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Globale ou syllabique ?

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« Le lien très fort entre difficulté en lecture et difficulté sociale s’est aggravé » Michel Lussault, directeur de l’Institut français de l’éducation, analyse les enjeux de l’enseignement de la lecture aujourd’hui.

« Le lien très fort entre difficulté en lecture et difficulté sociale s’est aggravé »

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Mattea Battaglia Après s’être penché sur le redoublement puis la numération, le Conseil national de l’évaluation du système scolaire (Cnesco), organisme créé par la loi de refondation de l’école (juillet 2013) pour expertiser, de manière indépendante, l’école et ses dynamiques, consacre à l’apprentissage de la lecture sa troisième conférence de consensus, mercredi 16 et jeudi 17 mars, à l’ENS de Lyon. « Lire, comprendre, apprendre : comment soutenir le développement de compétences en lecture ? » : le sujet est pour le moins ambitieux. Il est prompt, aussi, à relancer les querelles, très idéologiques, sur les « bonnes méthodes » d’apprentissage de la lecture.

Les pratiques pédagogiques efficaces. A force de frôler le ridicule, on finit par tomber dedans. - Le blog de l'amie scolaire : Questions de profs. Ce blog n'est pas un forum de débat entre partisans et adversaires de la pédagogie. Il veut être un lieu de réflexion et d'échanges pédagogiques. Et ça fait mal, surtout aux enfants...

A force de frôler le ridicule, on finit par tomber dedans. - Le blog de l'amie scolaire : Questions de profs. Ce blog n'est pas un forum de débat entre partisans et adversaires de la pédagogie. Il veut être un lieu de réflexion et d'échanges pédagogiques

Quand les neurosciences s'emparent de la pédagogie, elles ne sont plus seulement ridicules, elles deviennent dangereuses, scandaleuses, manipulant des enfants comme des cobayes, auxquels on inflige des traitements qui feraient hurler Brigitte Bardot, s'il s'agissait de bébés phoques. Hier soir, au JT de 20h, on a atteint les sommets de l'aberration et du non sens, pour démontrer des contre-vérités ahurissantes. On a surtout eu la démonstration de ce qu'est une "bonne élève", avec cette petite gamine qui nous a expliqué, après avoir lu — à haute voix, et fort bien, preuve qu'elle avait lu des yeux bien avant — les prétendues opérations de déchiffrage qu'elle aurait effectuées pour en arriver là. Adorable de docilité scolaire, elle a répété sagement (quoique avec difficulté, parce que c'est difficile d'expliquer ce qui n'a pas eu lieu !) Enseigner la lecture : une question de méthode ou à chacun sa pratique ?

Le Monde du 20/12/2013 a publié une tribune offensive et percutante de Stanislas Dehaene qui dénonce l’inertie de l’éducation nationale devant l’inégalité profonde des acquis des élèves en lecture.

Enseigner la lecture : une question de méthode ou à chacun sa pratique ?

Et pour développer son argumentation il s’appuie sur l’enquête de Jérôme Deauvieau dont on peut lire le rapport sur ce site du GRDS, ainsi que sur les résultats des recherches qu’il mène sur l’imagerie cérébrale. Ces recherches lui permettent d’affirmer que « tous les enfants apprennent à lire avec le même réseau d’aires cérébrales, qui met en liaison l’analyse visuelle de la chaîne de lettres avec le code phonologique » et donc « qu’entraîner le décodage graphème-phonème est la manière la plus rapide de développer ce réseau ». Rejet ou convocation de la notion de méthode ?

Les termes du rejet Refuser d’envisager l’apprentissage de la lecture sous l’angle des méthodes n’est pas nouveau. En 2008 François Dubet déclarait : « …la querelle sur les méthodes est une faute majeure. Méthodes de lecture : la réalité n'a rien à voir avec ce qu'on imagine au Collège de France (Une tribune de J Fijalkow) - Recherches et publications - Archives. Méthodes de lecture : la réalité n'a rien à voir avec ce qu'on imagine au Collège de France (Une tribune de J Fijalkow) Les idées reçues ont la vie dure !

Méthodes de lecture : la réalité n'a rien à voir avec ce qu'on imagine au Collège de France (Une tribune de J Fijalkow) - Recherches et publications - Archives

L’éternelle question des "méthodes de lecture" en offre une remarquable illustration. Il y a quelques jours à peine, Marion Maréchal Le Pen réagissait aux résultats médiocres des élèves français dans PISA en mettant en cause l’increvable "méthode globale" et voici que maintenant, venu des cimes de l’establishment universitaire, le Collège de France, nous arrive un copier-coller de la même agaçante litanie. Roland Goigoux, plus mesuré dans son propos, apporte à Stanislas Dehaene une réponse qui, mettant en question la méthodologie d’une des deux recherches que cite ce dernier et rappelant le score nul de la seconde, renvoie dos à dos les deux types de "méthodes" en attendant les conclusions mieux fondées et à venir d’une recherche qu’il pilote.

Dehaene vs Goigoux : la guerre de la lecture relancée ? - Revue de la presse et des sites. Comment empêcher les enfants d’apprendre à lire ? A écouter les sempiternels débats sur l’apprentissage de la lecture, à lire les thèses, les recherches dont les hypothèses sont parfois mystérieuses, à voir l’argent investi dans des laboratoires, à assister aux conflits entre neuroscientifiques, à voir l’intérêt du monde de l’édition, on finit par se demander si le monde ne marche pas sur la tête ou à côté de ses pompes oubliant sa tête.

Comment empêcher les enfants d’apprendre à lire ?

C’est quand même extraordinaire que tant d’énergie et d’argent, tant de matière grise, soient dépensés depuis tant d’années sans jamais clore les débats aussi stériles que jargonnants. Non seulement on ne parvient pas à les clore, mais à chaque occasion, on cherche à justifier un bond en arrière, allant même chercher des neurosciences complaisantes à la rescousse. Reconnaissons qu’il est étonnant que la science du 21ème siècle vienne justifier des pratiques du 19ème siècle qui ont pourtant fait la preuve de leur faiblesse. Le problème est pourtant simple. C. 1. 2. 3. 4. Enseigner est une science. Une nouvelle guerre pour la ''méthode syllabique''? Apprentissage de la lecture : opposer méthode syllabique et méthode globale est archaïque. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Roland Goigoux (Professeur des Universités à Clermont-Ferrand) Dans une tribune publiée le 22 décembre par le quotidien Le Monde, le neuro-psychologue Stanislas Dehaene affirme que les mauvais résultats des adolescents français à l’enquête PISA trouvent leur origine dans l’enseignement de la lecture au cours préparatoire.

Apprentissage de la lecture : opposer méthode syllabique et méthode globale est archaïque

Il juge scandaleux que le ministère de l’Education nationale ne procède pas à l’évaluation des manuels scolaires et ne recommande pas aux enseignants une méthode qui aurait fait, selon lui, la preuve de son efficacité : la méthode syllabique. Lire la tribune de Stanislas Dehaene (édition abonnés) Enseigner est une science Choisir, au pied du sapin, de relancer une polémique qui causa en 2006 la perte du ministre de Robien auquel il prodiguait déjà ses conseils pourrait laisser croire que notre collègue dispose des données scientifiques nouvelles propres à fonder cette préconisation. Hélas, il n’en est rien. Petit jeu de lecture. Ecole élémentaire Jean Jaurès BELFORT. L'insoutenable médiocrité de la lecture à l'école.

Editorial.

L'insoutenable médiocrité de la lecture à l'école

Les élèves français âgés de 10 ans maîtrisent moins bien la lecture que la moyenne des écoliers européens du même âge. Si ce n'était une solide étude internationale, on pourrait croire que l'enquête Pirls a été commandée par le ministre de l'éducation nationale pour justifier sa politique. Et pour répondre à tous ceux qui s'affolent ou s'insurgent de voir le gouvernement déverser tant de milliards dans le tonneau des Danaïdes de l'école et recruter des enseignants par dizaines de milliers. Vous avez dit Pirls ? Il s'agit du Programme international de recherche en lecture scolaire, coordonné tous les cinq ans dans 45 pays, dont 23 européens, par l'Association internationale pour l'évaluation des performances éducatives.

> Lire : Alerte sur le niveau en lecture des élèves français (édition abonnés) Que révèle-t-elle, cette enquête ? Cela paraît une évidence. Or ce n'est pas une fatalité, comme le démontre, notamment, l'exemple des Etats-Unis, bien évalué par Pirls. Moments de classe en cycle 2 (Ecole Ange Guépin à Nantes) / 16 novembre 2012. Apprentissage de la lecture : où en est la recherche ? ©2011-2012 ~StockProject1 Les 15 et 16 décembre derniers un colloque a fait le point sur les recherches concernant l’apprentissage de la lecture.

Apprentissage de la lecture : où en est la recherche ?

Roland Goigoux a rappelé en introduction que lire est une activité mentale faussement simple et qu’on apprend à lire par instruction volontaire (contrairement à l’oral). Néanmoins la lecture finit par devenir irrépressible et automatique, c’est le fameux effet Stroop. Il est d’ailleurs particulièrement intéressant de faire faire ce test aux élèves pour qu’ils prennent conscience que même pour eux (apprentis ou faibles lecteurs) ce caractère irrépressible de la lecture est déjà là ! Pour Roland Goigoux les grosses questions de pratiques sont sur la gestion du temps et le dosage des différents éléments.

Quelques évidences ont été dites, mais bon, elles sont confirmées par la recherche et ça c’est quand même rassurant : - un élève comprend mieux un texte s’il connaît ce dont parle le texte,