Filtrage : inefficacité et dérives

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Pour être acceptable, une politique pénale se doit d'être à la fois juste et efficace. Or non seulement le blocage des contenus pédopornographiques prévu par la loi LOPPSI sera très certainement inapte à empêcher les pédophiles d'accéder aux réseaux habituels, mais de surcroît le principe-même du blocage risque d'être totalement contre-productif. Voici l'extrait d'un courrier électronique que nous avions reçu un jour, alors que nous venions par négligence d'assimiler pédophilie et pédocriminalité dans un article consacré à un projet de blocage des sites Internet, abandonné depuis en Allemagne. Loppsi : et si le filtrage du web encourageait la pédocriminalité ? Loppsi : et si le filtrage du web encourageait la pédocriminalité ?
Pour éviter les contrôles, des adresses anonymes sont disponibles, au risque de cautionner des choses plus graves. Une loi sur le piratage, une autre sur la cybercriminalité : en renforçant le contrôle du Web, le gouvernement a toutes les chances d'encourager les internautes à se cacher. Pour quelques euros, des services comme Ipredator et Ipodah leur proposent de devenir invisibles. Au risque de faciliter des échanges de fichiers bien plus dangereux que des films ou des chansons. La stratégie de l'Hadopi est de repérer l'adresse IP des ordinateurs, puis d'obtenir des fournisseurs d'accès l'identité de leurs propriétaires. Petit oubli : ces réseaux privés virtuels (ou VPN, « virtual private networks ») fournissent à leurs utilisateurs des adresses IP anonymes. Hadopi, Loppsi : sur le Web, l'anonymat devient un business Hadopi, Loppsi : sur le Web, l'anonymat devient un business
L'anonymat en ligne intéresse de plus en plus d'intern C'est la réponse du berger à la bergère. Alors que les gouvernements, poussés par les lobbies de l'industrie du divertissement, prennent des mesures toujours plus répressives pour abattre une fois pour toute le piratage, de plus en plus d'internautes choisissent de renforcer leur vie privée et leur anonymat en ligne en adoptant de nouveaux comportements et en s'inscrivant à des services bien particuliers. Selon Màns Svensson, doctorant suédois en sociologie du droit à l'université de Lund, le pourcentage de ses concitoyens internautes qui font le pari de masquer leur identité en ligne est d'environ 6 à 7 %. L'anonymat en ligne intéresse de plus en plus d'intern
Pour bloquer les sites, il suffira "d'une batterie d&# Pour bloquer les sites, il suffira "d'une batterie d&# Puisque c'est Jacques Myard qui vous le dit... Interrogé par le Point, le député UMP Jacques Myard a redit ce qu'il avait déjà dit à l'Assemblée au moment du débat sur l'article 50 de la loi d'ouverture au marché des jeux en ligne, que nous avions pris pour une simple erreur passagère. Interrogé sur le fait que le blocage sera facilement contournable par les internautes et les éditeurs de jeux, le député prévient que "ça n'est pas si facile que ça". "J'ai rencontré des sociétés du secteur de l'armement qui affirment que le blocage est parfaitement possible.
Loppsi : magistrats et avocats dénoncent un filtrage "lourd de m
Pendant la trève d'Hadopi Le brouhaha autour de la loi Hadopi s'est calmé alors que le Conseil Constitutionnel se demande si la loi Hadopi, adoptée par l'Assemblée Nationale après moultes péripéties est conforme à la Constitution[1]. Du coup, on se distrait comme on peut ; on se lamente sur la non célébration par la Chine des événements de la place Tien'Anmen et on se dit que les pauvres chinois subissent la censure de leur gouvernement, au point que la jeune génération ignore totalement ce qui s'est passé il y a 20 ans ; on écrit des textes très distrayants sur la contrefaçon, en s'inspirant de grands auteurs. Pendant ce temps là, le patron du fournisseur d'accès anglais TalkTalk (qui n'est pas tenu par les c... par le gouvernement) déclare : If you try speed humps or disconnections for peer-to-peer, people will simply either disguise their traffic or share the content another way. It is a game of Tom and Jerry and you will never catch the mouse. Pendant la trève d'Hadopi
Giuseppe de Martino : « Le filtrage est contournable, rien ne re Le mardi 16 février, le projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi) a été voté en première lecture à l'Assemblée nationale par 312 voix pour, 214 contre. Précision pour qui prendrait l'affaire en route : la loi recouvre un champ plus que vaste en matière de sécurité. Des couvre-feux pour mineurs à la généralisation de la vidéo surveillance (pardon, vidéo protection) en passant par l’exploitation de la vente à la sauvette... Parmi les craintes suscitées par cette loi fourre-tout, celui du filtrage du Net, et par conséquent l'atteinte à la neutralité des réseaux, dont on a déjà eu l'occasion de parler plus longuement par ici . En modifiant cette bonne vieille Loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN), l'article 4 de la Loppsi peut désormais obliger les fournisseurs d'accès à bloquer des sites pédopornographiques, mais sur décision de l'autorité judiciaire. Giuseppe de Martino : « Le filtrage est contournable, rien ne re
Passage télé de Benjamin Bayart sur la Loppsi Passage télé de Benjamin Bayart sur la Loppsi Vendredi dernier, Benjamin Bayart était invité au journal du soir de Public Sénat pour venir s’exprimer sur la loi Loppsi (dont les débats commencent aujourd’hui à l’Assemblée nationale et que l’on peut suivre par exemple sur Numérama). Le récent et édifiant livre d’InLibroVeritas dont il est question dans l’interview est Confession d’un pédophile, l’impossible filtrage du web. Loaded: 0% Progress: 0%
Pour l'OCLCTIC, la Loppsi est "une sorte de contrôle parental na C'est un procédé classique. Pour justifier une politique rigide, il est de bon ton d'évoquer des situations intolérables et indéfendables. Ainsi, l'adhésion des foules n'en est que plus facile. Car s'il est légitime de lutter contre le terrorisme ou la pédophilie, cela doit évidemment se faire dans un cadre respectueux des libertés individuelles de chacun. Or, avec le projet de loi Loppsi, acronyme pour "Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure", le doute subsiste. Pour l'OCLCTIC, la Loppsi est "une sorte de contrôle parental na
Filtrage de la pédophilie : jusqu'à 140 millions d'eur Filtrage de la pédophilie : jusqu'à 140 millions d'eur Le projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi) défendu par Brice Hortefeux a été repoussé à 2010, mais le ministère de l'intérieur continue de travailler pour aller au plus vite vers un filtrage du net sous contrôle discrétionnaire de l'Etat. Nos confrères de PC INpact révèlent ainsi que deux groupes de travail sont actuelement à l'œuvre pour définir les futurs décrets d'application du projet de loi, l'un dédié aux questions juridiques, l'autre aux modalités techniques. Dans un traditionnel souci "d'efficacité", le gouvernement anticipe déjà le vote du Parlement, qui une fois encore ne pourra intervenir qu'à la marge. Pour alimenter le groupe technique, la Fédération Française des Télécoms (qui regroupe Bouygues Telecom, SFR, Orange et Numericable) a adressé une étude d'impact sur le filtrage des contenus pédophiles souhaité par le gouvernement.
Filtrage du net : l'efficacité en question «Le principe est simple. Le ministère de l’Intérieur indique aux Fournisseurs d’accès à Internet la liste noire des sites et contenus à bloquer, et ce sont les Fournisseurs qui empêchent l’accès à ces sites et contenus depuis un ordinateur en France» , peut-on lire dans le dossier de presse (pdf) de la Loppsi (loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure). Comme annoncé , l'un des articles de la loi concerne donc l’obligation pour les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) de bloquer des sites au nom de la lutte contre la pornographie enfantine. Filtrage du net : l'efficacité en question
Le projet de loi sur LOPPSI intègre une étude d’impact riche d’enseignements. L’environnement technique et juridique de chacun des articles y est décrit avec plus ou moins de détails. Si l’on se concentre sur l’un des points les plus sensibles, le blocage des sites pédopornographiques, on découvre que le projet de loi admet sans rougir les risques de surblocage. Un danger qui avait été souligné plusieurs fois par différents acteurs. Pédopornographie : la LOPPSI reconnait les risques de surblocage
LOPPSI : le blocage des sites pas efficace, selon l'AFA - Numera L'article 4 du projet de loi LOPPSI continue de faire couler beaucoup d'encre. En effet, celui-ci exige des fournisseurs d'accès à Internet de bloquer l'accès aux sites pédo-pornographiques. Bien que cette mesure sera encadrée par l'autorité judiciaire, les FAI estiment que cette solution est contre-productive, car inefficace. Selon l'Association des Fournisseurs d'Accès et de services Internet (AFA), la meilleure façon de lutter contre la pédo-pornographie est d'intervenir directement à la source du problème. "Il est toujours plus efficace d'agir à la source même du contenu, en le faisant retirer par l'hébergeur du site internet, plutôt que de le faire bloquer par les FAI français. Lorsqu'un contenu est bloqué, il reste en ligne, et n'est que temporairement inaccessible puisque la mesure de blocage est facilement contournable.