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Président de la CNIL, Alex Türk avait critiqué l'Hadopi, puis la LOPPSI. Sénateur du Nord, Alex Türk a voté pour l'Hadopi, et la LOPPSI. Président de la CNIL , Alex Türk avait critiqué l’Hadopi. Sénateur (non inscrit, mais ex-RPR) du Nord, Alex Türk avait ensuite voté pour l’Hadopi. Puis vint la LOPPSI.
Alex Türk, sénateur du Nord et président de la CNIL, vient de sauver sa tête. Membre de la Commission nationale de l'informatique et des libertés depuis 18 ans (alors que la loi limite, depuis 2004, à 10 ans le mandat de ses commissaires), sa présidence devait initialement être renouvelée à la fin 2011. Elle ne devrait finalement l'être qu'en septembre 2012.
Le Sénat vient d'adopter le projet de Loi d'Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité intérieure (LOPPSI 2). L'AFP, peu suspecte de partialité et réputée pour son traitement factuels de l'actualité, la qualifie elle-même de " vaste fourre-tout législatif déclinant les orientations sécuritaires du gouvernement, (qui) traite aussi bien de la cybercriminalité, de la vidéosurveillance, des peines plancher, des fichiers, de la police municipale et des permis à points que des expulsions locatives ." Cette LOPPSI est la 42ème loi sécuritaire votée par le Parlement depuis que, en 2002, Nicolas Sarkozy est arrivé place Beauvau, avant d'accéder à l'Elysée. Et encore, si l'on compte les accords de coopération passés avec des pays étrangers, on friserait les 70 lois (voir la visualisation interactive que j'ai coordonnée pour OWNI.fr) :
A l'occasion de la cinquième " journée internationale de la protection des données ", l'Association Française des Correspondants à la protection des Données à caractère Personnel ( AFCDP ) révèle que 82 % des entreprises et administrations ne respectent pas la loi informatique et libertés. 51% des organismes interrogés tentent certes de le faire, mais sans y parvenir, ou mal, et 31 % ne se donnent même pas la peine de s'y essayer. La loi prévoit en effet que lorsque toute personne fichée a des droits (à l’information, d’accès, de rectification, d’opposition) afin de lui permettre de vérifier si elle est fichée, et de lui fournir, dixit la CNIL, " de solides garde-fous pour protéger les personnes des dangers liés aux fichiers et à l’exploitation de données personnelles ".