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Le XIXe siècle

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Paris au XIXe siècle

La mode au XIXe siècle. Les impressionnistes. L' Impressionnisme. l9e.org Marc Nadaux. Le grand siècle du nu - synopsis. Marc VERAT - Synopsis Dans les encyclopédies d'art et jusqu'après l'ouverture du Musée d'Orsay, les chapitres réservés à la peinture académique se trouvent étrangement sous-représentés ou même carrément absents.Leurs auteurs, lorsqu'ils parlent de la seconde moitié du XIXème siècle, ne considèrent que l'art romantique et réaliste, Manet et les impressionnistes et un peu le symbolisme.Ceux qui hier et de leur vivant ont été reconnus et adulés, c'est-à-dire les peintres académiques et "pompiers", ont purement et simplement été rayés des cadres de l'histoire de l'art.

Le grand siècle du nu - synopsis

La règle du copyright : L'image rentre généralement dans le domaine public 70 ans après le décès de son auteur aux États-Unis d’Amérique, en Australie, dans l’Union Européenne... Tony Robert-Fleury 1838-1911 - Le dernier jour de Corinthe, vers 1870 - Huile sur toile 400 X 600 - Paris, musée d'Orsay Paul Jamin (1853-1903), Le Brenn et sa part de butin, huile sur toile 162 x 118 - La Rochelle, musée des Beaux-Arts. Les premières lauréates du Prix de Rome. Des Beaux-Arts de Paris à la Villa Médicis en passant par les ateliers libres.

Les premières lauréates du Prix de Rome

Des académies, une école, un style, connus et imités dans le monde entier ? L'École nationale supérieure des Beaux-Arts, alors la plus grande école d'art en France, est l'héritière d'une longue histoire, commencée avec la fondation par Louis XIV des Académies royales de peinture et de sculpture en 1648, puis d'architecture en 1671. Ces compagnies, abolies par le gouvernement de la Convention en 1793, subsistent quelques années sous forme d'écoles académiques pour fusionner en une seule institution sous le Premier Empire, l'École des Beaux-Arts proprement dite ne naissant véritablement qu'en 1819.

Cf/ Jean-Léon GEROME, Déclinaisons numériques. Jean-Léon Gérôme - Déclinaisons Probablement l'Atelier de peinture dirigé par Jean-Léon Gérôme à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris au tout début du XXème siècle.

Jean-Léon GEROME, Déclinaisons numériques

A remarquer : Le mur palissade qui sert à essuyer les pinceaux et le massier, responsable d'atelier, qui présente avec facétie le modèle, de l'autre côté, un étudiant a ouvert son parapluie. Le contraste est saisissant entre la femme menue et blanche et les fiers "rapins" en tenues sombres qui l'entourent. On prend la pose bien sûr mais l'ambiance paraît plutôt décontractée, on fume au premier plan, on a retroussé le bas du pantalon - pour faire voir ses bottillons ? Ateliers d'artiste fin de siècle. Comme aujourd'hui, les ateliers finissent toujours par se ressembler, l’artiste pense, à travers eux, cultiver une forme d’originalité alors qu’il ne fait que très souvent épouser l’air du temps.

Ateliers d'artiste fin de siècle

Ces ateliers sont désormais blancs et généralement dépouillés ; dans la mesure des moyens et de la reconnaissance du créateur ils se situent volontiers dans le VIème arrondissement de Paris ; ils sont vastes, bien éclairés et sans meuble avec, tout au plus accrochées aux murs, quelques peintures abstraites ou, mieux, minimalistes. Hier, les ateliers étaient chargés avec tentures, tapis, et peaux de bête selon son goût pour la mode orientale ou deuxième Renaissance et, la plupart du temps, ils se trouvaient dans le XVIIème arrondissement.

Aux cimaises des lieux et selon la spécialisation de l'artiste, des toiles - personnages en vue, odalisques et vénus - de tous formats et, bien sûr, toutes exclusivement figuratives. Jean-Léon Gérome, les nus vus de face et de dos. C'est notamment en ramenant les dimensions des tableaux historiques à celles de "tableaux de boudoirs", selon l'expression de Zola, que Gérôme trouve sa voie.

Jean-Léon Gérome, les nus vus de face et de dos.

Il contribua ainsi à populariser la peinture considérée comme noble et à la rendre accessible à tout un public bourgeois qui va non seulement apprécier ses petites toiles au caractère historique mais aussi celles, plus exotiques et sensuelles, qui mettent en scène des nus. Aux yeux du public de cette fin du XIXème, le sujet reste primordial avant d'être "une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées", selon la définition annonciatrice de la peinture moderne de Maurice Denis.Pour Gérôme, un tableau doit donc avant tout illustrer une idée et raconter une histoire, le reste n'étant que métaphysique de peu d'intérêt.

Jean-Léon Gérôme, Orientalism, born 11 May 1824 - died 1904Student of : Paul Hippolyte Delaroche (1797-1856), Marc-Gabriel-Charles Gleyre (1808-1874)Dans son atelier aux Beaux-Arts vers 1900. Peintres méconnus du XIXème siècle : une autre histoire de l'art. Didier Jung, William Bouguereau, Le peintre roi de la Belle EpoqueEditions Le Croît Vif, 2014 William Bouguereau (1805 -1905) n’est a priori pas un sujet de livre qui fait vendre.

Peintres méconnus du XIXème siècle : une autre histoire de l'art

Le peintre rochelais est en effet un quasi-inconnu pour le public français, malgré un début de réhabilitation – notamment avec la création en 2010 d’une salle consacrée à Bouguereau au Musée d’Orsay. Ce n’est pas non plus un personnage romanesque à la vie sulfureuse, un héros torturé comme on peut en rencontrer dans l’histoire de l’art. Non, William Bouguereau est fidèle à lui-même, un peintre académique et bourgeois qui a mené une carrière artistique remplie d’honneurs officiels.

Tout au plus peut on s’interroger sur certaines rumeurs de débauche et de pédophilie qui ont couru sur lui, en référence à ses tableaux remplis de bambins et de femmes dénudées. Fantin-Latour. À fleur de peau. Resté célèbre dans l’histoire de l’art pour ses somptueuses natures mortes et pour les portraits de figures illustres de son temps (Manet, Baudelaire, Rimbaud, Verlaine...), Henri Fantin-Latour est un artiste complexe, profondément indépendant dans un siècle marqué par les aventures collectives.

Fantin-Latour. À fleur de peau

Il laisse derrière lui l’image d’un peintre marginal, guidé par une conception très élevée de sa mission d’artiste : « en dehors de mon art, je ne peux rien faire, rien dire, écrit-il ainsi en 1861, [...] car l’art demande tous les sacrifices, car l’art est en dehors de la vie… » Très attaché dès sa jeunesse à la restitution fidèle de la réalité, Fantin-Latour succombe très tôt à une inspiration plus poétique, nourrie par son amour de la musique. Il tire précisément de ce grand écart les ferments d’un oeuvre multiple qui s’articule durant un demi-siècle entre portraits, natures mortes et « oeuvres d’imagination », et qui reste à la fois synonyme de classicisme et de modernité. Musee du Luxembourg Les nus : le secret de Fantin-Latour.