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Enseigner l'incertitude

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Une société de plus en plus incertaine. Accélération des rythmes de vie, sentiment d’obsolescence, diktat de la technologie… Nos sociétés font face à des inquiétudes d’un genre inédit.

Une société de plus en plus incertaine

Analyse avec l’anthropologue Isabelle Rivoal. (La version intégrale de cet article a été publiée dans CNRS Le journal, n° 267, juillet-août 2012, à l’occasion de la 12e Biennale de l’Association européenne des anthropologues sociaux qui avait choisi pour thème : « Incertitude et inquiétude ».) « L’incertitude est le pire de tous les maux, jusqu’au ­moment où la réalité vient nous faire regretter l’incertitude », écrivait, pessimiste, le romancier Alphonse Karr1. L’incertitude entre en scène dès que l’on envisage l’avenir. Vais-je perdre mon travail ? Le temps s’est accéléré et nous ­dévore « La relation au temps est justement en pleine mutation dans nos sociétés : elle est aujourd’hui source d’une incertitude dite du temps présent », commente Isabelle Rivoal, du Laboratoire d’ethnologie et de socio­logie comparative, à Nanterre.

Une société de l'incertitude. La rhétorique de la crise empêche de saisir les recompositions à l'œuvre au sein de la société française.

Une société de l'incertitude

En filigrane des mutations contemporaines, on peut pourtant saisir le modèle d'une société incertaine, prise entre la généralisation d'un principe d'autonomie et une demande de sécurité accrue. Il est devenu banal de le constater : la société française a connu de profonds changements au cours de ces vingt dernières années. Elle manifeste pourtant bien des difficultés à penser ses propres transformations autrement que par l'actualisation de ses défections. D'où ce paradoxe : interpréter dans leur globalité les mutations sociologiques et politiques qui travaillent la France contemporaine n'a jamais semblé aussi délicat, voire périlleux. C'est ce paradoxe que nous voudrions contribuer à dénouer en mettant l'accent sur l'incertitude comme forme sociale et enjeu stratégique.

Ce que la crise nous cache De ce point de vue, deux lignes de transformation se conjuguent. . [1] J. . [2] F. . [5] C. Edgar Morin : affronter les incertitudes. " Les dieux nous créent bien des surprises : l'attendu ne s'accomplit pas, et à l'inattendu un dieu ouvre la voie .

Edgar Morin : affronter les incertitudes

" AFFRONTER L'INCERTITUDE – E. MORIN. Poursuivons notre réflexion sur la culture générale avec cet entretien que le philosophe et sociologue Edgar Morin – pour qui j'ai beaucoup d'estime intellectuelle – a accordé à la revue Sciences Humaines , une revue que je vous conseille de consulter régulièrement.

AFFRONTER L'INCERTITUDE – E. MORIN

Les propos de l'auteur ont été publiés dans le Hors-Série de mars/avril 1999, intitulé : « La dynamique des savoirs » et ont été recueillis par Martine Fournier et Jean-Claude Ruano-Borbalan . Penser l'épreuve de culture générale, c'est non seulement penser à questionner le sujet, les mots du sujet, y compris les « pauvres de la grammaire » (Stanislas Breton), mais c'est également questionner le questionnement (Michel Meyer, De la problématologie, rééd. 2008 ), réfléchir à ce qu'est une argumentation (Ch. Perelman, M. Meyer) et penser enfin les caractéristiques de la connaissance dans notre monde actuel qui sont, d'après Edgar Morin : Michel Develay : Contribution à la question du socle. La loi de refondation de l’école introduit l’idée de culture qui s’ajoute au socle commun de connaissances et de compétences antérieur.

Michel Develay : Contribution à la question du socle

Ainsi parle-t-on aujourd’hui dans la loi de refondation, d’un socle commun de connaissances, de compétences et de culture. 1. On peut se demander pourquoi avoir conservé le mot connaissances et n’avoir pas retenu la seule idée de compétences qui aurait obligé à convenir pour chaque discipline quels savoir-agir réfléchis sont à enseigner (1). Nous suggérons qu’il n’existe aucune discipline dans laquelle il n’y aurait que des connaissances à enseigner qui potentiellement ne renverraient pas à des compétences. En histoire, le savoir surannée « 1515.Marignan » recèle potentiellement des compétences alors qu’elle n’est a priori que de l’ordre des connaissances. Enseigner l'incertitude en info-documentation. Cet article est une lecture "augmentée" du texte d’Anne Cordier "Et si on enseignait l’incertitude pour construire une culture de l’information ?

Enseigner l'incertitude en info-documentation

" paru en mars 2013. Anne Cordier est Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication - Université de Rouen Laboratoire GRHIS. Ce texte, « Et si on enseignait l’incertitude pour construire une culture de l’information ? », beaucoup lu dans la profession et beaucoup partagé sur les réseaux sociaux, à quelle occasion l’avez vous rédigé ? En fait, ce texte est à la fois une synthèse d’une partie des observations empiriques réalisées lors de mon doctorat et le prolongement de mes réflexions sur ce sujet.

Quel parcours (personnel et de recherche) vous a amenée à porter votre étude sur les formations dispensées par les professeurs documentalistes en classe de 6ème ? Vous savez, Alex Mucchielli explique que la recherche est une rencontre, entre un projet et un chercheur. Mais bien sûr ! Je l’espère ! Le développement durable : enseigner l'incertitude. Enseigner l'incertitude et le risque en économie.