
La solution par défaut!
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Apocalypse Now
Mur d'actifs, mur de dettes
ENFIN une proposition hors des sentiers battus d’un économiste officiel ! (Merci à Discotonio pour l’avoir relevée !) Cette proposition est, certes, imparfaite – sans doute un peu utopique. Mais elle emprunte ENFIN le chemin qui me semble évident : la déflation du patrimoine fictif, automatiquement généré par la présence d’une dette publique (en clair, personne ne se dit vraiment qu’une partie de son épargne a été gagée dans le passé par les gouvernements pour rembourser un jour la dette, et que ce patrimoine va finir par leur être repris.La crise n'est pas finie: 2011, année des défauts?
LA FAILLITE INELUCTABLE DES ETATS, par Charles Sannat
4 façons de sortir de la crise
Face aux problèmes d’endettement des pays périphériques de la zone euro, quatre scénarios possibles de sorties de crise sont actuellement évoqués : rééchelonner les créances, faire acheter les dettes par les banques centrales, procéder à un effacement partiel des créances, mutualiser la dette au niveau européen. Lequel serait le meilleur ? Les 12 et 13 janvier derniers le Portugal et l’Espagne ont « réussi » à emprunter auprès des marchés financiers de quoi financer leur dette publique.Plusieurs alternatives au remboursement de la dette publique
Imaginons qu’en 2012, le nouveau Président décide de rembourser, autant que faire se peut, la dette publique. Bien évidement il se rendra compte que les administrations publiques, ne pouvant déjà pas payer plus de 50 milliards d’intérêt par an sur une dette qui sera à fin 2011 de plus de 1700 Md€, ne peuvent non plus absolument pas rembourser un centime du capital formant la dette, même en diminuant d’une façon considérable le nombre de leurs fonctionnaires et en réduisant de toute part les dépenses (car la réduction des revenus de tous, c’est en même temps la réduction de leurs dépenses, donc une baisse du PIB, donc une baisse des recettes fiscales), même en augmentant les impôts des classes moyennes déjà exsangues (avec également la conséquence sur l’activité), et que donc il ne reste qu’une seule solution : la monétisation directe par la Banque de France. Las, c’est interdit… doublement interdit. D’abord par une loi française, l’article L141-3 du code monétaire et financier.FOR a few weeks over the Christmas holidays, Europeans put their sovereign-debt crisis on hold. Now they are facing grim reality once more. Bond yields are spiking in an ever broader group of countries, just as the euro zone's governments need to raise vast sums from the markets. On January 12th Portugal was forced to pay 6.7% for ten-year money—better than feared but a price it cannot afford for long. Yields for Belgian debt have jumped, as investors fret about its load of debt and lack of leadership. Spain is hanging on.
The euro area: Time for Plan B
THE euro zone's strategy for tackling its sovereign-debt crisis is failing. A makeshift scheme was put in place in May to help countries that cannot otherwise borrow at tolerable interest rates. That lowered but did not remove the risk that a country may default for want of short-term funds. But the bond market's nerves have been shredded again by the likelihood that from 2013, when a permanent bail-out mechanism is due to be in place, it will be easier to restructure an insolvent country's debts.
The euro area's debt crisis: Bite the bullet
Au début du mois de janvier, le gouvernement grec convoque en urgence un aréopage d’experts en économie. Parmi eux, un fonctionnaire du Fonds monétaire international (FMI) explique sèchement au premier ministre qu’il doit démanteler l’Etat-providence. Un autre conseiller, appartenant à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), lance d’un ton jovial : « Une décision qui horrifie tout le monde, y compris vos propres partisans, ne peut être qu’une bonne décision. »
Quelle Europe pour briser les marchés ?, par James K. Galbraith
Le sauvetage de l'euro n'a pas eu lieu
Et si on faisait défaut ? Après tout, quand on voit la montagne de dettes qui pèse sur les budgets des Etats, on se dit qu’on pourrait bien en couper une partie. Pas tout, non, mais un bout, hop, on jette à la flotte l’excédent de dettes, et vite, sinon on rejoue Titanic.
Tout tout tout, vous saurez tout sur le défaut
Un pays peut-il faire faillite ?, par Laurent Cordonnier
Contrairement à un ménage ou à une entreprise, un Etat placé dans l’incapacité ultime de payer ses dettes... ne les paye plus, sans disparaître pour autant du registre du commerce ou de la surface de la terre, c’est-à-dire sans être contraint à la liquidation de son patrimoine pour rembourser ses créanciers. Dans le cas d’un ménage, la faillite se solde par une liquidation : vente du manoir et de l’argenterie de famille pour payer comme il se peut les derniers salaires dus aux domestiques et les ardoises laissées chez le traiteur, le notaire ou le banquier — nous laissons au lecteur le soin de transposer à un ménage vivant sous le seuil de pauvreté. Dans le cas d’une entreprise, on vend (tant bien que mal) les machines, les immeubles, les brevets, le parc automobile, etc., pour régler (plutôt mal que bien) les fournisseurs, les banquiers, les autres prêteurs et les employés qui patientent avec leurs salaires restés en souffrance.A quel prix un pays peut-il répudier sa dette ?
Bienvenue sur Objectif ECO Quelles que soient nos opinions, l’argent tient une place centrale dans nos vies. Combien en gagner pour être satisfait ? Comment gagner plus ?Le défaut sur la dette publique a démontré au cours des décennies et siècles écoulés qu'il constituait une solution tout à fait viable et pertinente en cas de crise, sur le plan économique et social. Et ce n'est pas parce que Dominique Strauss-Kahn a mentionné le défaut souverain comme une issue de bon sens - en suggérant que les créanciers devraient "s'asseoir sur leurs créances" - que cette solution doit être nécessairement perçue comme associée à l'immoralité. Bien au contraire.
Un défaut massif sur la dette publique (et privée) serait-il immoral
Autrefois, il y avait le premier monde, le « Nord », censé constituer un bloc de prospérité ; le deuxième monde, celui des pays soviétiques ; et enfin le tiers-monde, regroupant les pays pauvres du « Sud » et soumis dès les années 1980 aux diktats du Fonds monétaire international (FMI). Le deuxième a volé en éclats au début des années 1990 avec la dissolution de l’URSS. Avec la crise financière de 2008, le premier monde a basculé ; si bien que désormais plus aucune division géographique ne semble pertinente. On ne distingue plus que deux catégories de population : la poignée de ceux qui profitent du capitalisme contemporain et la grande majorité, qui le subit. Notamment à travers le mécanisme de la dette.
Faut-il payer la dette ?, par Damien Millet et Eric Toussaint
This time last year, I wrote a Vox column wishing us all a better year than the previous one. Alas, 2011 was worse than 2010 and things don’t look good for 2012. The new year will see the Eurozone relapse into recession with a probably that approaches 100%. Is there is any reason to be hopeful? The crisis is, first and foremost, the result of policy mistakes. The authorities have never articulated a clear diagnosis.

