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Histoire du crime et de la justice

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La justice sous la monarchie. Au nom du Roi Succédant à une justice exercée par les seigneurs et le clergé dans chaque province sous la féodalité, apparaît sous la monarchie la justice royale.Les Rois de France rendent désormais la justice et assoient progressivement leur autorité judiciaire.Lors des sacres, l'archevêque de Reims remet la " main de justice ", signe d'équité, et l'épée, glaive de justice.

La justice sous la monarchie

Ainsi, le Roi reçoit de Dieu le pouvoir spirituel et temporel de rendre justice. La justice d'origine divine devient donc l'émanation du roi de France. Le premier devoir du roi à l'égard de ses sujets est de faire à tous bonne et promptejustice à l'image de Saint-Louis, sous un chêne à Vincennes. Jusqu'au XIIIème siècle, le Roi expédie lui-même les affaires, entouré de conseillers ; c'est l'époque de la "justice retenue", nécessaire au maintien de son autorité. La royauté et la religion ont marqué fortement la justice de l'Ancien Régime, comme les bâtiments qui l'abritaient.

L'affaire Calas. "L'abus de la religion la plus sainte a produit un grand crime" - Voltaire « Ces cas sont rares, mais ils arrivent, et ils sont l'effet de cette sombre superstition qui porte les âmes faibles à imputer des crimes à quiconque ne pense pas comme elles ».

L'affaire Calas

Voltaire achève son " Traité sur la tolérance " (1763) par ces mots évoquant le drame de ce père de famille protestant accusé à tort par la foule d'avoir assassiné son fils et condamné par la justice à être roué vif puis brûlé sur la place publique. L'affaire Calas, procès de l'intolérance et du fanatisme religieux. L’édit de Nantes révoqué En 1761, lorsque l’affaire Calas éclate, l’Edit de Nantes (1598), édit de tolérance reconnaissant la liberté de culte aux protestants, n’est plus. 18 octobre 1685 et les dragonnades se multiplient pour convertir de force les protestants. Le jansénisme se propage En cette deuxième moitié du XVIIIème siècle, le pouvoir royal reste également confronté au jansénisme, mouvement religieux du XVIIè siècle qui. Traité sur la tolérance.

Accusé du meurtre de son fils trouvé pendu dans sa boutique toulousaine, Jean Calas, protestant de Toulouse, est roué vif le 20 mars 1762.

Traité sur la tolérance

Son fils cadet Pierre est banni du royaume. Sa femme, leur servante catholique, Jeanne Viguière, le jeune Alexandre-Pierre Gaubert de Lavaysse, avec lequel Marc-Antoine a passé sa dernière soirée en compagnie de Pierre, sont mis hors de cause. Les deux filles, Nanette et Rose sont enfermées par lettre de cachet dans deux couvents parisiens où elles subissent des pressions en vue de leur conversion. Voltaire prend rapidement conscience du crime perpétué et y voit le souvenir de la Saint-Barthélemy. Il accumule les pièces sur la mort des Calas, refait l'enquête et publie en 1762 un Mémoire de Donat Calas et l'Innocence et Supplice de Jean Calas.

Attentat contre Louis XV. Contexte historique L'attentat de Robert-François Damiens contre Louis XV, le 5 janvier 1757, a provoqué de nombreuses réactions écrites, mais également une abondance de gravures qui reprennent les étapes successives du crime (l’attentat, l’arrestation, la prison le supplice).

Attentat contre Louis XV

La majorité des estampes se sont surtout intéressées au procès (à l’interrogatoire) et à la détention du criminel. Il s’agit d’estampes populaires, distribuées et commentées par des colporteurs et qui ont pour objet d’assouvir la soif de connaissance du public sur les circonstances et les suites de l’attentat. Ici, l’estampe synthétise toutes les informations connues sur l’acte de celui que l’on a longtemps présenté comme un déséquilibré. Robert-François Damiens est né le 9 Janvier 1715 dans un village de l’Artois près d’Arras. Analyse des images La gravure reprend précisément les informations diffusées par les gazettes au lendemain du crime.

Interprétation Soumis au supplice, Damiens sera écartelé et brulé. 9 janvier 1715 : naissance d’un régicide, Robert-François Damien - Anniversaires - Les Archives du Pas-de-Calais (Pas-de-Calais le Département) Vous êtes dans : Archives > Anniversaires > 9 janvier 1715 : naissance d’un régicide, Robert-François Damien Dernier condamné de l'Ancien Régime à être écartelé, le régicide Damien a marqué les esprits de son temps.

9 janvier 1715 : naissance d’un régicide, Robert-François Damien - Anniversaires - Les Archives du Pas-de-Calais (Pas-de-Calais le Département)

À cette époque, la punition donnée à ceux qui osent "toucher" le roi de droit divin est impitoyable. Une enfance difficile Robert François Damien est né le 9 janvier 1715 rue d’Allongeville (actuelle rue du Calvaire) à La Thieuloye, qui était alors un hameau de Monchy-Breton. Son père Pierre-Joseph Damien, simple ménager, épouse Marie-Catherine Guillemant en 1710. À cette époque, l’Artois est traversé par les guerres, la famine et une épidémie de peste qui fait des ravages. Robert-François est le troisième des dix enfants du couple.