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L'échange colombien

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Cahiers d'outre-mer. N° 179-180 - 45e année, Juillet-décembre 1992. Les plantes américaines à la conquête du monde, sous la direction de Yves Monnier et Alain Huetz de Lemps. Plantes et microbes, acteurs de l'histoire. L’histoire de l’environnement devient cruciale au moment où l’humanité s’inquiète des atteintes qu’elle inflige à la planète.

Plantes et microbes, acteurs de l'histoire

Et découvre que les microbes ou le climat ont pu influencer son destin. Il y a quarante ans, un jeune professeur d’histoire américain publiait un livre pour lequel il avait eu bien du mal à trouver un éditeur. La réception ne fut guère encourageante : comptes rendus mitigés ou hostiles, indifférence… Pourtant, petit à petit, il a profondément modifié les pers­pectives sur les conséquences de la découverte de l’Amérique. Le terme d’« échange colombien » (The Columbian Exchange), titre de l’ouvrage – non traduit en français –, est maintenant reconnu par la grande majorité des historiens américains et au-delà. Dans ce livre et dans un exposé ultérieur, Ecological Imperialism, publié en 1986 (2), l’auteur, Alfred W. La mondialisation des plantes. L’histoire de l’orange c’est celle de l’ouverture du Monde aux échanges maritimes.

La mondialisation des plantes

Les Portugais qui reviennent de Chine ramènent avec eux l’orange douce. Elle remplace l’orange amère, venue de Perse et d’Arabie jusqu’en Sicile pendant les Croisades. L’orange douce se répand en Europe et part avec les Espagnols vers le Nouveau Monde. Aujourd’hui, plus de la moitié des oranges sont produites aux Amériques. Entre les XVIe et XVIIe siècle, la totalité des plantes cultivées vont changer de continent. L’éditeur Michel Chandeigne revient sur cette mondialisation végétale dans une interview enregistrée après une conférence à l’Université de Nantes, à l’initiative du CRHIA, Centre de Recherche en Histoire Internationale Atlantique.

Crédits. L’Échange colombien. Le 12 octobre 1492, l’expédition menée par Christophe Colomb atteint les Antilles et ouvre une page nouvelle dans l’histoire mondiale.

L’Échange colombien

Tout au long du XVe siècle les continents américains sont mis relation avec le reste du globe, Les Portugais ouvrent les routes de l’Asie ; les Espagnols s’approprient les richesses du Nouveau Monde. Dans les cales de leurs navires circulent les hommes, les bêtes, les plantes et les microbes. L’échange colombien est l’un des plus grands échanges biologiques de l’histoire. En un siècle, toutes les plantes cultivées changent de continent. L’orange passe de la Chine à l’Europe, puis à la Californie ; la pomme de terre et la tomate s’exportent avec le succès qu’on leur connait. Ce grand échange, l’historien américain Alfred Crosby l’a nommé Échange Colombien dans un livre éponyme paru en 1972. Invités Cécile Brun, maître de conférences en Écologie végétale, Botanique et Paléoécologie à l’Université de Nantes. Crédits. Échange colombien. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Échange colombien

L’échange colombien (aussi appelé le grand échange) est un échange biologique intercontinental survenu pendant la période historique, à la suite de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb. Il s'agit de l'un des évènements les plus importants de l'histoire de l'écologie, de l'agriculture et de la culture. Le terme, inventé par Alfred W. Crosby en 1972 et maintenant reconnu par la grande majorité des historiens[1], désigne les nombreux échanges de biens agriculturels, de bétail, de populations humaines et de micro-organismes (en particulier ceux responsables de maladies infectieuses[2]), à partir de 1492, entre l'ancien et le nouveau mondes : c'est-à-dire entre l'Afro-Eurasie et l'Amérique, ou encore entre les hémisphères ouest et est. Beaucoup de choses furent échangées entre les deux hémisphères, causant de profonds changements biologiques et culturels de part et d'autre.

Exemples[modifier | modifier le code] Nouveaux regards sur l’impérialisme écologique. Il y a quarante ans, un historien américain publiait un livre pour lequel il avait eu bien du mal à trouver un éditeur.

Nouveaux regards sur l’impérialisme écologique

La réception ne fut guère encourageante : comptes-rendus mitigés ou hostiles, indifférence… Pourtant, petit à petit, le livre a profondément modifié les perspectives sur les conséquences de la découverte de l’Amérique. Le terme d’« échange colombien » (The Columbian Exchange), titre de l’ouvrage – non traduit en français –, est maintenant reconnu par la grande majorité des historiens américains et au-delà.

Il est devenu l’un des ouvrages fondateurs et un classique de l’histoire environnementale [1]. Dans ce livre et dans un exposé ultérieur, Ecological Imperialism publié en 1986 [2], l’auteur, Alfred W. Crosby, démontrait le rôle crucial, si souvent négligé jusqu’alors, joué par les plantes, les animaux et les microbes ayant traversé l’Atlantique dans les deux sens après la découverte du Nouveau-Monde par Christophe Colomb. Histoire des remèdes et des médicaments (1/4) : Une histoire des plantes médicinales.