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Résister : marronnage et révoltes

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Réunion : la vallée secrète des esclaves marrons

Marronnage, plantations... archéologie à la Réunion- Inrap. L'esclavage par l'image. Représenter la traite négrière et l’esclavage Entraves, fers, chaînes, fouets et cravaches, éléments de la vie quotidienne sous le système esclavagiste, ont rapidement disparu, dès l’abolition de 1848, des quais des ports négriers et des plantations des Caraïbes-Amériques ou des colonies de l’océan Indien où ils avaient été si nombreux pendant près de quatre siècles.

L'esclavage par l'image

Les navires négriers furent reconvertis, les témoignages de ce qui permit une exploitation exceptionnellement intensive de la terre et de la main-d’œuvre servile aux Caraïbes-Amériques ou à La Réunion disparurent peu à peu. Mais à partir de la fin du XVIIIe siècle, certains de ceux qu’on appela les « abolitionnistes » voulurent montrer à leurs contemporains les réalités du travail, de la discipline et des châtiments sur les plantations des denrées coloniales qui affluaient dans les grands ports européens. Il fallait prouver pour mobiliser une opinion publique ignorante des choses coloniales. Le marronnage, la quête pour la liberté. La révolte des esclaves à bord de l’Affricain (1738) 1 Archives départementales de Loire-Atlantique (ADLA), Nantes, B 5004.

La révolte des esclaves à bord de l’Affricain (1738)

Ce journal de bord manuscrit (...) 2 ADLA, B 5004, Journal de l’Affricain, f° 9 r°-10 v°. 3 Jeune homme placé sur un navire de commerce au long cours et destiné à devenir officier de marine (...) 4 Instructions et ordres pour Monsieur Foures commandant le navire l’Affricain, dans Mousnier (Jehan (...) 5 Ibidem, p. 23. Seuls cinq hommes bénéficient de « nègres de port-permis » : le capitaine en second (...) 1Si les journaux de bord témoignent fréquemment de révoltes noires sur les navires négriers, ces récits, souvent laconiques et de peu d’intérêt, ne permettent pas de comprendre ces phénomènes d’une violence extrême. 2Le journal de bord révèle que l’instruction de l’auteur ne semble pas très poussée : malgré une bonne écriture, la qualité de son expression écrite est médiocre et son orthographe reste approximative (il écrit très souvent phonétiquement).

La révolte des esclaves à bord des bâtiments négriers français au xviiie siècle : essai de mesure. 1 Tome 1, Nantes, Paris, Geuthner, 1978 ; t. 2, Ports autres que Nantes, Paris, Geuthner, 1984. 1Le célèbre Répertoire des Expéditions négrières françaises au xviiie siècle1, de Jean Mettas et Serge Daget, recense 3134 voyages de traite, dont 138 – soit 4,4 % – sont perturbés par une révolte des esclaves.

La révolte des esclaves à bord des bâtiments négriers français au xviiie siècle : essai de mesure

Partant de ce travail, notre propos est, ici, de rechercher les causes communes à tous ces soulèvements, puis d’en préciser le déroulement, et enfin les circonstances de la répression. 2Le taux de 4,4 % n’est pas uniforme, comme il apparaît sur le graphique 1 : entre 1715 et 1765, le taux est supérieur à 5 % ; à partir de 1765, il diminue régulièrement jusqu’à atteindre 2 % en 1790. Graphique 1 3Est-il possible d’expliquer cette évolution ? 2 Archives départementales de Loire-Atlantique (ADLA), B 4591, f° 22 v°-23. 3 Archives nationales (AN), Colonies C9B/22 ; Collas (George), « Châteaubriand à Rome », Annales de (...) Graphique 2 Localisation des révoltes sur la côte d’Afrique. Aline Helg, Plus jamais esclaves ! De l’insoumission à la révolte, le grand récit d’une émancipation 1492-1838. 1 Voir notamment le décret d’abolition de l’esclavage promulgué par Sarda Garriga, commissaire à la R (...) 2 Si l’auteure fonde son analyse principalement sur « la lecture critique et croisée de centaines de (...) 1L’abolition de l’esclavage dans les diverses colonies du Nouveau Monde fut-elle le fruit d’une générosité philanthropique des puissances européennes, ou bien le produit de luttes politiques menées par les esclaves eux-mêmes ?

Aline Helg, Plus jamais esclaves ! De l’insoumission à la révolte, le grand récit d’une émancipation 1492-1838

Pour l’historienne Aline Helg, il n’y a aucun doute : pas de donation extérieure ni d’acte généreux, comme l’ont souvent prétendu les décrets officiels d’abolition1 ; les esclaves ont été, pendant plus de trois siècles et dans l’ensemble des Amériques, les principaux acteurs de leur émancipation. Dans le sillage de W. E. B. 2Un travail d’une telle ampleur demande une organisation rigoureuse. 3 Voyage: The Trans-Atlantic Slave Trade Database [en ligne] : copyright (...) Esclavage : l'art de la révolte - Jeune AFrique [dossier] Esclavage : ceux qui se sont libérés seuls - Aline Helg. Aliénés, sans la moindre ressource pour s'en sortir.

Esclavage : ceux qui se sont libérés seuls - Aline Helg

C'est l'image trop souvent peinte des esclaves dans les Amériques coloniales. Dans Plus jamais esclaves ! Aline Helg délivre un tout autre discours, plus valorisant. Selon l'historienne suisse, une partie importante de la population noire des Amériques s'est libérée toute seule, sans attendre les abolitionnistes, libéraux et blancs. Reprenant le récit des insoumissions et des rébellions d’esclaves sur plus de trois siècles et dans l’ensemble des colonies du Nouveau Monde, Helg démontre que les Africains ont pu, par leurs propres actions, gagner la liberté. Aline Helg se défend de vouloir établir une hiérarchie des luttes pour la liberté, de glorifier par exemple les esclaves révoltés ou marrons aux dépens de ceux qui ont enduré l’esclavage jusqu’à leur mort.

Jeune Afrique : Vous avez identifié plusieurs stratégies élaborées par les esclaves pour se libérer. Aline Helg : C’est la plus logique, la plus naturelle. François Mackandal. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

François Mackandal

Médaille commémorative haïtienne à l'effigie de Mackandal. 1968. Le voyage de l'Amistad. Palmares (quilombo) Palmares, or Quilombo dos Palmares, was a fugitive community of escaped slaves and others in colonial Brazil that developed from 1605 until its suppression in 1694.

Palmares (quilombo)

It was located in what is today the Brazilian state of Alagoas. The modern tradition has been to call the settlement the Quilombo of Palmares. Quilombos were settlements mainly of survivors and free-born enslaved African people. The Quilombos came into existence when Africans began arriving in Brazil in the mid-1530s and grew significantly as slavery expanded. Quilombos : 400 ans d'existence ! Quilombos : 400 ans d'existence !...

Quilombos : 400 ans d'existence !

Oui mais à quand la reconnaissance. Au Brésil, le Quilombo se confond avec l’histoire des esclaves noirs importés d’Afrique.