coproduite par TF1 et l'Élysée, a manqué de sel et de piment. Sarkozy sur TF1: un show inconcevable ailleurs. La preuve par neuf.

Sarkozy sur TF1: un show inconcevable ailleurs

Face à un panel de neuf personnes tout spécialement sélectionnées par TF1, Nicolas Sarkozy entend faire la preuve ce soir de sa proximité et de son intérêt pour les préoccupations des Français. De "vrais gens" avec de "vrais problèmes". Loin des polémiques sur les voyages "no cost" de François Fillon et de Michèle Alliot-Marie ou de la fronde des magistrats, le dispositif semble calibré au plus près pour lancer l'opération "reconquête de l'opinion". Jamais à l'aise devant les journalistes, à qui il n'a consenti que trois conférences de presse depuis son élection, le président préfère le face-à-face avec ses concitoyens. Merci TF1 D'autant que la contradiction ne devrait pas être trop vive. Promis-juré, pourtant, cette émission "n'est pas du sur mesure pour Nicolas Sarkozy".

Sarkozy accuse Chazal et Pujadas d'emballement sécuritaire... Quelle attaque ! Hier soir, Nicolas Sarkozy s'en est pris à Claire Chazal et David Pujadas, responsables selon lui d'en avoir trop fait cet été sur l'insécurité : "J'ai revu les images, ça m'a d'ailleurs beaucoup intéressé" a-t-il déclaré avant d'expliquer que ce sont les JT qui "ont créé cette stigmatisation" des Roms en consacrant de nombreux sujets à des incidents à Grenoble et à Saint-Aignan (Loir et Cher) "pendant toute cette fameuse semaine".

C'est cet emballement médiatique qui serait à l'origine de la réaction du gouvernement et de son discours de Grenoble. Beau décryptage de JT ! Sarkozy, futur chroniqueur à @si ? Petites nominations entre amis. - Nicolas Sarkozy et Raymond Soubie en 2009.

Petites nominations entre amis

REUTERS/Philippe Wojazer - Cet épisode est passé largement inaperçu dans la presse écrite et à la télé à la faveur des vacances de la Toussaint, puis du remaniement qui occupe certainement trop nos commentaires. Et cet épisode est à la limite du scandale et de l’imposture politique. Avant d’aller plus loin, il faut rappeler encore une fois cette phrase du candidat Sarkozy en avril 2007: «Je souhaite être le Président d’une démocratie qui sera exemplaire, je veux que les nominations soient irréprochables.» Je veux une République irréprochableenvoyé par ump. - L'actualité du moment en vidéo. publicité C’est tout le contraire qui s’est produit concernant les nominations au Conseil économique et social.

Sarkozy, la main dans l'info. Dans quel pays le ministre de l'Intérieur peut-il exiger ­ et obtenir ­ la tête du directeur d'un grand hebdo sous prétexte qu'il a publié des photos qui déplaisent ?

Sarkozy, la main dans l'info.

La Corée du Nord ? La haute main de Sarkozy sur les médias. Les médias sont-ils au service de Sarkozy ?

La haute main de Sarkozy sur les médias

Et, si oui, qui passe les plats ? Alors que l'organisation du débat entre Ségolène Royal et François Bayrou a continué vendredi de défrayer la chronique (lire ci-contre), la question d'une certaine intrusion ­ pour rester poli ­ du candidat Sarkozy dans les médias se repose avec une méchante acuité. Suite d'un long feuilleton, lors duquel l'homme a su déployer un large registre : grosse colère (récemment, en coulisses de l'émission France Europe Express sur France 3, parce qu'il n'avait pas de loge), invectives directes à des journalistes, remerciements douteux, par exemple à Robert Namias (TF1) et Arlette Chabot (France 2) pour avoir levé le pied sur le soulèvement des banlieues fin 2005, quand il ne s'agit pas d'abus de pouvoir caractérisé.

Un grand réseau D'abord, il y a Martin Bouygues, le plus proche de tous, son meilleur ami et, ça tombe bien, patron de TF1 (soit un tiers de l'audience télévisuelle). La télé sous influence. Sarkozy et les médias : leurre de vérité. Paris, jeudi 29 mars 2007, au bout du long couloir gris qui, au rez-de-chaussée de France Télévisions, mène au plateau du 19/20.

Sarkozy et les médias : leurre de vérité

Un à un, il fixe ses interlocuteurs. Regard panoramique, il les dévisage. Silences. Clonage et mise sous respiration artificielle de la presse web « La presse est passée au guichet.

Clonage et mise sous respiration artificielle de la presse web «

Question de survie dit-on. 20 millions d’euros de subsides annuels vont être alloués. Dont un petit million à la presse en ligne "pure player". La réduction du débat n’a pas attendu très longtemps. L’argent public est-il sale ? Ou quelque chose dans ce genre. Sarkozy, victime du fact checking. Nicolas Sarkozy subit un désamour, pour reprendre le terme d'une députée UMP, qu'il faut aussi analyser à l'aune de l'évolution du débat public de ces dernières années.

Sarkozy, victime du fact checking

Outre les raisons classiques liées à la crise, aux promesses non tenues ou même au style du président... il y a aussi le fait que Nicolas Sarkozy est soumis à un phénomène nouveau, que ne subissaient pas ses prédécesseurs: la tyrannie de la cohérence. C'est sans doute une tyrannie salutaire (si l'on peut employer cet oxymore)... mais c'est pour lui une tyrannie: aucun autre président avant lui ne se voyait à ce point, et en permanence, mis en face de ses contradictions. Sous Mitterrand ou sous Chirac, les médias ne comparaient pas, au jour le jour, ce qui avait été dit avec ce qui était fait ou même ce qui était dit à un moment donné avec ce qui avait été dit avant. Un seul exemple. La fin de la pub à France 2 est une escroquerie. Lundi, je voulais regarder «Cold Case» sur France 2, une série policière américaine produite par Jerry Bruckheimer. Moi j'aime bien la télévision de service public, France 2, France 3... France Ô. C'est mieux que la télé privée.

La preuve? «Les Experts», la série policière américaine produite par Jerry Bruckheimer n'arrive que le mardi sur TF1. Je me cale donc devant ma télé à la fin du Journal de David Pujadas qui me souhaite une bonne soirée avec «Cold Case»... Publicité. Le jour où Sarkozy a acheté la presse. - Kiosque à journaux en novembre 2008. REUTERS/Benoit Tessier - Toute la nature de la relation de Nicolas Sarkozy aux médias était perceptible le 23 janvier 2009 lors de la présentation des mesures gouvernementales en faveur de la presse. Sarkozy supervise la surveillance de journalistes, selon le Canard. Dessin de Baudry On savait Nicolas Sarkozy obsédé par les médias et par les journalistes. Selon Le Canard enchaîné à paraître mercredi, le président de la République va même jusqu’à superviser personnellement la surveillance de certains journalistes.

Comment Sarkozy fourre son nez dans les affaires du Monde. Un coup de fil présidentiel, puis un rendez-vous à l’Elysée... Pour barrer la route à des repreneurs trop à gauche selon lui, Nicolas Sarkozy aurait même agité la menace de suppression de certaines subventions allouées au quotidien Le Monde. Les offres de rachat peuvent être déposées jusqu’à ce lundi, mais depuis vendredi soir, deux candidatures sont officiellement confirmées, pour reprendre le journal menacé de cessation de paiement dès juillet : Le consortium « BNP » constitué de Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse.

Le fondateur d’Yves-Saint-Laurent, propriétaire de Têtu (et hier de Courrier International passé entre les mains... du Monde) et le dirigeant de la banque Lazard qui a racheté les Inrocks se sont associés au président de l’opérateur Free.Claude Perdriel, propriétaire du groupe Nouvel Observateur, est associé à des partenaires dont l’identité n’a pas été dévoilée, mais il pourrait bien s’agir de l’opérateur Orange. Xavier Niel, « homme du peep-show » pour Sarkozy. Le Monde et Sarkozy : une longue histoire d'ingérence.

Le Monde / Prisa : manoeuvre dernière minute de Minc ? (AFP) Nicolas Sarkozy propose-t-il des interviews "clé en main"? Dans son dernier éditorial, François Soudan, directeur de la rédaction de Jeune Afrique, accuse l’hebdomadaire Les Afriques d’avoir publié une interview de Nicolas Sarkozy « prérédigée » par l’Elysée :