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Expertises et prises de position

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Pour en finir (encore) avec les devoirs. En 2012, la Fondation ATD-Quart monde, la FCPE, l’ICEM, le Syndicat de l’Inspection de l’éducation nationale, l’Afev, appuyés par de nombreux chercheurs, lancent une campagne nationale pour réclamer l’abolition (enfin) réelle et définitive des devoirs à la maison (LIEN).

Pour en finir (encore) avec les devoirs

Outre que ceux-ci sont interdits par la loi depuis 1956, le motif invoqué consiste à dire qu’ils ont pour effet d’aggraver les inégalités sociales. Un argument difficilement contestable (ceux qui le défendent savent de quoi ils parlent). DEVOIRS A LA MAISON. Assez curieusement et par un étrange renversement, les « devoirs scolaires » sont aujourd’hui identifiés comme des travaux que l’on fait à la maison, ou, pour les élèves internes, en étude… mais, dans tous les cas en dehors de la présence d’un professeur.

DEVOIRS A LA MAISON

Certes, il existe des structures encadrées par les enseignants sous des noms divers (aide individualisée, accompagnement personnel, tutorat, etc.), mais, dans l’immense majorité des cas, ce qui se fait là relève plutôt d’une « pédagogie de soutien » qui reprend des notions mal comprises en classe et n’exonère en rien l’élève de son travail personnel à la maison. Pourtant, historiquement, le travail personnel de l’élève – qu’il concerne la mémorisation, l’entraînement, la recherche ou l’élaboration personnelle – a été conçu comme un des éléments fondamentaux de la scolarisation, devant être effectué en classe ou, au moins, sous la responsabilité directe de l’école. "Va faire tes devoirs!"... Dimanche 1 juin 2014 7 01 /06 /Juin /2014 08:52 En réponse à cet article déjà ancien de L'EXPRESS Bulletin Officiel de l’ Education Nationale No 1, 3 janvier 1957 «Aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe.

"Va faire tes devoirs!"...

Cette prescription a un caractère impératif et les Inspecteurs Départementaux de l’Enseignement du 1er degré sont incités à veiller à son application stricte ». Les devoirs du soir ou le cauchemar des familles. Cris, pleurs, menaces, bouderies, cahiers qui volent à travers la pièce, privations, punitions, et parfois paires de claques...

Les devoirs du soir ou le cauchemar des familles

Combien de soirées gâchées par les disputes autour de ces fameux devoirs, combien de scènes de ménage entre les parents en découlent quelques fois, combien d'accès de colère, d'angoisse et de culpabilité sont générés par ce rituel du soir dans les familles françaises ? C'est un fait de société que les devoirs - très innocemment donnés par des enseignants qui souhaitent que les élèves gagnent en compétences et en confiance en soi, en s'appropriant les sujets abordés dans la journée - tournent hélas trop souvent au conflit dévastateur entre les parents et les enfants. D'autant plus que les enseignants, pour beaucoup et voulant bien faire, ont le réflexe malheureux de s'adresser aux parents lorsqu'un élève ne fait pas ses devoirs, méconnaissant sans doute les dégâts relationnels qu'ils provoquent.

ETUDE 2013 "QUAND L'ECOLE RENTRE A LA MAISON" - FAPEO. Devoirs : Réorienter l’école, pour ne plus désorienter les parents ? « Nombre de familles, sous l’effet de la circulation des devoirs, transforment leur foyer en une véritable institution de sous-traitance pédagogique ».

Devoirs : Réorienter l’école, pour ne plus désorienter les parents ?

La phrase pourrait valoir provocation, adressée aux enseignants largement persuadés que les parents, trop souvent démissionnaires, s’éloignent des réquisits du travail scolaire. Pourtant, Séverine Kakpo est allée voir de près. On pourra lui opposer qu’elle n’a pas vu ces familles auxquelles on pense. Mais on pourra aussi lui savoir gré d’avoir été enquêter sur le terrain, base d’un travail de thèse largement salué pour son exigence. RENTRÉE SCOLAIRE. Cartables trop lourds ? Ce sont les devoirs qui pèsent. Rentrée scolaire à Charly-Oradour, le 4 septembre 2012 (E.POL/SIPA).

RENTRÉE SCOLAIRE. Cartables trop lourds ? Ce sont les devoirs qui pèsent

ÉDUCATION. Le poids des cartables, c’est un vrai marronnier au mois de septembre. On peut traiter cette question par le biais ergonomique, se demander s’il vaut mieux pour le dos que l’enfant ait un cartable à roulettes. Mais pour moi cela revient à intervenir en bout de chaîne. Devoirs à l'école : la décision de Vincent Peillon est une avancée formidable, mais... Un élève dans une salle de classe de Paris, le 4 septembre 2012 (F.DUFOUR/AFP) La proposition de Vincent Peillon et François Hollande de supprimer les devoirs à la maison en primaire et de réserver un temps aux devoirs à l’intérieur de l’école est excellente.

Devoirs à l'école : la décision de Vincent Peillon est une avancée formidable, mais...

Cela fait bien longtemps que l’on sait que la gestion actuelle des devoirs est inégalitaire et inefficace. Dans la mesure où les journées de travail se sont raccourcies au fil des ans, les élèves restent trop longtemps sans activité scolaire entre deux jours d’école. Et les devoirs ne remplissent pas leur rôle à l’heure actuelle. Quand on observe les devoirs se faire, on constate que si quelque chose n’a pas été compris en classe la première fois, beaucoup d'élèves se retrouvent une seconde fois en position d’échec devant un devoir qu’ils ne comprennent pas.

Un bémol : le manque de collaboration entre les acteurs En résumé, l’unité de lieu ne suffit pas. DEVOIRS A LA MAISON. Ce soir, pas de devoirs ! Alain Sotto : « On apprend bien dans le plaisir, non dans la souffrance » Éléments théoriques. Vidéo : « Faire ses devoirs » : famille, école, intervenants... qui fait quoi ? Les devoirs à la maison, une aggravation des inégalités. Détails Mis à jour le jeudi 11 juillet 2013 17:10 Publié le mercredi 1 mai 2013 19:01 Affichages : 1883 Le ministère vient de nous informer que l'arrêté relatif aux paiement des CAFIPEMF, CAPA-SH et 2CA-SH, venait enfin d'être signé !

Les devoirs à la maison, une aggravation des inégalités

Il entre à présent dans le circuit de publication. Cette information est du reste corroborée par un courrier que nous venons de recevoir du cabinet du ministre. Nous nous réjouissons bien évidemment de cette information, toutefois nous rappelons que ce n'est rien de plus que le rattrapage d'une injustice et que les inspecteurs sont encore très largement en attente d'une réelle reconnaissance de leur investissement professionnel... Lire la lettre du directeur adjoint du cabinet du ministre de l'Education. Les devoirs du soir dans la classe de François Le Ménahèze. À part la loi de 1956 qui interdit les devoirs écrits à la maison, qu'est-ce qui vous motive pour ne pas en donner ? Catherine : À part la loi de 1956 qui interdit les devoirs écrits à la maison, qu'est-ce qui vous motive pour ne pas en donner ?

Nadine : C'est bien la classe qui est l'espace le plus égalitaire, le plus riche pour travailler. C'est en classe que tous les enfants ont accès à divers documents de travail, à divers outils et à diverses aides dans un climat riche en relations et coopératif. C'est bien aussi parce qu'après une longue journée de travail, en rentrant à la maison, les enfants et les parents n'ont pas non plus à se retrouver « prisonniers » de l'école.

Ils ont bien d'autres choses à faire... Mélanie : Avec la durée et l'intensité de la journée d'école, les enfants travaillent bien assez. François : Directeur d’école, enseignant depuis maintenant 30 ans, je reste convaincu depuis le début de ma carrière que les devoirs restent une aberration de notre École. Devoirs en classe : une question de paradigme et de projet de société ? Concernant les devoirs à la maison, j'aimerais réagir à ce tweet : Fiston en est à bientôt 5 heures de travail scolaire aujd'hui.

Devoirs en classe : une question de paradigme et de projet de société ?

A essayer, rater, se faire eng... j'ai le coeur qui saigne. M... au collège. — C. Jouneau-Sion (@cjouneau) Septembre 29, 2012 en portant à votre attention une démarche que j'ai découvert au travers du cursus scolaire UK de mes enfants. Devoirs : Avoir les bons diagnostics. Par Jean-Louis Auduc Pour Jean-Louis Auduc, poser la question des devoirs évite de poser celle des inégalités de genre dans les apprentissages.

Devoirs : Avoir les bons diagnostics

Je suis toujours gêné par les à peu-près qui loin de faciliter la discussion et la résolution des problèmes, les obscurcissent et souvent empêchent de trouver des solutions efficaces. Deux illustrations très récentes viennent d’être données de ces débats piégés ou piégeants. Elles concernent les devoirs à la maison et le décrochage scolaire….. Vouloir lutter contre le décrochage scolaire est un défi important et indispensable, mais pourquoi le présenter comme si le public concerné n’avait pas pour caractéristique d’être un public très majoritairement masculin. Le rapport du Conseil Economique et Social (CES) sur les inégalités scolaires évoque clairement parmi les inégalités « Les inégalités selon les genres » et il écrit notamment : « Les inégalités de performances scolaires entre les élèves sont aussi étroitement associées au genre.

Philippe Meirieu: Le travail à la maison: question pédagogique, question sociale, question politique. La question des devoirs à la maison est, comme on vient de le voir après l'appel lancé par la FCPE avec un mouvement pédagogique, extrêmement sensible. Elle suscite plus que de l'intérêt : de véritables passions. C'est qu'elle est touche, tout à la fois, à l'institution scolaire - par définition distanciée des intérêts individuels - et à la famille - bien légitimement préoccupée de l'avenir singulier de ses propres enfants.

Elle articule une dimension publique - celle d'une école pour toutes et tous - et une dimension privée - celle de la construction par chaque enfant, avec ses parents, de sa trajectoire personnelle. Elle interroge le rôle respectif des enseignants - transmettre démocratiquement des savoirs - et celui des parents - accompagner particulièrement leurs enfants et veiller sur leur avenir... Les devoirs, un impératif catégorique? On pourrait le croire à voir la pratique des ‘’devoirs’’ à la maison perdurer dans l’enseignement primaire, alors que des décisions ministérielles l’ont en principe interdit, et depuis longtemps. La circulaire du 29 décembre 1956 a en effet édicté « la suppression des devoirs à la maison ou en étude », avec des attendus significatifs qui restent très actuels: « Six heures de classe bien employées constituent un maximum au-delà duquel un supplément de travail ne peut qu’apporter une fatigue préjudiciable à la santé physique et à l’équilibre nerveux des enfants.

Enfin, le travail écrit, fait hors de la classe, hors de la présence du maître et dans des conditions matérielles et psychologiques souvent mauvaises, ne présente qu’un intérêt éducatif limité. En conséquence, aucun devoir écrit ne sera demandé aux élèves hors de la classe. Cette prescription a un caractère impératif ». Claire, enseignante : « Je suis contre les devoirs à la maison » La fin des devoirs à la mai­son appa­raît comme l'une des mesures clés, pré­sen­tées le 9 octobre par François Hollande, dans le cadre de la refon­da­tion de l'école. Si les ensei­gnants y sont plu­tôt favo­rables, plu­sieurs ques­tions res­tent en suspens. Que les élèves de France ne se réjouissent pas trop vite, la fin des poé­sies et des leçons à apprendre chez soi n'est pas pour demain. Après le Président de la répu­blique, le ministre de l'Education a pour­tant été clair : les devoirs seront faits à l'école.

Problème : une cir­cu­laire de 1965 (1) indique déjà que « les devoirs doivent être faits dans l'horaire nor­mal de classe et non plus à la mai­son ou en étude ».