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La compagnie des Indes Orientales à Lorient [étude de cas]

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Description du port de Lorient par Bernardin de Saint-Pierre [source primaire] Lorient par Ozanne [estampe] [image] Aller au contenu.

Lorient par Ozanne [estampe] [image]

Gallica - Bernardin de Saint-Pierre décrit la Bretagne et L'Orient [source] Aller au contenu.

Gallica - Bernardin de Saint-Pierre décrit la Bretagne et L'Orient [source]

N. Ponce décrit Lorient et la chute de la Cie (1819) Aller au contenu.

N. Ponce décrit Lorient et la chute de la Cie (1819)

Plan général de l'enclos et parc de la Compagnie des Indes au port de l'Orient... Plan de l'enclos de la Cie des Indes à Lorient en 1752. 1Au cours des Temps Modernes, des transformations urbaines capitales ont marqué toute l’Europe, et notamment les villes de la façade atlantique : des cités sont créées (Rochefort) voire urbanisées a posteriori (Brest, Lorient), d’autres connaissent un dynamisme économique tel qu’il faut impérativement les agrandir (Nantes, Bordeaux). 1 Pour la bibliographie générale sur ce sujet voir Perrot Jean-Claude, « Urbanisme et commerce au xv (...) 2C’est à la même époque – la circulation des personnes étant plus aisée – qu’apparaissent des guides, récits, mémoires de voyages qui apportent un éclairage original sur ces villes1.

Plan de l'enclos de la Cie des Indes à Lorient en 1752

Ces divers témoignages permettent de découvrir l’image livrée par ces cités à des étrangers (pris au sens large) : beautés et défauts sont stigmatisés sous leur plume tandis que les monuments insignes sont mis en évidence. Cette richesse documentaire permet de mieux connaître quels étaient les centres d’intérêts des cités visitées pour ces « étrangers ». 11 Cf. Les routes maritimes de la Compagnie des Indes de Lorient [carte] Carte des escales / © Musée de la Compagnie des Indes, Ville de Lorient De Lorient aux comptoirs d'Asie et retour, les voyages durent de 14 à 26 mois (dont 11 à 20 en mer) en fonction des aléas de la navigation, de la durée des escales, des routes empruntées.

Les routes maritimes de la Compagnie des Indes de Lorient [carte]

Cette navigation transocéanique obéit à un calendrier strict : les voiliers doivent en effet se plier à la loi des vents dominants. Au départ de l'Europe, l'appareillage se fait entre octobre et mars pour bénéficier de la mousson du sud-ouest qui souffle en océan Indien d'avril à octobre. Le retour depuis l'Asie se fait avec la mousson continentale qui souffle du nord à partir de janvier. Ce sont donc les vents d'Asie qui rythment les saisons commerciales des entrepôts de Lorient. Le modèle de la Cie des Indes orientales néerlandaises [source secondaire] Musée de la Compagnie des Indes de Lorient [ressource] Les matières premières (épices, thé, café, drogues médicinales, bois, ... ) et les technologies non maîtrisées en Europe (coton tissé et imprimé, porcelaine et soie chinoises) font leur apparition sur le port de Lorient.

Musée de la Compagnie des Indes de Lorient [ressource]

Leur vente aux riches populations permet de dégager des dividendes au profit des nombreux actionnaires des compagnies. Les inventaires des ventes de la Compagnie des Indes montrent la prédominace des six marchandises suivantes : Inde : textile et poivre.Chine : thé, porcelaine et soie.Moka et Bourbon : café. Faisant également l'objet d'un commerce régulier mais en quantité inférieure : Inde : salpêtre ou Borax, bois (sanpan, ébène), rotin, paravents, cannelle, nacre, corail.Chine : petites tables, papiers peints, rhubarbe, curcuma, gingembre, esquine (salsepareille), gomme laque, rotin.Commerce d'Inde en Inde : rotin (Assem), cauris (Maldives), teck (Pegou), ambre (Bassora).

Le voyage des plantes Visite guidée en vidéo Vidéo : An Oriant TV. An Oriant TV – Le voyage des Plantes sur la route des Indes. Affichage du film : 6 631 vues.

An Oriant TV – Le voyage des Plantes sur la route des Indes

BNF - Les compagnies des Indes [ressource] Les voyages scientifiques, si importants pour le prestige des nations européennes, n'occupèrent qu'un nombre ridiculement faible d'hommes et de navires.

BNF - Les compagnies des Indes [ressource]

La majorité d'entre eux, nous l'avons dit, prenaient la mer pour remplir les fonctions utiles et traditionnelles de l'espèce humaine : se battre ou commercer. Les navires des compagnies des Indes faisaient les deux à la fois, mais ils étaient les seuls. Les autres flottes marchandes devaient être protégées par les flottes de guerre dont c'était la mission essentielle. Il importe donc d'évoquer brièvement le ballet nautique des vaisseaux marchands du XVIIIe siècle, qui était devenu la préoccupation première des gouvernements. « Sire, vous savez que depuis un siècle, toutes les guerres menées par vos prédécesseurs ont eu le commerce pour raison principale », écrivait Choiseul à Louis XV en 1763. Le ballet nautique des vaisseaux marchands du XVIIIe siècle Le tournant du siècle, entre 1662 et 1725, fut l'époque des comptoirs.

Musée de la Compagnie des Indes de Lorient [ressource] Archives : 1664 fondation de la compagnie des Indes orientales [ressource] Mai-août 1664 Plat aux armes de France (Louis XV) - Porcelaine, Chine, Jingdezhen, vers 1730© G.

Archives : 1664 fondation de la compagnie des Indes orientales [ressource]

Boudic - Musée de la Compagnie des Indes - Ville de Lorient Une lettre de Jacques Duval d'Esprémesnil, directeur de la Compagnie des Indes de 1723 à 1739, évoque l'envoi depuis Lorient d'une caisse de porcelaine destinée au roi de France. Cette lettre (1732) fait probablement référence au service commandé par Louis XV, dont ce plat est issu. Les armes de France, d'azur à trois fleurs de lys d'or, prennent place dans deux colliers d'ordre de chevalerie. LORIENT- Musée de la compagnie des Indes - Little Africa. Le Musée de la Compagnie des Indes, c’est d’abord une plongée extraordinaire au cœur des grandes compagnies de commerce du XVIIème et XVIIIème siècle.

LORIENT- Musée de la compagnie des Indes - Little Africa

C’est la découverte d’objets précieux et rares qui ont conduit les agents de la Compagnie, sur les rives d’Afrique, d’orient, d’Asie et d’Amérique pour y bâtir les comptoirs dont les noms résonnent encore de ce passé aventureux : Ouidah, Moka, Pondichéry, Chandernagor, Pégu, Canton. Le musée retrace à travers 8 petites salles: l’histoire de la Compagnie des Indes (avant sa création, les routes de la soie, sa création et son implantation à Lorient, la construction navale, la vie à bord), une compagnie créée en 1664 par Colbert pour concurrencer les grandes compagnies européennes anglaises, hollandaises et portugaises.

1664, Colbert crée la Compagnie des Indes [ressource] Bernardin de St-Pierre et l'esclavage - Voyage à l'Isle de France [source] Aller au contenu. Bernardin de Saint-Pierre dénonce les malheurs des Noirs [source primaire] Bernardin de Saint-Pierre dénonce l'esclavage [source primaire] Navires négriers selon Bernardin de Saint-Pierre [images] [sources] Bernardin de Saint-Pierre, Des captifs dans la cale d’un navire négrier [image] 1769 - BNF. Les circuits parallèles des toiles de l'océan Indien. De Lorient à l'Orient. Paul et Virginie et l'Ile Maurice [ressource] Il y a plus de 200 ans, l'écrivain-ingénieur-aventurier Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre écrivait son roman le plus célèbre, Paul et Virginie (1788).

L'histoire s'inspirait directement du naufrage du Saint-Géran, un bateau de la Compagnie des Indes, au large de l'Ile Maurice. Sur place, le souvenir de cette tragédie et des deux héros amoureux sont encore très vivaces. Pour les spécialistes, Paul et Virginie est devenu un texte fondateur de l'exotisme romantique, il fait aussi partie de l'héritage culturel de l'île Maurice au point qu'on l'évoque fréquemment aujourd'hui encore pour décrire ce lieu (y compris dans un guide touristique comme Lonely Planet).

Comptoirs européens en Inde [carte] Histoire de Pondichéry des comptoirs français à l'Inde d'aujourd'hui (1664-1962) B2-C1 Pondichéry a toujours été un carrefour plurilingue et multiethnique pour les Indiens de tous les états et nationalités du monde entier qui y cohabitaient. Encore aujourd’hui Puducherry avec des noms de rue en partie en français et en tamoule, éveille un imaginaire qui remonte aux comptoirs français du 17e siècle et au gouverneur Dupleix du 18ème dont la statue le long de la mer débouche sur une autre, plus célèbre encore, celle de Mahatma Gandhi. Selon Jacques Weber la mosaïque pondichérienne « est une création franco-indienne, dont le caractère cosmopolite et l’hétérogénéité sociale ne font que s’accentuer avec le temps. En dépit de heurts fréquents entre « nations », religions et castes, la ville est, au XVIIIe siècle, un creuset où même les communautés les plus jalouses de leurs particularismes s’imprègnent plus ou moins de la culture des autres. » CC Produits du Lion Noir.

CC Miljoshi 2007. Le Jardin de la Compagnie des Indes à L'Orient, Claude-Youenn Roussel.