Débats

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Ils ont tué l'histoire-géo. Dans un ouvrage à visée polémique, Laurent Wetzel, ancien inspecteur pédagogique régional (IPR) désormais à la retraite, dénonce la liquidation de « l’histoire-géo », depuis des années, par un personnel politique et des hauts fonctionnaires incultes ou incompétents.

Ils ont tué l'histoire-géo

Sa charge est rude. Son opinion est contestable. 1914-1918 : retrouver la controverse. Jean-Yves Le Naour a proposé dans La Vie des Idées une étonnante lecture de la controverse qui agite, depuis quelques années, le champ des études historiques sur la guerre de 1914-1918.

1914-1918 : retrouver la controverse

Étonnante parce que, plutôt que de restituer les enjeux intellectuels de la discussion, il préfère, après d’autres, les résumer à une construction banalement binaire (consentement versus contrainte) qui ne ferait que masquer des « querelles propres au milieu universitaire », chacun des deux camps défendant son pré carré dans une opposition « artificielle ». Il est vrai que décrire un débat « embourbé » permet de valoriser les positions qui apparaissent au-dessus de la mêlée : l’auteur formule en conclusion le souhait d’une « paix de compromis » dont on ne sait évidemment pas – les enjeux en présence n’étant guère identifiables – de quoi elle pourrait bien être faite. La tromperie du Figaro Histoire. Dans son quatrième numéro daté d’octobre-novembre 2012, le bimestriel du Figaro qui est consacré à l’histoire présente un dossier prétendument dédié à « La vérité sur l’histoire à l’école ».

La tromperie du Figaro Histoire

Entre doxa tyrannique sur ce que devrait être la transmission de l’intelligibilité du passé et propos réactionnaires sur les grands héros nationaux et la chronologie, tout y est et rien ne manque. Mais le pire dans ces pages est sans doute de voir associés le maurassien Jacques Bainville et le grand historien Marc Bloch au sein d’un Panthéon des réducteurs de l’histoire à sa seule dimension nationale. L'homme, cet animal suicidaire peint par Jared Diamond.

LE MONDE CULTURE ET IDEES | • Mis à jour le | Par Frédéric Joignot Il habite à Bel Air, quartier très chic aux jardins luxuriants de Los Angeles, dans une grande maison de bois pleine de gravures animalières.

L'homme, cet animal suicidaire peint par Jared Diamond

Avec son imposant collier de barbe, ses 74 ans, il fait penser à un vieux prêcheur amish. L'homme en impose. Il faut dire que ce professeur de géographie de l'UCLA, la vénérable université de la "cité des anges", biologiste évolutionniste réputé, fait à nouveau parler de lui après l'échec du Sommet de la Terre, cet été à Rio, où aucune mesure n'a été prise pour rendre notre planète plus durable. Depuis, beaucoup se demandent si Jared Diamond n'a pas raison. Vague brune sur l’histoire de France. Rédact/eurs-rice : Laurence De Cock, Guillaume Mazeau, Eric Fournier Ceux qui souhaitent réintroduire les valeurs nationalistes et chrétiennes à l’école continuent de mentir sur la manière dont l’histoire est enseignée aux enfants.

Vague brune sur l’histoire de France.

A la rentrée 2010 déjà, puis en 2011 jour pour jour, Dimitri Casali attaquait les nouveaux programmes d’histoire-géographie en prétendant que ceux-ci ne faisaient plus « aimer la France ». Relayée par certains médias complaisants au nom de la défense de l’« identité nationale », cette campagne avait d’abord pris la forme d’une pétition largement signée où se côtoyaient Max Gallo, Stéphane Bern, Frédérik Gersal et Eric Zemmour, avant de donner naissance à une page Facebook sous l’exergue : « Louis XIV, Napoléon, c’est notre Histoire, pas Songhaï ou Monomotapa »[1] Quand le Tea Party réécrit les manuels d’histoire américains. Don McLeroy dans le documentaire « The Revisioniaries » Au volant de son 4x4, Don McLeroy déboule sur l’autoroute George W.

Quand le Tea Party réécrit les manuels d’histoire américains

Bush. Quand l'histoire au collège oublie ceux qui l'ont faite - Reviens Braudel, ils sont devenus... | Enseigner l'Histoire-Géographie. La concurrence mémorielle. Après l'excellent ouvrage précurseur et collectif dirigé par Jean-Michel CHAUMONT en 1997 (La concurrence des victimes : génocide, identité, reconnaissance) et après l'indispensable Guerres de mémoires (que nous avions recensé dans les premiers articles de ce blog) dirigé en 2008 par Pascal BLANCHARD et Isabelle VEYRAT-MASSON, une nouvelle référence semble émerger chez nos voisins belges.

La concurrence mémorielle

Au gré des navigations dans le cadre de l'actualisation de ce site Internet, j'ai découvert un peu par hasard qu'un ouvrage venait d'être édité assez discrètement chez Armand Colin en novembre 2011. Je précise "assez discrètement" car je suis assez surpris du peu d'information et de promotion qui entoure le livre pour l'instant. A défaut d'avoir pu avoir l'objet entre les mains, je relaie aux lecteurs de ce blog les renseignements que je suis parvenu à glaner sur Internet : Les coordinateurs sont Geoffroy GRANDJEAN et Jérôme JAMIN. Génocide arménien. Décryptage avec l’historien Philippe Videlier - Histoire. Ce mardi, l’Assemblée Nationale a voté une proposition de loi réprimant la négation des génocides, dont celui dont ont été victimes les Arméniens entre 1915 et 1917.

Génocide arménien. Décryptage avec l’historien Philippe Videlier - Histoire

Le vote du texte a déchaîné les foudres de la Turquie, qui a décidé de geler ses relations diplomatiques avec la France. Nous avons demandé à l’historien et chercheur au CNRS Philippe Videlier de nous raconter l’histoire du génocide arménien. Eviter la concurrence des victimes. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Dominique Borne, historien, doyen honoraire de l'Inspection générale de l'éducation nationale Un parcours international autour des mots relativise le débat français.

Eviter la concurrence des victimes

Ainsi le monde anglo-saxon, les organisations internationales et le site en anglais de Yad Vashem continuent-ils à utiliser le mot "holocauste", banni en France... "Génocide", juridiquement défini, est générique (la Shoah est un des génocides répertoriés par les organisations internationales). Transmettre la complexité de l'histoire et de la mémoire. Dans les colonnes du Monde du 31 août, Claude Lanzmann a exprimé sa crainte de voir le mot "Shoah" banni de l'éducation nationale.

Transmettre la complexité de l'histoire et de la mémoire

Le débat qui a suivi vient rappeler que la "destruction des juifs d'Europe", pour reprendre l'expression de l'historien Raul Hilberg, constitue toujours et encore un sujet sensible de la société française et aussi de son école. Le ministre Luc Chatel a su répondre par la négative et rappeler ce qu'il en est du rôle de l'éducation nationale dans cette tâche fondamentale (Le Monde du 6 septembre), comme l'ont fait les différents experts sollicités par le journal.

Le terme Shoah a-t-il été banni des manuels scolaires ? - Chroniques – Retrouvez toutes les chroniques de France Info. "Shoah", l'embarrassante offensive de Lanzmann. "Un mauvais coup", "négationniste" ; une "action néfaste", menée "d'une façon particulièrement perverse" "à la faveur de l'été". Lundi, Claude Lanzmann signait dans Le Monde une tribune dans laquelle il s'insurgeait violemment contre une circulaire, "parue dans le Bulletin officiel n° 7 de septembre 2010" et appliquée pour la première fois à la rentrée 2011, demandant que soit remplacé dans les manuels d'histoire le terme de "Shoah" par celui d'"anéantissement des Juifs et des Tsiganes". Le FIGARO. Palestine : un manuel modifié sous la pression d'assos juives. Des associations ont obtenu d’Hachette la modification de deux pages concernant la question palestinienne de son manuel d’histoire.

A Hachette, Myriam Simonneaux, adjointe au directeur de la communication, cherche à désamorcer la polémique qui enfle depuis le 5 juillet. Oui, des associations se sont plaintes de la manière dont le chapitre consacré à la Palestine (« L’ONU et la question de la Palestine ») était traité et oui, Hachette en a tenu compte : « L’éditeur et l’auteur l’ont examiné de près et ont décelé sur deux pages des mots et des imprécisions qui peuvent prêter à interprétation. » Pour le reste, inutile d’insister, il n’est pas possible de parler à un responsable. Ni d’en savoir plus : Ce que la littérature comprend de l'histoire - Patrick Boucheron, article Littérature.

Balzac et la société bourgeoise, Grégoire de Tours et les temps mérovingiens…, la littérature est une ressource précieuse pour l’historien. Mais il doit la considérer comme un reflet du monde qu’elle décrit plutôt que comme une connaissance objectivée. Une tâche ardue de décryptage s’impose alors... « Méfiez-vous de l’imagination !