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Politique

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"On ment aux élèves sur leur niveau réel" Augustin d’Humières est un militant de l’égalité républicaine.

"On ment aux élèves sur leur niveau réel"

Ce quadragénaire au regard d’encre se bat quotidiennement pour elle. Depuis 1995, il enseigne le grec et le latin au lycée Jean Vilar à Meaux (Seine-et-Marne), dans un quartier difficile. A force d’exigence, il emporte l’adhésion de ses élèves, qui à leur tour vont dans les collèges environnants plaider la cause des langues anciennes. Il avait raconté cette aventure dans son livre précédent ("Homère et Shakespeare en banlieue", Editions Grasset, Paris 2009).

Dans ce nouvel opus à la fois grinçant et plein d’humour ("Un petit fonctionnaire", Editions Grasset, Paris, 2017), il décrit l’indigence culturelle de la plupart des lycéens, à qui l’école fait pourtant croire qu’ils sont armés pour réussir leurs études supérieures et trouver un emploi. Vous jugez sévèrement le niveau des beaucoup d’élèves qui sortent du lycée… Un splendide isolement. « De toutes les manifestations du pouvoir, celle qui impressionne le plus les hommes, c’est la retenue ».

Un splendide isolement

Thucydide Quelques jours après la tenue d’une manifestation à Paris contre la « haine anti-flics » appelée par diverses organisations syndicales de police, il nous a semblé que le décalage comparatif pourrait éclairer la compréhension de ce que l’on appelle en France le « maintien de l’ordre », c’est-à-dire la gestion des foules (protestataires, sportives ou festives) par les forces de police et de gendarmerie [1].

La désescalade à l’allemande Qu’en est-il ailleurs de la violence contestataire et de l’hostilité aux policiers ? Voyons le week-end du 1er mai en Allemagne. Manifestation du PKK en 2008 à Berlin En gilets jaunes et verts, les policiers chargés de la communication. Comme on le voit, les polices allemandes ne chôment pas. Cette maîtrise de la force, nous l’avons suggéré, est le produit d’une quinzaine d’années de politique dite de « désescalade » (Deeskalation) [3]. Pourquoi les pauvres ne votent pas en fonction de leur intérêt économique.

Qu'on se le dise: les citoyens économiquement les plus modestes ne sont pas toujours fans des politiques de redistribution.

Pourquoi les pauvres ne votent pas en fonction de leur intérêt économique

Du moins si l'on en croit leur vote. C'est ce que démontrent depuis plusieurs décennies les études électorales américaines. Et, de plus en plus fréquemment, les études électorales européennes. Comme le confirme Bruno Cautrès, chercheur au Cevipof (centre de recherches politiques de Science Po), «Depuis une trentaine d'années, la sociologie, autrefois déterminante dans l'explication du comportement électoral, n'explique plus qu'en partie le vote.» Ainsi Marine Le Pen (moyenne nationale: 17,9%) a réalisé un bon score chez les ouvriers où elle se place au même niveau que François Hollande (autour de 30%) au premier tour, alors que son programme propose plus d'exclure certains des minima sociaux que d'augmenter à proprement parler ces derniers.

Quand les pauvres seront riches Quatre chercheurs américains, Ilyana Kuziemko, Michael I. Measuring Political Muscle in European Union Institutions. In this blog post we measure the number of top posts held by each nationality in the European Commission, the European Council and the European Parliament.

Measuring Political Muscle in European Union Institutions

In this blog post we measure the number of top posts held by each nationality in the European Commission, the European Council and the European Parliament. Cela fait 30 ans que Chirac dirige l'opposition de droite. Et s'il était temps de changer de méthode? L'UMP qui ne fait aucun cadeau à la gauche, qui s'oppose systématiquement sur tout, c'est lui.

Cela fait 30 ans que Chirac dirige l'opposition de droite. Et s'il était temps de changer de méthode?

Pourtant, d'autres, dont Benoist Apparu, plaident pour le changement. Hollande? Incapable d’incarner la fonction présidentielle. Ayrault? Incapable de tenir ses troupes. Pourtant, sondages après sondages, les Français ne font guère confiance à l’UMP pour redresser la barre. En 1981, Jacques Chirac est le chef de la toute nouvelle opposition. Concours, classement, "grandes écoles" : les ingrédients de la faillite française. Des étudiants de l'école Polytechnique à Palaiseau, le 17 octobre 2009 (F.GUILLOT/AFP).

Concours, classement, "grandes écoles" : les ingrédients de la faillite française

On ne change pas une formule gagnante ! Cette injonction ne prête pas à discussion, sauf à courir après la défaite. En matière d’enseignement supérieur, les formules françaises déclarées gagnantes sont au nombre de trois, qui s’enchâssent : les fameuses "grandes écoles", cependant largement ignorées du monde entier dans les classements internationaux.

Les classes préparatoires, intraduisibles dans aucune langue tant elles recouvrent une éducation bizarre qui pré-sélectionne les meilleurs lycéens, puis les gave de cours et de colles comme le font avec leurs volatiles les éleveurs d’oies dans le Périgord. Après deux ans de ce traitement opéré dans l’enceinte des lycées, ces jeunes se lancent à l’assaut des concours. Les concours sont la troisième formule gagnante. Quelque chose de pourri au royaume de l’enseignement Les concours consacrent le degré de conformisme au système "Supprimer les concours ?

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“Le FN est un pur produit de la Ve République” - Bibliobs.