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1905 : séparation des Eglises et de l'Etat

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La loi de séparation de 1905 ou l’impossible rupture. 1De l’article deux du titre premier de la loi de 1905, on retient trop souvent l’idée que ne « reconnaissant » « aucun culte », la République, c’est-à-dire l’État, est absolument étrangère à la chose religieuse.

La loi de séparation de 1905 ou l’impossible rupture

Le mot même de « séparation » — qui figure dans le titre de la loi, mais ne réapparaît dans aucun de ses articles — évoque en effet l’idée d’une rupture, d’un divorce 1, d’une dissociation totale entre la chose publique et la chose religieuse, comme si les deux domaines ne devaient avoir aucun rapport et pouvaient évoluer de façon absolument indépendante, dans une ignorance mutuelle qui serait tout à la fois l’expression et la garantie de la laïcité. La laïcité cent ans après la loi de 1905. Le centenaire de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat a donné lieu à une littérature abondante.

La laïcité cent ans après la loi de 1905

Mais la laïcité est une des "passions françaises", qui suscite des débats récurrents : elle a ses militants et sa morale. Au moment où la querelle de l'enseignement privé, qui avait déchiré le pays pendant des décennies, trouvait un apaisement à la fin des années 1980 (querelle qui ne fait pas l'objet de la présente bibliographie), de nouvelles questions sont apparues, qui ont ravivé le débat à la veille du centenaire de la loi. En effet, à côté de crises passagères comme celles qui ont marqué l’anniversaire du baptême de Clovis ou les funérailles religieuses de François Mitterrand, ou encore récemment la référence à l'héritage chrétien de l'Europe dans le préambule de la Constitution européenne, c'est surtout l'émergence de l'islam comme deuxième religion qui impose une nouvelle réflexion sur la laïcité. Sylvie Postel-Vinay (Décembre 2005)

6 décembre 1905 : l'adoption de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat vue par la presse. Séparation de l’Eglise et de l’Etat :… Et M.

6 décembre 1905 : l'adoption de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat vue par la presse

Bienvenu-Martin continue toujours avec beaucoup de Briand son opération chirurgicale (Charles Léandre) Une partie des journaux adopte une position de neutralité. La Justice se contente de reproduire le texte intégral de la loi tandis que Le Constitutionnel souligne qu’il faut maintenant appliquer la loi et que « ce ne sera pas une petite question ». Le Journal, pragmatique, considère que « ce qui intéresse les lecteurs n’est plus la discussion théorique d’un texte vu et revu, mais son application pratique ». Le Petit Parisien, prudent, invite le gouvernement à tenir compte de modération dans l’exécution de la loi. D’autres journaux sont plus enthousiastes vis-à-vis de cette loi. Emile Combes, Agence Rol, 1914 La loi, promulguée le 9 décembre et publiée au Journal officiel le 11 décembre, entre en vigueur le 1er janvier 1906. La presse à la Une. L’Aurore 4 juillet 1905.

La presse à la Une

BnF, droit, économie, politique, GR FOL- LC2- 5691 © BnF. « La loi de 1905, étape fondamentale de la laïcisation de la République française, est libérale et tolérante » Pour éclairer le sens du mot « laïcité », l’historien Jean Baubérot revient sur les débats passionnés qui ont entouré l’adoption de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat au début du XXe siècle.

« La loi de 1905, étape fondamentale de la laïcisation de la République française, est libérale et tolérante »

Laïcité « ouverte », laïcité « positive », laïcité « républicaine », « nouvelle laïcité » : depuis que la question de l’islam a envahi le débat politique, le mot laïcité est souvent utilisé sans que l’on en définisse clairement les contours. Pour y voir plus clair, Jean Baubérot, ancien titulaire de la chaire Histoire et sociologie de la laïcité à l’Ecole pratique des hautes études, revient sur les débats qui ont entouré, en 1905, la loi de séparation des Eglises et de l’Etat – et sur la postérité de ce texte fondateur de la République française. Il vient de publier, avec le Cercle des enseignant.e.s laïques, un Petit manuel pour une laïcité apaisée, à l’usage des profs, des élèves et de leurs parents (La Découverte, 236 p., 12 €).

« La loi de 1905, étape fondamentale de la laïcisation de la République française, est libérale et tolérante » Le Petit journal. Supplément du dimanche. Querelle des inventaires. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Querelle des inventaires

Contexte[modifier | modifier le code] Depuis le Concordat de 1801, les bâtiments utilisés par l'Église catholique étaient gérés par des établissements publics du culte : fabriques paroissiales, menses épiscopales, séminaires... Ces établissements géraient, en 1905, non seulement des bâtiments construits avant la Révolution devenu biens nationaux mis à disposition de l'Église mais également des bâtiments construits après 1801 : fondations charitables, églises "fabriciennes"... La loi de séparation des Églises et de l'État prévoyant la disparition des établissements publics du culte et l'affectation des bâtiments destinés à l'exercice du culte à des associations cultuelles à créer, la nécessité d'un inventaire des biens gérés par ces établissements est naturellement apparue lors des débats parlementaires.

Ce fut donc inscrit à l'article 3 de la loi. Les manifestations[modifier | modifier le code] Bibliographie[modifier | modifier le code] La querelle des inventaires en 1906. Lorsque la loi de séparation des Églises et de l’État est promulguée le 9 décembre 1905, une partie de la population exprime son incompréhension et ses craintes.

La querelle des inventaires en 1906

Ces dernières se manifestent publiquement en février et mars 1906 lorsque les agents de l’État viennent dresser l’inventaire des biens ecclésiastiques, étape préalable à leurs transferts aux associations cultuelles. Dans le Morbihan, la population fortement empreinte de catholicisme perçoit la loi comme un sacrilège dont les inventaires seraient l’ultime provocation. Cette perception est d’autant plus forte que le pape Pie X et le nouvel évêque de Vannes, Alcime Gouraud, se montrent intransigeants à l’égard de ce qu’ils estiment être une spoliation. Ce mouvement d’opposition est rapidement relayé dans la presse conservatrice (La Croix du Morbihan, L’Arvor…), dans les bulletins paroissiaux ou encore dans les tracts, parfois distribués par les prêtres en personne. Dans ce climat particulièrement tendu, des incidents éclatent.