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Amédée-François Frézier

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L'espionnage de Monsieur Frézier, à l'origine des fraises modernes. La chronique « Histoire et gastronomie » de Jean Vitaux Qui se souvient aujourd’hui que les fraises que nous mangeons pendant les beaux jours sont des créations humaines, issues de multiples croisements de variétés ramenées par les navigateurs du XVIIIe siècle ?

L'espionnage de Monsieur Frézier, à l'origine des fraises modernes

Jean Vitaux, aussi fin gastronome qu’historien, nous le rappelle dans une nouvelle chronique sucrée et savoureuse. Les fraises anciennes étaient issues de la fraise des bois (Fragaria vescia), qui pousse au ras du sol dans les forêts de feuillus humides. Ceux qui en ont cueilli dans les bois savent que ce sont de petits fruits fragiles, qui s'écrasent facilement quand on les cueille, qui n'ont qu'un lointain rapport avec les fraises des bois que l'on sert de nos jours dans les restaurants et qui sont en fait des fraises modernes, dites fraises des quatre saisons, autrefois appelée « belle de Meaux ».

L’espionnage de Monsieur Frézier, à l’origine des fraises modernes. Relation du voyage de la mer du Sud aux cotes du Chili, du Perou, et du Bresil, fait pendant les années 1712, 1713 & 1714 : Frézier, Amédée François, 1682-1773. [Illustrations de Relation du voyage de la mer du Sud aux côtes du Chili et du Pérou fait pendant les années 1712, 1713, et 1714] / N. Guérard, Amédée François Frézier, dess. ; Fonbonne, J-B Scotin, grav. ; Amédée François Frézier, aut. du texte. Vue 1 - [vignette p.III : la France trônant auprès d'Hermès, de la Justice, de la Vérité et de la Religion.

[Illustrations de Relation du voyage de la mer du Sud aux côtes du Chili et du Pérou fait pendant les années 1712, 1713, et 1714] / N. Guérard, Amédée François Frézier, dess. ; Fonbonne, J-B Scotin, grav. ; Amédée François Frézier, aut. du texte

Instruments de navigation, sphère armillaire, carte...] [cote : Réserve F 3061 F 89] vue 2 - [pl.1 p.1 : carte de l'Amérique du Sud et d'une partie de l'Amérique du Nord aisni que d'une partie de l'Afrique. Bienvenue au Musée de la Fraise et du Patrimoine. Du jardin royal, en passant par le jardin botanique de Brest, le hasard mène, à la fin du 18e siècle, la fraise du Chili dans la presqu’île de Plougastel.

Bienvenue au Musée de la Fraise et du Patrimoine

Bénéficiant d’un climat océanique d’une douceur exceptionnelle, similaire à celui du berceau d’origine de la fraise chilienne, cette commune sera la première à la cultiver. Au début du 19e siècle on y cultive le fraisier de barbarie, probablement issu du croisement naturel entre le capron et le fraisier du Chili. Ce plant plus trapu produit des fruits rouges et moins gros que ceux de la blanche du chili. C’est en effet autour de ce savoureux petit fruit rouge, devenu ressource essentielle, que s’organise la vie des plougastels. Sur les traces d'Amédée-François Frézier. Amédée-François Frézier (1682-1773) Il fit ses études secondaires à Chambéry.

Amédée-François Frézier (1682-1773)

Révéla un tel goût pour les disciplines scientifiques que ses parents l'envoyèrent à Paris pour y suivre les cours des savants Lahire et Varignon ; fit ensuite le tour de l'Italie en 1701.Ingénieur ordinaire à 25 ans en 1707 ; affecté comme ingénieur architecte à Saint-Malo auprès de Siméon Garangeau [Frézier d'après BLANCHARD (A.), Dictionnaire des ingénieurs militaires 1691-1791, Montpellier, 1981, 2 tomes.]. Officier du génie au service de sa majesté, il embarque à Saint-Malo en novembre 1712 sur le Saint-Joseph pour une mission de reconnaissance des ports espagnols et de leurs fortifications en Amérique du Sud (côte occidentale). Curieux de tout, il ramène cinq plants d’une nouvelle variété de fraise dite Blanche du Chili provenant de Concepcion. Il débarque en août 1714 à Marseille.