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Histoire globale

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1498 ou l’autre « Nouveau Monde » Recensé : Jean-Louis Margolin et Claude Markovits, Les Indes et l’Europe.

1498 ou l’autre « Nouveau Monde »

Histoires connectées, XVe-XXIe siècle, Paris, Gallimard, coll. « Folio histoire », 2015. 976 p., 14, 90 €. En 1498, Vasco de Gama débarque à Calicut en Inde. Parti chercher des « chrétiens et des épices », il trace une nouvelle route maritime, permettant la circumnavigation de l’Afrique. Le retentissement de ce voyage, bien plus important que ceux des marchands européens en Inde qui le précèdent – tels Nicolo Conti ou Anthanase Nikitine au XVe siècle –, le signale comme moment inaugural des échanges entre l’Asie et l’Europe [1]. Tel est le point de départ du passionnant ouvrage de Jean-Louis Margolin et Claude Markovits, ouvrage qui s’inscrit dans l’approche féconde des histoires connectées [2]. Une infinité de contacts minuscules L’ouvrage assume donc pleinement sa rupture avec la vision saïdienne de la cohérence supposée de « l’impérialisme des catégories », dérivée des analyses de Michel Foucault.

Patrick Boucheron "Des histoires connectées pour le Moyen Âge : pratiques, politiques, promesses" Le récit du monde. La mondialisation ibérique. Recensé : Carlos Martínez Shaw, José Antonio Martínez Torres (dir.), España y Portugal en el mundo : 1581-1668, Madrid, Polifemo, 2014, 484 p.

La mondialisation ibérique

España y Portugal en el mundo propose une autre histoire de l’Europe : une histoire qui ne se construit pas seulement dans les limites conventionnelles du Vieux Monde, mais bien dans les relations diplomatiques entre Philippe III d’Habsbourg et le chah Abbas à propos d’Ormuz, dans la jungle équatoriale du Marañón ou encore en Asie du Sud-Est où le commerce entre Macao et Manille boucle le premier circuit commercial planétaire qui s’étend de Séville au Fujian en passant par Acapulco.

L’histoire impériale des monarchies ibériques connaît un impressionnant dynamisme depuis une vingtaine d’années [1]. Penser à l’échelle globale. Recensé : Samuel Moyn, Andrew Sartori (dir.), Global Intellectual History, New York, NY : Columbia University Press, 2013, 342 p.

Penser à l’échelle globale

L’histoire intellectuelle européenne a souffert depuis longtemps d’un eurocentrisme plus ou moins assumé. À l’époque coloniale, cela faisait partie d’une logique civilisatrice et impériale : les connaissances européennes valaient naturellement plus que les connaissances « indigènes ». Mais, même après la décolonisation, la plupart des historiens des idées ont préféré continuer à réfléchir avec des concepts profondément marqués par l’histoire européenne, tels que le « constitutionnalisme » ou le « libéralisme ».

Cependant, l’histoire des idées n’a pas pu résister à la vague globalisante qui s’est répandue au sein des universités anglo-américaines. Cet ouvrage collectif est né d’un colloque tenu à New York en 2010. Une méthodologie en construction La deuxième catégorie de textes se compose d’études de cas. Qu’est-ce qu’une perspective vraiment « globale » ? William H. McNeill. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

William H. McNeill

Pour les articles homonymes, voir McNeill. William Hardy McNeill William H. McNeill en 2004 Compléments Biographie[modifier | modifier le code] L’œuvre majeure de McNeill fut The Rise of the West: A History of the Human Community publié en 1964 qui étudiait l'histoire globale en s'appuyant sur les relations entre les différentes civilisations et en particulier sur l'impact considérable de la civilisation occidentale sur les autres durant les 500 dernières années. Le président Barack Obama lui a décerné en 2009 la National Humanities Medal (en) reconnaissant « ses exceptionnels talents d'historien, d'universitaire et d'auteur de plus de vingt ouvrages dont The Rise of the West qui suit la trace des civilisations sur 5 000 ans d'histoire écrite[5] ». L'Afrique a une histoire. L’Afrique, continent d’origine de l’espèce humaine, a toujours été connectée au reste du globe.

L'Afrique a une histoire

Elle lui a fourni l’or, la main-d’œuvre et les matières premières nécessaires aux mondialisations successives. Prenant le contre-pied de stéréotypes que l’on peut encore entendre ou lire, il faut rappeler que parmi celle de tous les continents, l’histoire de l’Afrique, « berceau de l’humanité », est de loin la plus ancienne. Le monde au XVe siècle – Entretien avec Yann Potin. En parler, beaucoup, en faire, très peu.

Le monde au XVe siècle – Entretien avec Yann Potin

Ainsi pourrait-on résumer le rapport de la scène historiographique française à l’histoire globale. Si les numéros spéciaux de revue et autres colloques se sont multipliés ces dernières années pour mesurer les apports et les limites de ce paradigme historiographique en vogue outre-Atlantique, force est de constater qu’il a donné lieu à très peu de recherches appliquées de ce côté-ci de l’océan. Il faut donc mesurer à sa juste valeur le caractère tout à la fois novateur et ambitieux de l’Histoire du monde au XVe siècle que livrent aujourd’hui aux lecteurs francophones les éditions Fayard. Chronique d’un monde en connexion, 1200-1600. L’histoire s’accélère à partir du début du 13e siècle.

Chronique d’un monde en connexion, 1200-1600

Des zones civilisationnelles jusqu’ici restées largement autonomes entrent en interaction, produisant une ébullition militaire certes, mais aussi économique et sociale, qui va aller croissant jusqu’à aujourd’hui et est aux racines du monde global que nous connaissons. Ainsi peut-on résumer la thèse de Jean-Michel Sallmann, professeur d’histoire moderne à l’université de Paris-X–Nanterre. Le Vol de l'histoire. Comment l'Europe a imposé le récit de son passé au reste du monde.

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Timothy Brook, Le chapeau de Vermeer

Des 35 toiles du peintre Johannes Vermeer (1632-1675) qui nous sont parvenues, l’auteur en a choisi cinq, des intérieurs et une des vues extérieures de Delft, pour nous introduire dans le monde du xviie siècle. Il a ajouté une œuvre d’un contemporain, Hendrick Van der Burch, et une faïence de Delft, sans doute de la fin du xviie siècle. 2Il nous propose de reconsidérer notre manière habituelle de regarder un tableau. Une toile est composée selon un scénario précis, les objets montrés ne sont pas des accessoires, mais des « portes à ouvrir » nous menant à découvrir le monde au xviie siècle. L’artiste peut ne pas en être conscient, mais pour nous qui regardons ces œuvres, il y a « des passages inattendus et des chemins dérobés qui relient notre présent déroutant […] a un passé qui est loin d’être simple » (p. 21). Le premier choc des civilisations. Le Nouvel Observateur Votre nouveau livre, «l'Aigle et le Dragon», est le récit de la première mondialisation au XVIe siècle par les Ibériques, c'est-à-dire les Espagnols et les Portugais, qui pour la première fois se déploient à l'est comme à l'ouest sur la scène planétaire, en Asie et en Amérique.

Le premier choc des civilisations

Est-ce vraiment la première mondialisation? Serge Gruzinski Il ne faut pas oublier la première mondialisation, certes incomplète, musulmane. Quand l'ambassadeur portugais Tomé Pires arrive à Canton en 1520, il y découvre de grandes mosquées. L'Islam, par les marchands et les routes de la soie, avait depuis longtemps pénétré la Chine. En tant qu'historien je me suis toujours demandé si l'antagonisme entre l'Occident et l'Islam ne vient pas de ce moment-là, quand les musulmans du XVIe siècle, pionniers de la mondialisation, ont eu le sentiment d'avoir été dépossédés. Les musulmans ont été désespérés de n'avoir pas découvert l'Amérique. Ignorant, assassin, paranoïaque, cupide, lâche, cruel: le vrai Vasco de Gama. Le Nouvel Observateur On a du mal à comprendre pourquoi, à la fin du XVe siècle, le Portugal, un pays marginal à l'extrême sud de l'Europe, relativement pauvre et peu peuplé, 1 million d'habitants, a eu l'audace de se lancer, par l'intermédiaire de Vasco de Gama, dans l'aventure de la création d'un empire portugais des Indes.

Quelle est l'explication de ce projet démesuré? Sanjay Subrahmanyam Les historiens portugais du XXe siècle, mais aussi français tels Pierre Chaunu ou Fernand Braudel, ont expliqué cette soif de conquêtes impériales outre-mer par des raisons économiques et mercantiles. Mais cette seule explication économique n'est pas satisfaisante, car elle ne peut rendre compte de cette démesure. En fait, à l'instigation du roi Dom Manuel, il s'agissait d'un projet de conquête très confus qui dans la noblesse ne faisait guère l'unanimité.

Le roi et Vasco de Gama se basaient sur des ignorances maritimes et politiques considérables. Vous êtes un historien insaisissable et nomade. La culture française de la traite négrière. Recensé : Christopher Miller, Le triangle atlantique français. Littérature et culture de la traite négrière (traduit de l’anglais par Thomas Van Ruymbeke), Rennes, Les Perseïdes, 2011, 543 p. Paru au printemps 2008 aux États-Unis, Le triangle atlantique français de Christopher L. Miller a été traduit en français et publié à la fin de l’année 2011 aux éditions Les Perséïdes, qui confirment par là leur volonté de soutenir des recherches sur l’espace atlantique de plus en plus dynamiques. Cette traduction rapide, que l’on peut saluer, tient sans doute à la réception enthousiaste qu’a connue le livre parmi les spécialistes américains d’histoire atlantique et d’histoire de l’Afrique, et plus largement des Colonial et Cultural studies.

Surtout, l’ouvrage vient combler une lacune dans le domaine des recherches consacrées au « Monde Atlantique », titre de la collection dans laquelle paraît sa traduction française. Encore un passé qui ne passe pas ? Le paradoxe de Jefferson. Ce que l'histoire mondiale nous enseigne. L’histoire a longtemps été le fruit du regard occidental. Elle est pourtant mondiale. Chine, Afrique ou Pacifique…, leurs trajectoires passées expliquent le présent d’une humanité mondialisée.

Nous sommes en Chine, durant l’année 166 de l’ère chrétienne. Plus exactement en la neuvième année de l’ère Yên-bi. Une poignée de voyageurs a demandé audience à l’empereur Houan-ti’, de la dynastie Han. La scène semble improbable. Au tout début de notre ère est déjà mentionnée, dans la Rome de l’empereur Auguste, une ambassade de divers pays orientaux.

Les chevaux à la sueur de sang. Entre autres. Vivre la diversité du monde La question de l’autre, porteur d’une autre culture, d’une autre religion, est centrale dans les préoccupations contemporaines. La manière la plus courante d’aborder le rapport à l’autre est inspirée par une vision psychologique et morale des rapports entre les humains. L'histoire globale pour tous - un n° de la documentation photographie à ne pas manquer. Comment raconter l'histoire de manière équitable ? - Idées. L'histoire à parts égales - Laurent Testot, article Histoire.