
Critique du débat sur l'identité nationale
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«Qu’est-ce qu’être français ? - Cela ne vous regarde pas» - Libé
Par MATHIEU POTTE-BONNEVILLE philosophe, enseignant, et membre de la revue "Vacarmes" Eric Besson a annoncé, le lundi 26 octobre, le lancement d’un grand débat national sur l’identité du même nom. Mobilisant préfets et sous-préfets (ceux-là même qui, depuis deux ans, ont été dotés de marges d’initiatives accrues afin de décliner sur leurs territoires respectifs la politique de reconduite aux frontières impulsée par le ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale), le débat devrait solliciter les «forces vives de la nation» autour de la question suivante : «Qu’est-ce qu’être français ?»Marcel Detienne: «L’identité nationale, c’est l’hypertrophie du
Parti depuis longtemps en guerre contre les historiens qui se mettent au service dela France, l'anthropologue comparatiste Marcel Detienne n'est pas surpris de la tournure prise par l'actuel débat sur l'identité nationale. Cela ne l'empêche pas une nouvelle fois de déployer toute son érudition et son ironie mordante pour le moquer, tout en s'en prenant à des historiens tels que Fernand Braudel ou Pierre Nora.L'Appel de Mediapart: «Nous ne débattrons pas» | Mediapart
Mediapart lance avec deux cents personnalités un appel à refuser le «grand débat sur l'identité nationale» organisé par le pouvoir. Nous souhaitons que cet appel soit à l'origine d'une grande pétition citoyenne qui suscite un vaste rassemblement. Vous pouvez le signer ci-après. Nous ne débattrons pasL'Appel de Mediapart: «Nous ne débattrons pas» «Nous ne débattrons pas.» Vous êtes plus de 23.000 à avoir signé l'appel lancé par Mediapart avec près de deux cents personnalités à refuser le «grand débat sur l'identité nationale» organisé par le pouvoir. Pour notre part, nous estimons que ce débat «n’est ni libre, ni pluraliste, ni utile». De Dominique de Villepin à Olivier Besancenot, de Martine Aubry à Daniel Cohn-Bendit, de Marie NDiaye à Patrick Chamoiseau, de Claude Lanzmann à Tahar Ben Jelloun, des dizaines d'intellectuels, écrivains, artistes, responsables politiques ont déjà signé cet appel. Rejoignez-les.
Identité nationale: le dossier spécial de Mediapart
Zora et Fatima: deux identités insaisissables entre Paris, le Ma
Pour en finir avec le piège de l'identité nationale, par Yves-Ch
Par BERNARD-HENRI LEVY Philosophe, membre du conseil de surveillance de «Libération» Le paradoxe est phénoménal. Et vu d’ici, à New York, dans les quelques journaux qui s’intéressent encore à nos débats hexagonaux, il confine au grotesque. D’un côté, on nous parle d’une identité française en péril. On a un ministre de l’Identité nationale et de l’Immigration (ah ! ce «et»… le temps a beau passer, je ne parviens pas à voir dans ce «et», dans cette «copule» entre «identité» et «immigration», autre chose qu’une crapulerie…) qui, comme si la patrie était en danger, comme s’il y avait le feu dans la maison de l’Identité, charge le «corps préfectoral» d’organiser ce grand débat, ces états généraux, des valeurs fondatrices de la «douce France» chère, nous dit-on, à Trénet.
Monsieur Besson, l’Europe et Martin Heidegger - Libération
"Ce que Sarkozy propose, c'est la haine de l'autre" - LeMonde.fr
Cette adresse e-mail n'est pas valide ou ne correspond pas à celle de votre abonnement et / ou de votre inscription au Monde.fr. N.B. : si votre adresse e-mail est de la forme "@club.lemonde.fr", veuillez contacter notre service clients .«Arrêtez ce débat, monsieur le Président !» - Libération
Eric Besson lors du débat sur l’identité nationale à l’Institut Montaigne, vendredi (Benoit Tessier/Reuters) Que restera-t-il du débat sur l’identité nationale ? Une célébrité malheureusement acquise pour le maire xénophobe d’un village de 40 habitants (« On va se faire bouffer !
A droite aussi, des voix s'élèvent contre l
Identité nationale: Baroin et Juppé tiennent tête à Sarkozy | Ru
Nicolas Sarkozy et François Baroin à l’université d’été du RPR le 4 juillet 1998 (Jean Philippe Arles/Reuters) Nicolas Sarkozy s’était plaint de ceux qui, à droite, critiquent le débat sur l’identité nationale . S’il voulait les faire taire, c’est raté. Ce week-end, François Baroin et Alain Juppé ont persisté dans leurs critiques : un débat qui « ne peut que servir le FN » pour le premier. Un débat qui « élude la vraie question », celle de la tradition d’accueil de la France, pour le second. Face à la fronde de plusieurs personnalités de droite , dont plusieurs anciens ministres (Raffarin, Villepin, Juppé), Nicolas Sarkozy avait, le 15 décembre, fustigé les critiques émanant « d’amis de son propre camp » et réaffirmé son soutien au débat.Alain Juppé critique à son tour le débat sur l'identité national
Après Dominique de Villepin et, samedi François Baroin , c'est au tour d'Alain Juppé de se joindre au concert de critiques, de gauche comme de droite, concernant le débat sur l'identité nationale. Dans un entretien au Parisien , dimanche 20 décembre, l'ancien premier ministre estime que "la question 'qu'est-ce qu'être français ?' ne se pose pas vraiment" . Dans ce débat, "je crois qu'on élude la vraie question qui est de savoir si la France reste fidèle à sa tradition d'accueil ou pas (...) Aujourd'hui, quelle est la capacité d'accueil de la société française vis-à-vis de ceux qui la rejoignent, en particulier des musulmans ?Le débat sur l'identité nationale lancé par le gouvernement est un débat "piégé, absurde et autoritaire", estime l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin dans un entretien à l'association Jeune République diffusé mardi sur le site internet de son club politiqu e. S'interrogeant tout d'abord sur l'opportunité de lancer un tel débat "à un moment où les peurs sont aiguisées" par la crise, Dominique de Villepin estime qu'il "ne peut pas être isolé du contexte dans lequel il est lancé et de la personne qui l'a lancé, le ministre de l'Identité nationale et de l'Immigration".
Dominique de Villepin : le débat est "piégé
« Un grand débat sur l’identité nationale », des centaines de milliers de connexions, des rencontres en province dans les préfectures et 40 000 contributions (dont de nombreux « dérapages ») sur le site du ministre Eric Besson... Un succès ? Les critiques virulentes à gauche et les doutes à droite se multiplient depuis quelques jours et donnent, déjà, un sentiment contraire en cette veille de Noël. Des intellectuels, des chercheurs, des écrivains, des journalistes qui travaillent sur le colonial, l’immigration et le postcolonial proposent ici, tout en refusant depuis le début de participer à cette manipulation, une alternative au faux débat actuel ( nous publions ici une version courte de l’appel ). Nous savons tous que la manière de poser une question et d’en présenter le contexte et ses présupposés déterminent souvent la réponse.
Pour un débat sur l'histoire coloniale
Conférence autour de l'identité

